|  Samedi 03 mars début d'après midi. Il est temps de quitter ma petite famille pour rejoindre le Puy de Dôme où se déroulera le lendemain matin, mon premier trail de l'année 2012. C'est avec hâte que je me rends donc à Volvic pour retrouver mes potes traileurs bleausards et pour retrouver cette ambiance si particulière de l'avant course. Quel plaisir de les revoir: Nico et Fred , affutés comme des avions de chasses. Nico et son fuselage poivre et sel (catégorie V1 oblige), fred et ses trains d' atterrissage près à effleurer les pentes escarpées de la chaine des puys. Quel plaisir de retrouver également Bernard et Martine venus également pour l'occasion. Malheureusement, je ne verrais pas les autres habitués de cet évènement (David ,Isa, Sylvie, Jean, Eric et les autres) retenus pour blessure ou partis sur d'autres objectifs. Ce n'est que partie remise. Après avoir récupéré les dossards et fait un court passage dans le salon, nous décidons à 2 voies contre 1 d'aller se farcir une truffade, histoire de faire le plein d'énergie. Oui Nico je te l'accorde ( c'est la voie contre, vous l'aurez compris) c'est pas très bon pour ta ligne mais bon faut bien se faire plaisir! Après le repas retour à l'hôtel pour la préparation des sacs et le dodo.
Cette année, les organisateurs ont un peu changé la formule. Un 20 km est né , le 57 a cédé sa place à un 70 et le 34 à un marathon trail de 47 km. C'est ce dernier que nous avons tous décidé de faire. Le parcours est remanié auX trois quarts. Malgré une préparation qui me semble un peu légère (voir inexistante) en terme de qualité, mais pas trop désastreuse en quantité, c'est avec envie et sans appréhension que je me présente sur la ligne de départ. Et puis quel bonheur de pouvoir m 'échauffer avec les 2 autres furieux. Le départ est donné à 8h30 pile. Pour moi la stratégie est simple: prendre un max de plaisir. Je me suis fixé comme objectif une moyenne de 8,5 km heure histoire de ne pas me mettre dans le dur (manque de vitesse oblige). Le départ se fait donc prudemment en laissant partir les bellifontains et en essayant de me freiner quand je sens que la machine s'emballe un peu trop. Quelques bonnes bosses me font penser que j'ai raison d'aborder la course ainsi. Arrivé au ravito, 23 km plus loin en 2h35. Un peu plus rapide que prévu mais j'ai l'impression de ne pas souffrir et de gérer parfaitement la situation. Pause de 30 secondes, je croise Martine qui m'encourage. Toujours aussi gentille l'épouse de « papy jogging ». Je reprends donc mon petit bonhomme de chemin avec, cette fois si, les bâtons à la main pour mieux gérer chaque difficulté. Malgré toutes ces précautions ce qui devait arriva : le coup de bambou derrière les oreilles. La fin de la course se fera en mode gestion avec l'aide très précieuse de mes bâtons. Au final, je franchis la ligne en 5h23, un peu plus de 30 minutes derrière Fred et Nico qui réalisent tout les deux une très belle perf en finissant respectivement 13 et 18ème au scratch. Bernard arrivera un peu plus tard. Belle perf aussi Bernard pour ton premier marathon trail ! A noter que le fuselage de Nico est resté intacte (mais quel est ton secret?) et que fred n'a pas utilisé les aéro-freins en descente tellement il maitrise cet aspect de la course tout terrain. Pour ma part, pas trop déçu de ma course avec pour la première fois la sensation d'avoir pu gérer mon effort en rapport avec mes capacités du moment.
Pour conclure, un bien beau week-end. Un nouveau parcours beaucoup plus exigeant mais aussi beaucoup plus beau. Et quel plaisir de revoir des gens qu'on apprécie vraiment pour les valeurs qu'ils ont et que l'on partage.
Prochaine aventure :le trail Ardechois et ses 57 km 2450m D+. Toujours avec les 2 furieux de Bleau , mon Jean et Anaîs en plus. Merci aux organisateurs pour ce beau parcours et aux bellifontraileurs pour ces bons moments.
