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TRAIL ARDECHOIS 2012 APRES LA PLUIE ....LE BEAU TEMPS

L’Ardéchois 2012 ….quand la nature nous fait des surprises….

Tout semblait pourtant bien parti, ce samedi 28 avril : grand soleil, températures nouvellement chaudes, pas mal de vent quand même, bref un chouette temps pour courir en dévorant l’horizon ardéchois à perte de vue……sauf que ce jour là, seuls les ultra-trailers, et ceux alignés sur les 10km et 20km en profiteront…

Quand la fine petite équipe de Tri-aventure s’est retrouvée à Desaignes, elle n’avait pas envie de croire ce qu’annonçait pourtant la météo pour le lendemain : tempête annoncée la nuit et fortes pluies.

Jean, Olivier, Nico, François, Patrick, Fred et moi nous sommes retrouvés tous contents dans cette joyeuse et tendre ambiance qui nous caractérise !

Comme il fallait que j’amène mes filles à ma sœur pour qu’elle les garde pendant la course, j’ai abandonné les garçons entre eux, avec leur bière, leur plat de pâtes et leur crème antirides (ah non, ça c’est que pour Nico !). Et les toilettes sèches avec vue sur le Vercors (la femme de Nico pourra confirmer) (Nico ça va peut-être être ta fête dans ce  Cr)

A moi Valence, ces 30 degrés, la clairette et la raclette (avec modération, sur les bons conseils de Jean que j’ai senti un peu inquiet quand je lui ai donné mon menu !!)


5h30 du matin, au fond de mon duvet je découvre le SMS de ma copine Nelly, pure ardéchoise, qui m’annonce déclarer forfait vu le temps….je n’ai pas encore pris conscience de ce qu’il s’est passé cette nuit dans la montagne ardéchoise !!! A Valence, il pleut… Fred m’appelle à 6h : « salut, bon, tu fais quoi ? «  ben je prends mon thé pourquoi ?! » A Désaignes ils prenaient des seaux d’eaux et Nico avait cru s’envoler avec le gîte à cause du vent…

Bon, même pas peur, 20 ans de kayakiste ça vous blinde contre les intempéries, j’enfile mon short, ma bande velcro et mon k-way : 1h de tournants plus tard j’arrive à Désaignes : triste tableau pluvieux mais bon, tout le monde à l’air motivé

« Donnez-moi une seule bonne raison de partir courir sous la pluie ? «  Celle d’être avec les copains, même si après chacun fera sa course.. !!

François annonce déjà sa bascule du 57 au 34, Fred se tâte encore et prendra sa décision en route (une fois trempé !!!)


Briefing rapide et surtout inaudible, on nous annonce 2km de plus pour le court, des passages rendus très délicats par les intempéries, donc prudence prudence !! (On apprendra plus tard que la course a bien failli être annulée à la dernière minute, vu le débit qu’avait pris la cascade à traverser)

Et c’est parti !!!Un petit tour de village et hop on monte sur un large chemin. Là je dois avouer qu’on ne voit pas grand-chose d’intéressant, mais il faut tranquillement faire chauffer la machine, alors ce n’est pas bien grave, et puis le paysage de ce coin, je l’ai vu toute la semaine sous le soleil ! Je ne sais pas ou sont les copains, Fred, Nico et François s’étaient placés un peu devant, évidemment je ne les reverrais pas..

On descend, ça commence à devenir boueux, c’est le début alors j’essaye de faire attention ou je pose les pieds….ça ne durera pas, très rapidement la solution c’est « au milieu des flaques, au fond ça glisse moins que sur les côtés !! »

Et puis ça remonte sur un super joli single, j’aperçois un bout d’éolienne, je ne sais pas trop ou j’en suis des km, je sais juste qu’il faut que je gère pour faire tous ces km sans avoir à endurer la douleur au genou droit qui m’enquiquine depuis 2 ans…. 

Et ooooh !! tout d’un coup , alors que je me dis que c’est trop beau, qu’il ne pleut plus, que c’est trop bien d’être là, je découvre  le château de Rochebonne !!! Il est 10h15, on est au 17ème km, ça fait 2h 15 que je suis partie : moi qui m’inquiétait d’être dans les barrières horaires pour le 10ème km 2h) !!!!!  Gonflée à bloc, je sourie et remercie tous les spectateurs que je croise sur la descente vers la cascade…je sais à présent que je terminerais ce trail, car jusque là je doutais.. (merci Isa, Sylvie et Véro pour vos encouragements !)

Mais là, d’un coup, il y a bouchon ! et oui, même en Ardèche…..la cascade à traverser à quadruplé de volume même plus, il faut s’accrocher à un câble pour traverser, j’ai de l’eau jusqu’au genou (oui j’en ai mis qu’un dans l’eau, et Indiana Jones c’est de la gnognote à coté )  du coup on avance au ralenti et on a le temps d’admirer le paysage (heureusement il ne pleut plus !!) pendant environ 20/25 minutes (pour moi, les autres après ça a été  pire, et notre pauvre Jean en a fait les frais : 1h d’attente !! et sous la pluie ! il n’aura malheureusement pas la foi pour repartir après cet arrêt refroidissant pour le moral et les muscles)

J’en profite pour manger une barre ovomaltine, une barre isostar, des plaques de sésame au miel (hmmmhhh, mes préférées !!) heureusement que je n’ai pas attendu plus sinon je mangeais toutes mes réserves !!!