Mosquito19
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|  Edito décembre
Et nous voilà déjà au crépuscule de l’année 2011. La saison
est maintenant terminée depuis fin septembre, et la période où l’on ralenti un
tant soi peu le volume d’entraînement arrive aussi à sa fin. Les fêtes passées,
il faudra en remettre un coup , pour un tour de plus ! Mais nous n’en
sommes pas là. Arrêtons-nous ne serait-ce que quelques lignes pour retracer
cette année triathlétique. Je pourrais écrire simplement une de plus. Mais non,
c’est une autre. Avec son lot de bonnes et mauvaises surprises. On passera rapidement sur les courses qui ne se sont pas
passées comme prévu, les abandons, les chutes à l’entraînement, les blessures,
enfin tous les pépins que l’on connait forcément au moins une fois. On gardera alors comme images les sorties sympas à vélo du
dimanche matin, les magnifiques triathlons auxquels nous avons pris part, comme
Belfort, Dijon, Cublize, et Gérardmer. Et j’en oublie forcément. Je vous souhaite à toutes et tous de joyeuses fêtes de fin
d’année en famille. Festoyez comme il se doit, oubliez quelques jours votre
régime de sportifs ! A très bientôt, en 2012. Vincent   |
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|  La
Saintélyon, c’est donc la dernière de la saison. Programmée en décembre, elle
est placée idéalement pour rester motivé durant l’automne et éviter ainsi
qu’une flemme post-estivale ne s’installe. Du coup, elle va aussi me permettre
d’appréhender la course de nuit en prévision de futurs gros défis J L’avantage
de cette course avec son départ à minuit est qu’il n’y a pas besoin de réserver
une chambre d’hôtel. Un A/R TGV Paris-Lyon, plus un transfert TER vers
St-Etienne et le tour est joué. J’arrive donc au parc-expo vers 18h30 et
retrouve Renald, un collègue qui se lance également sur sa 1ere
sainté. Après une pasta party un peu fade, je fais une virée chez les exposants
du salon. On y voit entre autres Kilian Jornet dédicacer son livre ‘’courir ou
mourir’’… choisis ton camp ! Il est maintenant 20h et l’attente va être particulièrement
longue jusqu’au départ. Quoique longue … pas pour tout le monde : Sébastien
se pointe tranquillement vers 22h en provenance de l’aéroport. Mister Seb,
c’est le VIP du club TriAventure : vol Air-France pour participer à la Sainté,
c’est la grande classe J ! William nous rejoint
bientôt après avoir passé la journée en famille. Les mousquetaires sont enfin
réunis et c’est vers 23h30 que nous nous dirigeons, sous la pluie, vers le
chaudron vert, lieu de départ de cette 58e Saintélyon. On entre
dans le sas déjà presque rempli (plus de 4600 coureurs sur la ligne) et très
vite, on s’aperçoit que nous sommes très loiiiiiiiiiin de l’arche de
départ L , tellement loin qu’on entend ni la sono ni le
coup de pétard du départ. Dès les premiers hectomètres, nous voyons de suite
que nous ne sommes pas dans nos allures. On passe donc direct sur le trottoir
et c’est ainsi que notre quatuor
va avancer gentiment durant les 5 premiers kms alternant slaloms, sauts de
trottoirs, accélérations, freinages d’urgence. L’allure est certes confortable mais
je n’aime pas trop ces petits efforts inutiles qui parfois se payent cash en
fin de course … Dans la côte de Sorbiers, nous perdons William qui a visiblement
des fourmis dans les jambes. Je rencontre à cet instant Laurent avec qui je fis le tour du
Mont Blanc cet été (je l’avais déjà croisé aux templiers d’ailleurs). Le monde
du trail est décidément petit ! Il vise moins de 7h30 donc je le laisse
filer. Après 40’ de course sur route, nous attaquons nos premiers sentiers,
rendus très humides par les pluies récentes. Les premiers pas sont assez
comiques. Chacun va de son petit saut pour éviter les flaques d’eau, en sachant
malgré tout qu’au final on va tous finir mouillés et crasseux. Et les chemins
sont particulièrement boueux. Pire, c’est de la terre glaise qui nous est
proposée. Et le problème de la glaise, c’est que ça colle aux pompes ; pas
facile de relancer sur les parties bitumées avec de la glue sous le soulier.
Notre équipe s’est disloquée : William et Renald sont partis devant, Seb
doit être pas très loin derrière moi. Nous courons sur les monts du lyonnais et
on peut voir à certains endroits une immense guirlande lumineuse formée par les
frontales des coureurs, c’est assez impressionnant d’ailleurs. Coté paysage,
RAS, il fait tout noir. Les 1ers
ravitos s’enchainent (St-Christo, Moreau) et j’arrive à celui de Ste Catherine
en un peu plus de 3 heures, pile poil avec mes prévisions chrono J Je récupère William à la sortie
du ravitaillement mais il remet les gaz dans le faux plat qui suit. Je décroche
car j’ai un peu mal au bide (j’ai
du boire du coca avant, quelle daube cette boisson). Les kms défilent et nous
atteignons le sombre bois d’Arfeille. Je vois alors un coureur en difficulté et
je m’aperçois rapidement qu’il s’agit de William. De fortes douleurs au thorax
l’empêchent de respirer normalement,
son périple va donc se terminer à St genoux, mierdia L C’est partie remise l’ami
d’autant que tu avais les jambes pour faire un truc ! Km
45 : j’arrive au ravito de Soucieu en Jarrest un peu, voire largement
émoussé. Je vois des coureurs allongés sous leur couverture de survie... ça
calme de suite .Bon, me concernant, le point positif de cette course est qu’à
aucun moment, je n’ai eu envie de dormir. Le moins bon est que je n’ai plus du tout
faim à cet instant, moi qui ai l’habitude de me gaver aux ravitaillements, pas
bon signe tout ça… Je bois un petit café puis j’hésite à me poser un peu pour
reprendre des forces, mais je décide de repartir rapidement pour essayer de finir
avant 8h. Erratum !!! Quelques kms plus loin, je me prends un uppercut
dans la tronche L A partir de là, va commencer mon long chemin de
croix. Il est 5h45 du mat’ et je croise le panneau des 20 derniers kms. Je sais
que les moins de 8h vont être compliqués à atteindre même si en temps normal 20
bornes en 2h15, ce n’est que broutille. Des wagons de coureurs commencent alors
à me doubler. Le jour se lève bientôt et je suis tout mou. S’en suit
l’interminable descente vers Lyon, agrémentée de quelques marches pour bien
achever le bonhomme… J’arrive sur les quais en marchant, décidé de terminer
ainsi mais le désir d’abréger est plus fort et je me remets à trottiner J J’avance donc vaillamment à 8’ au
kilo en continuant cependant de me faire enrhumer (près de 400 places de
perdues dans les 25 derniers kms). J’espère un moment voir revenir Seb pour
qu’on finisse ensemble (il terminera au final quelques minutes derrière moi).
On quitte enfin les quais pour
entrer dans un parc qui précède l’arrivée au palais des sports. Un grand père
qui fait son jogging dominical me double sur la droite. Ca y est, c’est décidé,
j’arrête la course à pied ! Je tente donc de profiter de ces derniers
moments mais rien n’y fait, je vais trainer les savates jusqu’à la ligne
d’arrivée. Verdict : 8h47’, presque une heure de plus que le temps prévu.
La bérézina !! Que s’est-il
passé ? Un départ trop rapide, une mauvaise alimentation, la course de
trop ? Sans doute un peu de tout ça. Rénald
terminera en 7h30 (belle perf pour une 1ere), Seb en un peu plus de 9h … Voilà,
la belle aventure est terminée, en attendant la prochaine ;-) Pour
conclure, la Saintélyon est une course terriblement usante. L’alternance des
sentiers (boueux) et du bitume, la gestion des allures sont délicates à gérer .En
tout cas, mieux vaut y arriver avec une certaine fraicheur sinon c’est le
casse-pipe assuré, et je sais de quoi je parle aujourd’hui J Les
chiffres : 69 kms (1240 D+ ,1560 D-), 8h47’ ; la place:1548e pour 4093
classés Laurent   |
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|  Ma Saintelyon by the bus par William
Bonsoir, voici en quelques mots la SainteLyon que j’ai effectuée le 4 décembre 2011. Samedi alors que la pluie et la nuit tombaient sur la cité sidérurgique et minière de Saint-Etienne quelques personnes (environ 12000) dont Laurent, Sébastien et moi, se sont préparées pour une course peu connue en France : la Saintelyon. A minuit, on prend le départ devant le Chaudron de Geoffroy Guichard, lieu sacré pour tous les «Verts » de France, qu’ils soient jeunes ou comme moi nostalgiques de Platini. Rapidement Sébastien, Laurent et moi sommes séparés. Et voici que l’on double, que l’on se fait doubler dans la zone industrielle puis dans la banlieue stéphanoise. Au bout de neuf kilomètres, on quitte la route pour enfin trouver des chemins boueux et pleins de flaques. Certains coureurs tombent, glissent. Au premier ravitaillement tout va bien, je m’approvisionne et continue ma remontée, certes un copain de Laurent, Reynald me rattrape mais je me sens bien. Ma moyenne correspond à mes attentes 9 km/h. A sainte-Catherine, 30e kilomètre, je flirte avec la 1099e place en 3h10. Et là c’est le drame…. Même si je ne le sais pas encore. Je prends une soupe diluée dans de l’eau pour me réchauffer et pour consommer du sel. Je repars retrouve Laurent qui me laisse partir dans une côte un kilomètre plus loin. Dans la descente qui nous amène au ravitaillement de Saint Genoux, une forte douleur me prend au niveau des côtes, je ne peux plus respirer, j’ai envie de vomir, je dois m’arrêter de courir et doit rejoindre la ravitaillement à Genoux. Une fois là-bas, le médecin me conseille d’arrêter. Dégoûté car en forme, j’accepte et après une heure et demie d’attente je rallie Lyon et Gerland avec le bus en compagnie d’autres compagnons de galère. Bravo à Laurent et Sébastien pour avoir réussi à finir la Saintelyon. William
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|  Hello Vincent, L’homme qui court les XL et arrive avec 2 enfants dans les bras….. Ça nous a bien fait plaisir de vous voir passer à plusieurs reprises – on s’est placé au début à la sortie du parc a vélo – là grosse impression en voyant sortir en premier (bellifontain) …… ERIC…..suivi de près par……..VINCENT……les 2 loin devant …..SONIA…..puis plus rien On a vu passer SONIA pour le 2° tour, grosse impression, puis….retour hotel pour dodo ! on a notre petit achille qui fait la sieste et compte tenu du temps lourd et du fait (pour moi en tout cas) qu’on était complètement vidés « psychiquement » après tout cet stress du début de course du XL, un coup de repos etait important – en vue du lendemain – Retour vers 15h 15h30 pour voir Sonia arriver (selon mes calculs) et là re-grosse impression : je retrouve Eric dans les spectateurs ! là je me dit que le gars est vraiment fort…puis j’apprend sa décision dès le départ de ne courrir que la moitié, son accident de vélo de juin que j’ignorais…bravo pour cette tenacité pour se remettre en forme et faire les 4/5 d’une telle epreuve (fatigué quand même le garçon) Sonia arrive, Caro et Christophe la voient et l’encourage / felicite à l’arrivée, je ne la vois pas passer à 100 m de l’arrivée ou je suis posté, ele court trop vite… – je suis avec Eric et Achille On discute avec Eric et sa femme, puis on se dirige vers le parc à vélo pour retrouver tout le monde en longeant le parcours – c’est là qu’apparaît Vincent avec ses enfants courant vers l’arrivée, belle image qui nous fait chaud au cœur – du coup Caro arrivera le lendemain avec Achille dans les bras – genre chez Tri-Aventure on a des enfants et on court