Ca fait tout drôle de se remettre à courir après, mais le chemin est super et rapidement je retrouve mon rythme.

Tout va bien, par moment il pleut, il y a parfois des grosses averses accompagnées de vent, mais je suis bien sous mon petit k-way..je me demande si Fred a bifurqué au 29ème km…..est-ce qu’il va venir me rechercher comme d’hab ? 

J’arrive au ravito, un petit verre de coca, un pipi au sec (le luxe !!) et je repars….les grosses allées forestières boueuses et sombres ne sont pas rigolotes, mais je me dis que c’est bien moi qui ai fait le chèque d’inscription, donc je ne vais pas me plaindre !!!! et puis j’ai sorti les bâtons  depuis un moment, je mule un peu dessus (mon point fort il parait, le mulage…) et ça c’est la révélation : je crois bien que c’est grâce à eux que je n’ai eu mal que vers les 5 derniers km.. !!!

Quelle finale ! le temps s’est éclairci, le chemin descend dans les pâturages c’est trop beau ça me rappelle des randos  en Haute-savoie : on passe au milieu des vaches, des poules, je fais du ski de boue grâce à mes bâtons chéris, je retrouve la route et qui j’aperçois au fond ? mon  Fred  (non il n’est pas déjà arrivé du 57km mais a bien bifurqué au 29ème) puis mon François !!!

Je passe l’arrivée en 4h59, trop contente d’avoir su gérer ces 36 km !!

Ensuite c’est l’attente des copains : Patrick arrivera  après, puis Olivier. L’orage gronde, on prend des douches, et Jean nous appelle pour nous prévenir qu’il jette l’éponge..mince…

Et Nico dans tout ça ? on est en train de discuter tranquillement  et on ne s’attend tellement pas à le voir que c’est lui qui nous fait signe qu’il arrive !!!! TROP FORT NICO BRAVO 6h15 à 20 minutes de la 1ère fille qui est super forte !!!

Il est super content, prend même le temps de faire de la pub pour l’impérial à l’arrivée..

Ce we s’achève agréablement sous le soleil…dommage quand même qu’il ne soit pas sorti 6h plus tôt !!!

Au fait :, Qui a oublié ses bâtons ? Qui a oublié on duvet ? Qui ne savait pas comment venir de Valence à Désaignes ?Qui a oublié son assiette, offerte par l’organisation, à Désaignes ?Qui a oublié sa veste et ses papiers dans notre voiture dimanche soir ?

  • Qui, du coup, s’est vu obligé de venir boire l’apéro lundi soir à la maison ?

Ah oui, Nico, je suis sure que tu ne t’es pas encore rendu compte de ce que tu avais oublié chez  nous ??!!!!


Vivement de prochaines aventures !!!!!   


Anais


CA BAIGNE POUR L'ARDECHOIS

COMME DIT LE GRAND FRED " PLUS TU EST PETIT PLUS L'EAU MONTE HAUT"

BELLE BROCHETTE DE NOS TRIATHLETES A CEPOY

Dimanche, 8h. Je me réveille et entends la forte pluie tomber sur le vélux de ma chambre. Cela me donne envie de retourner sous la couette illico… Yves passe me chercher vers 11h15, la pluie s’est arrêtée. Ouf. Enfin, ouf, c’est vite dit : La température n’est que de 12/13°. Et il a fait froid toute la semaine. L’eau va être glaciale. Rien que d’y penser, cela me met la motivation à zéro !...

Arrivée à Cepoy 1 heure plus tard. Et là, autre mauvaise surprise, - en plus de la température automnale – le vent souffle à décorner les bœufs. Avec Yves, nous allons chercher notre dossard, et lisons avec effroi la température de l’eau prise le matin : 13° !!! C’est le minimum autorisé, en dessous les organisateurs ne peuvent nous faire nager. On prépare nos affaires et allons voir Jean-Luc et Laurent. Ca chambre sévère à propos des conditions climatiques !!! (en réalité, c’est surtout moi qui me fait chambrer… ils connaissent mon aversion prononcée pour l’eau froide…)

Nous nous dirigeons 1h avant le départ vers le parc à vélos, où nous retrouvons les amis de Tri-Aventure. Afin de n’oublier personne, je vais tous les citer !!! Il y a là dans la place les courageux suivants : Yves, Jean-Luc, Eric, Pascal et Caro, Joel, Frédéric, Christophe et le jeune Guillaume, pour qui c’est le baptême du feu sur courte distance... Quelle 1ère fois en perspective… une petite pensée aussi pour Anselme et Jean-Marc qui ne sont pas parmi nous à cause de blessures.