en famille !! On refait l’epreuve en discutant avec Sonia et Jean-claude au parc a vélo, …..on devient des pros du tri ! La pression pour notre epreuve du lendemain monte monte monte – la vérité c’est que Caro nous a inscrit en 3 clicks sur internet fin juillet « comme on achète une paire de godasse à – 40% en 3 clicks aussi », Christophe qui est bien piqué depuis son arrivée recente au club nous suit et on decide d’y aller avec sa femme ses 2 filles achille et nous 2, pour 3 jours histoire de bien ressentir l’ambiance – les pros du tri je’ te dis… Au cours des vacances du mois d’aout on oublie gentiment et la pression se met à monter fin aout : houla c’est un vrai tri avec des très forts, le parcours nous apparaît (en tout cas pour moi) dans toute sa radicalité : 3 fois une cote de 3km avec 3 x 3 passages à +/- 15% - j’ai peur J’ai encore plus peur suite au XL – c’est la grande messe du tri, ils sont tous là champions du monde, vieux de la vieilles, agents, sponsors – c’est pas pour nous c’est sûr- on se fait baguer avec les bracelets roses vifs….sayé on est cuit, va falloir y aller – Dimanche matin 8h15 ; achille a faim, la journée commence. Aille y pleut – et si c’était annulé ? On prendra la pluie de la premiere a la dernier minute du DO – la descente (3x) te transforme en funamule – dans le premier tour, alors que je double une femme debout sur ses freins à allure déjà trop rapide pour moi, un extra terrestre avec une soucoupe volante format vélo me passe en trombe, couché dans le virage avec gerbe d’eau de chaque cotés, je suis livide – mais je me dit qui si lui il peut faire ça, je dois pouvoir aller 5 % plus vite sans mourir – question métaphysique qui me permet de faire passer un peu de temps et quelques km en oubliant mes jambes qui meurent au fil des montées en danseuse… On finira tous – on est super heureux et fiers Merci à Sonia et Jean-Claude qui nous ont bien portés du bord du parcours Perso j’ai vraiment mieux nagé que jamais – caro nage plus vite que moi et Christophe encore mieux J’ai également bien courru, plus vite le 2° tour que le premier, je fini super bien, j’ai mal nulle part – vive le tri A bientôt – j’arrete là j’ai un train à prendre – on en parle de vive voix prochainement   |
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|  RAIDLIGHT AVEYRON TRAIL 2011. Vendredi 30 septembre Départ pour Saint Geniez d’Olt, accompagné par une invitée
exceptionnelle : Véro, ma femme. Il fait beau, c’est l ‘été indien et
le week-end va être parfait. Voyage sans soucis. Samedi 1er octobre Réveil sous le soleil de l’Aveyron, bon petit déjeuner à
l’hôtel avec vue sur les monts alentours et la piscine. Nous allons avec Véro le long du Tarn pour déposer mon VTT
et retirer mon dossard. Oui, j’ai oublié de préciser le concept de ce
trail : 25km et 1850m de dénivelé + puis retour en VTT. Ok, Véro part sur le parcourt en rando et moi je fini de
préparer mon sac, ma boisson Effinov, mes barres aux noix et figues, et mes
barres spiruline-figue. C’est mon dernier test de mes produits énergétiques
achetés sur le superbe site de Jérémy : OKIDOSPORT, avant « La Grande
Course des Templiers ». 11h05, c’est parti pour normalement 3h15-3h30 d’effort en
courant. Je n’ai pas de montre ni de Garmin puisque je l’ai perdu dès le
premier entraînement de la rentrée. J’essaie de ne pas partir vite et respecter
mon objectif de Trail de préparation pour les Templiers. Il fait beau, il fait
chaud, le parcourt est splendide et mes jambes sont bien là. Je croise
Véro : « part pas trop vite me dit elle. T’inquiète Chérie, je
gère très bien ». Ca monte plus ou moins raide, redescends franchement avant
un premier petit mur : marche rapide, mains sur les genoux. On arrive à la
route et surprise, on va sur la gauche pour redescendre légèrement la route. Là
une échelle est posée sur le talut pour nous permettre d’accéder à la
pente : 1km pour 250m de +, c’est superbe, j’adore. Ma boisson effinov est vraiment parfaite avec son goût
menthe : elle se digère parfaitement. Un peu plus loin, je teste mon gel effinov, très bon, il
passe tout seul et toujours aucun problème de digestion. Il en sera de même avec mes barres : Noix-Figue ou
Spiruline-Figue. Je ne me préoccupe pas des autres coureurs, je ne sais
absolument pas depuis combien de temps je suis parti : en tout cas je me
sens toujours très bien. Le parcourt est sauvage dans la châtaigneraie, le long
de la rivière et on ne souffre pas de la chaleur. Merci pour vos encouragements magnifiques vaches de la race
Aubrac. Tiens, je reconnais la magnifique cascade, 2nd
ravito. Là une erreur, je prends un verre de cola qui ne me réussie pas. On me
dit que je suis dans les premiers et que certains coureurs sont juste devant.
Je m’emballe un peu en les apercevant mais raisonne rapidement : je suis
en mode gestion et pas course. On sort de la forêt et entre dans les alpages de l’Aubrac,
je reconnais très bien l’arrivée sur le sommet de « Mailbiau »(il
faut vérifier l’orthographe) à 1450m d’altitude. Une dernière montée gérée en
mode rando-course le long d’une clôture, plus qu’un kilomètre avant la zone
d’arrivée du trail : faux plat descendant, les jambes sont toujours là,
pas de douleurs, ça court à 12-13km/h sans soucis. En fait ça fait seulement 2h50’ à peine que je suis parti,
et je suis dans les 10 premiers au classement scratch de la montée sur 200
coureurs au moins, à 17 minutes du premier et moins de 5’ du 4ème. Je suis
super heureux et mis en confiance pour « LES TEMPLIERS ». J’ai pu valider tous mes produits de l’effort. Encore merci
Okidosport et Jérémy. Je fais une descente en VTT tranquille, sans prendre de
risque avec une gestion des montées (quand même 500m de déniv +). Mon vélo
bouge dans tous les sens (roue arrière super voilée), ma roue arrière frotte
sur mon disque et mes suspensions n’amortissent plus comme je le voudrais. VTT
réglé et entretenu à la Nico… 2 coureurs me doublent en VTT dans ma course : solo
trail+VTT et je me classe 7ème. Le soir, on a droit à l’alligo + la bière du pays. Véro est
ravie de son week-end. Le temps était superbe, le village est magnifique et la
lecture au bord du Tarn dépaysante. Prochain RDV, dimanche 23 octobre pour mon premier Trail
long : Les Templiers. @+ Nico, sanglier de tri-aventure.   |
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|  Ultra Trail du Sancy L’UTS est
ma course 2011. Elle sera la plus longue, la plus pentue de ma petite carrière
de petit traileur avec au programme 80 Kms et 4000m D+ à parcourir. C’est mon 1er
ultra donc mon seul objectif sera de finir, espérant ainsi rentrer dans la cour
des grands J Le départ
a lieu au centre du Mont Dore. Nous sommes 155 pèlerins sur la ligne, autant
dire que c’est plutôt confidentiel comme course. Il est 4h du mat’, l’ambiance
est feutrée et le briefing d’avant-course ne nous annonce rien de bien
réjouissant : de la pluie dès 7h, des clôtures électrifiées à éviter du
coté de Besse… ok, ok… Pas trop le temps de gamberger cependant car le départ
est vite donné. Un bref petit tour dans la ville, et direct, on attaque la
raide montée vers les capucins. Ca ne parle pas beaucoup dans le peloton, les
bâtons tapent le sentier, un téméraire sans frontale double sur la gauche (peur
de rien le garçon) .... Ca passe assez vite et on atteint la montagne de Bozat rapidement. Le terrain devient compliqué
ici : des mini-crevasses, des zones bien inondées dans les pâturages, je
reste vigilant. Heureusement, de nombreux bénévoles sont présents pour nous
orienter sur la bonne piste et nous éviter ainsi les nombreux pièges. Un petit
groupe de coureurs commence à se former et ça me va bien. Non pas que j’ai peur
seul dans le noir mais à plusieurs, la course passe plus vite, surtout qu’il
reste un peu de chemin … Le jour
se lève sur la Banne d’Ordanche, c’est le moment de ranger la frontale. Le
gruppetto a éclaté. Je fais l’ascension en marche dynamique jusqu’au puy Loup. Petit
arrêt au sommet pour admirer le paysage, le ciel est bien chargé mais il ne
pleut toujours pas. Je poursuis mon petit bonhomme de chemin à travers les
prés, croise des troupeaux de bovins sans doute étonnés de nous voir de si
bonne heure et me pointe au 1er ravito du col du Guery (km28) en
4h10’. Le temps de se ravitailler comme il faut et c’est reparti en direction
du lac de Servières. Le monotrace qui nous y conduit est vraiment sympa. Je
lève la tête de temps en temps car on peut observer la chaine des puys. L’arrivée
au lac se fait sous le … soleil !! Vraiment un bon moment, vive le
trail J 2e
ravito à Pessade au Km38 : j’y arrive en 5h40 et on m’annonce aux
alentours de la 115e place. Première
analyse : ce n’est pas une course pour les peintres et y’a pas grand monde
derrière. Je me
restaure et discute avec un gars
du cru qui m’annonce la suite des festivités : 9 kms en faux-plat montant en
direction le col de la croix St Morant. « Et c’est à partir de là que la
course commence » qu’il me dit ! Je repars donc après 10’ d’arrêt et
mauvaise surprise, le trajet vers le col se fera vent de face. J’aperçois 2
coureurs à quelques encablures ; vieux réflexe de cycliste, je fais
l’effort pour me planquer dans les roues (ou dans les talons plutôt). C’est
donc discrètement et sans aucun scrupule que je me laisse emmener à destination.
Au pied du puy de la Tache (là où la course démarre, parait-il), je décide de
monter à mon rythme. La pente est abrupte et j’arrive seul au sommet. Et comme
nous n’avons pas changer de cap, c’est la même punition : vent dans la
tronche. Il est particulièrement violent sur les crêtes, il faut lutter pour
atteindre le puy de l’angle. Le mat plie mais ne rompt pas … Km
52_Ravito du col de la croix st Robert : je le quitte un peu avant midi
soit 8h de course. On franchit
le Roc De Cuzeau avant de basculer dans la bucolique vallée de Chaudefour. Cet
endroit est superbe : belle prairie verte, des chevaux en liberté, un
terrain bien souple et surtout, pas un pet de zef ! Je m’emballe, j’ai de
bonnes jambes, je dévale la pente vers le fond de la vallée dans un état
euphorique. La montée vers le puy de Champgourdeix qui va suivre va vite me
rappeler à l’ordre. Dès le début de la grimpette, c’est le gros coup de bambou.