On enfile nos secondes peaux en néoprène, et nous dirigeons vers l’aire de départ. Personne – je dis bien personne – ne rentre dans l’eau pour s’échauffer.  Le speaker est obligé de nous demander d’y aller… Bon, allez, quand faut y aller… je rentre donc dans l’eau. Froide n’est pas le mot. Elle est glaciale. Mes pieds sont immédiatement saisis par le froid. Dans la foulée, mes mains également. Je décide d’y mettre tout de suite la tête. Ca me brûle. Le départ est vite donné pour ne pas nous faire attendre. Je décide de surtout ne pas faire monter mes pulsations, car nager dans une telle eau n’est quand même physiologiquement franchement pas conseillé… Donc j’allonge et pousse tranquillement, machinalement. Je ne sens ni mes pieds, ni mes mains. Ce premier des 2 tours de natation me parait infiniment long. Le second passera beaucoup plus vite. Je n’ai vraiment pas forcé, et pourtant, bonne surprise, je sors quand même en 94è position.

1ère transition, assez longue. Je décide de mettre un blouson par-dessus ma tri-fonction pour rouler, les rafales de vent étant vraiment fraîches…Je sors du par cet j’entends Sonia et Jean-Claude m’encourager. C’est super sympa d’être venus nous voir. Cela me touche.  Et c’est parti pour 40 km. Le vent est tellement soutenu que les vélos se font bouger, les roues à jantes hautes n’arrangeant rien… et je vais le payer rapidement puisqu’à peine 3 km après le départ, sur un rond point, une rafale vient soulever ma roue avant. Je tente de récupérer le vélo, mais impossible, et c’est la chute. Ma main droite est en sang, et j’ai mal à la hanche. Je remonte aussi vite que possible sur le vélo, mais un bruit suspect m’oblige à m’arrêter 500m plus loin. Après une rapide vérification , rien d’alarmant , je repars. Du coup, je ferais les 37 km restants un peu la peur au ventre. J’ai du mal à tenir mon guidon côté droit. Et ayant retenu la leçon, je ne me couche pas une seule fois sur mon prolongateur. Le parcours est cependant plutôt pas mal, assez exigeant avec ses nombreuses côtes, pas longues mais cassantes, surtout contre le zef… Fin de vélo, seconde transition, je retire mon blouson, et c’est parti pour les 10 km de course à pied. Avant de rentrer dans le parc, je croise Guillaume puis Frédéric. Guillaume, je ne suis pas surpris, il est sorti de l’eau avant moi, c’est à peu près sûr. En revanche, il est impossible que Frédéric se soit « extrait » du plan d’eau avant moi !... je n’ai pas du le voir me doubler en vélo. Je démarre au train, je me cale sur 155 puls. Et rapidement, une côte. Courte, mais très très raide. Puis une longue droite, vent arrière. La descente vers le canal, et le retour le long de ce même canal, vent pleine face. Je suis dans un groupe de 3, 4 coureurs. Mais vais les abandonner, car j’ai mal lacé mes chaussures, et mes 2 lacets sont défaits. Je m’en veux. Au-delà des quelques secondes perdues, cela casse mon rythme. On rentre dans Cepoy, et arrivons à la fin du premier tour. Je croise Yves sur le bord de la route qui m’encourage ! Mince, il a déjà terminé !!! cela me met un sacré coup au moral. Hélas, mille fois hélas ( je l’apprendrai à l’arrivée ) , Yves a en fait été contraint à l’abandon sur blessure en c-a-p. Début du 2ème tour, et je me sens bien. J’accélère donc le rythme, et me cale sur 160/162 pulsations. Au sommet de la côte, j’aperçois devant moi Frédéric. Je le rattrape , et l’encourage. Je me sens bien, et accélère encore. Il ne me reverra pas. Dernière ligne droite, il n’y a pas de concurrent juste devant moi et du coup je ne sprinte pas. Je termine en 2h43’, à la 182ème place ; Je suis plutôt satisfait de mon classement. On se retrouve avec les copains, on se refait la course, on échange nos impressions.

Ce triathlon fut dur de par les conditions climatiques. Mais le parcours est parfait pour un triathlon de début de saison. Et pour finir, félicitations aux courageux tri-aventuriers qui ont bravé les éléments :

-Guillaume Verdurme : 151 ème ( et 1er junior ) en 2h38’16s

-Ma pomme : 182ème en 2h43’39s

-Frédéric Pinsard : 191ème en 2h44’45s

-Christophe Marguerie :  224ème en 2h47’54s

-Joel Rubio : 240ème en 2h50’02s

-Jean-Luc Chastagner :  265ème en 2h54’08s

-Pascal Boucherie : 304ème en 3h00’54s

-Eric Laurent : 312ème en 3h02’45s

-Caroline Boucherie : 341ème ( et 8ème féminine ) en 3h12’23s

 A très bientôt pour de nouvelles tri-aventures !!!

Vive le triathlon.

Vincent

IMPERIAL TRAIL 2012

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