Je ne comprends pas sur le moment, j’étais si bien 5’avant … C’est long et bien
pentu, on en voit pas la fin. Je décide alors de regarder mes pompes sans lever
la tète afin de ne pas perdre le moral. Le ciel gronde … J’atteins enfin le sommet
tant bien que mal quand soudain l’orage éclate ! P***n, c’est de la
grêle !! Coup d’œil à droite, à gauche : aucun abribus dans cette
foutue montagne. Il va falloir subir. Ca mitraille dur, de vraies billes de
glace s’abattent sur nos têtes, ça fouette et ça fait mal !!! Je devine des télésièges, on doit être
en haut des pistes de super Besse. Dans la tempête, je fais la rencontre d’un
compagnon d’infortune avec qui on maudit cette météo. On pronostique même un
éventuel arrêt de la course au prochain pointage, pas possible qu’ils nous
envoient au Sancy avec ce temps. Allez vite, fuyons cet endroit et filons sur
Besse… Ravito de
Super Besse (km 66) La course
est maintenue J Des coureurs enlèvent leur dossard, nombreux ont
mis la flèche. Le préposé aux abandons se manifeste, ça sent la loose ici, faut
pas trop s’attarder. Avec Cédric, mon nouvel ami traileur, on décide de
repartir et de finir ensemble. A deux, on sera plus forts contre les éléments. La température a fortement baissé, je
claque des dents et vais mettre plusieurs minutes à me réchauffer. On monte
vers le Sancy via le col des cabanes et plus on prend de l’altitude, plus le
vent se déchaine. Ca devient démentiel, l’équilibre devient précaire. Je
regarde ma montre : tiens 12h de course, mon premier tour d’horloge J C’est con mais je trouve ça
beau ! Au sommet du col des
cabanes, un signaleur sort du brouillard et nous parle à bout portant. Mais on
entend rien tellement ça souffle. Il hurle de nouveau « course neutralisée...
puy de Sancy trop dangereux... vous rentrez par les pistes ». OK, dommage
pour le Sancy. On plonge donc vers le Mont Dore en remontant quelques coureurs.
Tout le monde est cuit à cet instant. A vrai dire, dans cette descente, ça
ressemble plus à la marche de l’empereur qu’à la finale du national trail
running cup. Les jambes deviennent dures, je décroche dans la partie finale et
laisse filer mon acolyte, tant pis, je vais finir seul. Je passe le dernier raidillon, celui
qui torture les quadriceps, en serrant les dents et entre dans la ville. A 100m
de l’arrivée, je vois le gars Cédric qui m’attend pour passer la ligne
ensemble. Bel esprit ! On franchit donc la ligne après une franche poignée
de mains en 13h13’, contents d’être venus à bout de ce parcours exigeant !!! Les
chiffres au final : 79kms, 3700m D+, 86e place, 105 classés … et
c’est plus tard autour d’une bonne binouze qu’on se décrétera officiellement
ultra-traileurs J PS :
Un trail à conseiller à tous ceux qui veulent se lancer dans l’ultra : c’est de
la moyenne montagne avec au final pas mal de déniv’ et ce n’est pas très loin
de chez nous. L’organisation est parfaite en plus, merci à l’équipe
XTTR63 !   |
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|  Les vacances de Monsieur William. A mon tour de rédiger un compte rendu de mes courses estivales. Cet été, lors de mon séjour breton à Bénodet, l’envie m’a pris de me confronter aux trails bretons. Ainsi le 14 juillet, au lieu de me préparer pour un bal, j’ai effectué le trail de Lanbudal petit village situé dans la campagne quimpéroise. Au départ, nous étions une centaine, pour 22 km et 400 m de dénivelé. Dès le départ, je me retrouve dans les vingt premiers. Le doute m’assaille suis-je parti trop vite ? Le suite le dit. Rapidement commencent des petits singles tournants comme une spirale repliée autour du village. Il faut relancer, ralentir. Au bout de quinze kilomètres, erreur d’aiguillage et deux kilomètres de trop. Résultat 33e en moins de deux heures et un hortensia en guise de trophée.
Deux semaines plus tard vers le 23 juillet, deuxième trail : le trail volodalen de Vouglans de 18 km et 500 m de dénivelé dans le Jura. Petit parcours sympa avec des singles rapides et un beau point de vue sur le barrage de Vouglans. Résultat 39e sur 225 et premier couple en compagnie de ma soeur et je ne suis pas perdu du parcours. Par contre, changement de décor pour la fin Août. Le 21 août, je me lance sur mon deuxième trail de 36e km : le trail du hérisson dans le Jura avec 1400 m de dénivelé vers le village natal de ma mère : Chaux du Dombief. Là j’ai fait une erreur de vacancier, il ne faut jamais être malade avec 40° de fièvre une semaine, mais qu’importe. Je pars tranquille (au sein du peloton 20e sur 80 !), tout va bien pendant les dix-huit premiers kilomètres. Côte de la roche brûlée au 20e kilomètre, et là début des soucis : crampes aux deux mollets. Pas grave, je n’ai pas mal, je prends mes bâtons et m’alimente. Ca a l’air de passer. 22e kilomètre, dans une descente, les soucis continuent, je brise un bâton en carbone, mais ce n’est rien. 30e kilomètre, reprise puissance dix des crampes, et là courir devient difficile car les crampes attaquent les mollets et les cuisses (merci les antibiotiques). Je m’accroche et ensuite j’enquille un coup de chaleur en prime, mais je finis quand même 43e. Voici donc un petit compte rendu de mes vacances légèrement sportives.
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|  Samedi 3 septembre j'ai pris le départ de mon dernier triathlon à Gérardmer. Il s'agissait d'un half ironman (1.9 km de natation, 90 km de vélo, 21 km de course à pied). Nous étions plus de 1300 triathlètes à prendre le départ. Par conséquent la partie natation s'est un peu transformée en bousculade. Malgré les coups, j'arrive à bien nager. J'ai même trouvé que cette première partie s'est passée relativement vite. Je sors de l'eau en 34'50, je salue mes supporters et je cours chercher mon vélo. Je débute la partie que je préfère. Nous avons une boucle de 31.5 km à parcourir 3 fois au coeur du ballon des Vosges avec un total de dénivelé de 1900 m. J'ai adoré ce parcours cycliste pour la beauté de ses paysages (Xonrupt, le lac de Longemer, la vallée du Chajoux) et pour l'enchainement de ses difficultés (la côte du Poli, le col des Feignes, le col de Grosse Pierre). Le public est nombreux au bord de la route et les encouragements sont motivants. Je suis assez régulière au passage de chaque tour (1h05-1h07-1h09), je me fais plaisir, tout se passe bien. Je pose le vélo après 3h22', je me sens confiante pour la course à pied, même si les jambes sont un peu lourdes. Nous avions une boucle de 7 km autour du lac de Gérardmer à parcourir 3 fois. Les 4 premiers kilomètres sont assez valonnés. Nous avons 2 côtes à franchir avant d'attaquer une partie plus plate. A chaque tour les jambes s'allourdissent et les côtes sont de plus en plus difficiles à monter. Par contre je retrouve une foulée un peu plus dynamique sur le plat. Je prends le temps de bien m'arroser aux ravitaillements car il commence à faire chaud. Une douleur au genou va un peu me ralentir mais j'essaye de ne pas y penser. Les encouragements "allez Sonia" sont nombreux. Je cours avec une seule idée en tête "finir". Il m'aura tout de même fallu 1h59' pour parcourir ce semi-marathon. Je termine ce triathlon avec le sourire, en 6h01'54 à la 352 ème place sur 1151 finishers. Je suis 15 ème féminine et 3 ème de ma catégorie. J'ai pris un réel plaisir à participer à ce triathlon qui est parfaitement organisé, dans un cadre magnifique. Et surtout, j'ai passé un week end formidable en compagnie de ma famille, de mes supporters, de mes amis triathlètes.   |
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|  Après une longue période de blessure hivernale avec une
reprise timide en mars et une envie de découvrir le trail en montagne cet été,
pourquoi pas la 6000D ? On en cause avec Etienne qui est déjà inscrit un
jeudi soir à l’entrainement et le vendredi j’étais inscrit. Réfléchir trop
longtemps, ça ne doit pas être mon truc ! 60 km ? Avant de venir à Tri Aventure l’année dernière,
je ne connaissais pas le trail et je pensais qu’un marathon c’était déjà une la
distance maximum faisable. Faire 60 km, en vélo, je vois bien, à pied et en
montage, c’est irréel ! Allez, avec le plan d’entrainement spécial trail sur 8
semaines de Didier, ça devrait le faire. Vendredi, trajet en moto pour le plaisir et le soir à Aimé,
je retrouve Cécile et Jean-Philippe avec un ami pour participer à la pasta
party. Après une nuit trop courte, à faire la course dans la tête,
sans trop pouvoir dormir, levé à 4h pour le départ 7h, 884 participants. On
retrouve Etienne sur la ligne de départ. Les trois de Tri Aventure au complet. Un peu de plat avant la première montée. Surtout partir
doucement...(pour moi, à fond c'est déjà doucement). Avant le début de la
montée, je retire mes 2 polaires, j'ai un peu chaud quand même. Une montée
assez dure, de 680 m jusqu'à La Plagne (je ne sais plus lequel La Plagne, il y
en à au moins 12...) à 2 000 m, par un petit chemin à travers bois, où
doubler ceux qui avaient des bâtons était difficile. Cécile est loin devant déjà et on se croise régulièrement
avec Etienne. Je me suis un peu enflammé et j’ai fais un peu trop d’effort
sur cette première partie (entre 170 et 180 puls), mais les
« bouchons » me stressent je crois bien, il faut que je double dans
ces cas là. Ca doit être une habitude de motard ! J'arrive quand même à parler avec un peu tout le monde, les
spectateurs qui sont à leur balcon,
les bénévoles, c'est bien sympa. Je dois être un peu bavard en fait ! Au bout de 3h environ, arrivée à la Plagne pour le premier
contrôle. Mauvaises sensations, mal au ventre en courant et le pire, juste 100
m avant le contrôle, une migraine ophtalmique. En pratique, j’ai la vue qui se
trouble. Ca m'arrive 2 ou 3 fois par an. Heureusement, j’avais pris ma boîte de
cachet pour cette migraine dans mon sac. J’en prends 1 et je passe le contrôle,
715 ème place, j’ai perdu plein de places pour prendre le cachet. Le cachet fait passer normalement cette migraine au bout de
30 mn, mais je n’ai jamais eu ça en faisant du sport. Je cherche un médecin en
vain pour avoir un conseil sur la suite de la course dans cet état. J’ai déjà
abandonné dans ma tête, impossible de faire quoi que ce soit avec la vue
troublée. Je suis dégouté. Etienne m'encourage et me conseille d’essayer de continuer.
Au pire si ça ne va pas, je suis juste à coté de mon hébergement à Bellecôte,
je pourrais rentrer facilement. Je repars en marchant pour voir, sur une partie que j’avais
été reconnaitre 3 semaines avant, toujours avec la vision qui devient de plus
en plus floue, tandis que je me fais doubler par les autres concurrents qui
courent. Au bout de 25 mn, la vision est redevenue normale et
j’essaye de courir. 50 mètres et je revois flou ! Je marche de nouveau et de toute façon ça monte, tout le
monde marche. Une seule chose me motive maintenant, arriver au glacier à plus
de 3 000 m. L’épisode migraine semble être passé avec la marche et le
cachet. Arrivée à la roche de Mio, 747 ième, une jolie descente pour se diriger
vers le glacier. Le paysage est magnifique. En bas du glacier, on croise ceux qui en reviennent. Ca
démoralise un peu. On s’encourage tous, c’est bon esprit. J'essaye de voir
Cécile descendre, sans succès. La montée au glacier, une montée impossible, dans les
pierres, une pente énorme et interminable. Surtout ne pas regarder au-dessus
sous peine de perdre le moral et de rentrer à la maison. Un pas à la fois,
s'éloigner du petit cour d'eau d'où viens un vent glacial. Encore un pas,
j'imagine le courage des alpinistes. Enfin j’entends les encouragements des familles, ça doit
être le glacier. Effectivement, la fin du calvaire. Une petite boucle autour
du glacier et surprise, ça monte encore ! 30 km de fait. 751 ième, je reste
constant par rapport aux autres. La descente, dure pour les jambes. Surtout ne pas se
blesser. Maintenant j’ai en tête d’arriver avant la barrière de 14h. Enfin le
contrôle, ouf, c’est bon, c’est passé. Prochaine barrière horaire, 16h à Plagne Bellecôte. Avant
ça, de nouveau une montée qui n’en finit pas, avec à chaque fois que l’on croit
arriver en haut, après un virage, la suite de la montée. Enfin le sommet, et Bellecôte en vue. Point de contrôle avec
45 mn d’avance sur la barrière. 40 km de fait et il reste 20 km. 732 ième. 20 km, tient, ça se fait bien comme distance, le tout en
2h45 maxi pour la barrière de 18h00. Je ne pense plus qu’au maillot finisher,
je le veux. La descente en forêt, des singles avec des racines
apparentes, je me crois à Fontainebleau. Du coup, je vais super bien et je vais
assez vite, je double. Je dois me venger un peu d'avoir été bloqué dans la
première montée par les « batons », du coup je me fais plaisir, je
les double :) Fin de la forêt, plus que 2 km sur du goudron, difficile,
j’alterne marche et course pour arriver juste avant 18h00, ça ira bien. L’arrivée enfin, 8 mn avant la barrière, 10h52 de course. Je
suis 673 ième, j’ai doublé 59 coureurs sur les 20 derniers km. Les larmes de
joie sont proches. Je vois Etienne qui est arrivé 3 mn avant. On est super
content et on peut exhiber ce maillot finisher. Il m’annonce que Cécile a
abandonnée à cause du genou, dommage, mais sage décision, ce n’est que partie
remise et elle a encore d'autres objectifs. Un petit coup de téléphone dans la
soirée pour lui remonter le moral. Jean-Philippe termine 28 ème. La 6000D, c’est une équipe de bénévole sur tout le parcours
super sympa, qui encourage les coureurs, des beaux paysages, des montées,
encore des montées. Sur tout le parcours, des spectateurs qui encouragent aussi,
du premier au dernier, et encore plus les derniers. |
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| "Le grand raid des Pyrénées : la claque!
Ce grand raid des Pyrénées m’a mise une super baffe, mais franchement jamais je n’aurais imaginé la nature de la baffe en question !!!! Bref, après avoir abandonné la 6000D sur blessure au genou, nous partons en Corse… j’observe une bonne semaine d’arrêt complet. Entre les préparatifs, le voyage et l’installation au camping, c’était facile. Puis, reprise, doucement, mais sûrement. Le genou réagit plutôt pas mal, j’ai des pattes. Toujours un petit tiraillement sur le tendon externe, mais aucun gonflement, nickel. Plus les jours passent, plus le tiraillement se fait oublier. Je recommence à prendre espoir pour les Pyrénées. Une bonne grosse dernière sortie de 3 heures avec montée au capo d’Ortu près de Porto, tout va bien. Nous repartons, direction l’Ariège, chez belle-maman. Le grand jour arrive, les sacs sont prêts. Nous laissons les enfants, et arrivons sur Vielle Aure le vendredi en fin d’après-midi. Nous prenons nos dossards, discutons avec nos copains kikourous… Caro est là, avec ses béquilles, derrière une table de bénévole… merci Caro, tu nous auras apporté un soutien immense et aura supporté mes râlements de frustration, toi qui ne peut plus poser, pour le moment un pied par terre… Laïla (leptichat) et Etienne (Psyko) nous font part d’une année mitigée, cela me fait plaisir de les revoir, cela faisait presque un an, depuis l’Impérial que nous ne nous étions croisés. Le soir arrive, Pasta Party oblige, nous mangeons avec Patricia, retrouvée sur la route en arrivant… j’en profite pour lui demander des nouvelles du genou de Caro… ben oui, je ne voulais pas me prendre un coup de béquille derrière les oreilles… :-p Repas bien sympa, nous avons bien ri, ça permet de penser à autre chose que le lever à 3 heures du matin pour un départ à 5 heures… Après une nuit très très courte, nous nous retrouvons tous sur la ligne de départ, Dominique est là, lui aussi, ça va être chouette !!!! Nous sommes tous en train de papoter quand le chrono est lancé… nous nous retournons… Ah, tiens… ils sont tous en train de courir, et si nous y allions aussi… Objectif : 16 heures, j’ai un plan de route bien précis, c’est parti ! Je pars avec psyko, Laïla est quelque part devant… Nous pensions l’un et l’autre la retrouver plus loin, mais non, nous ne la reverrons plus. Nous n’avions pas bien regardé, mais Laïla avait revêtu le costume du Ptitchat volant avant de partir !!! Nous montons en discutant, nous avons décidé d’y aller cool (pas de cape de super héros pour nous). Pour moi, tout va bien, 1h30 passe dans la nuit et la brume. Nos frontales éclairent des vaches ça et là. Je commence à manger une barre… punaise qu’est-ce qu’elles sont grosses… je la grignote pendant quelques temps. Nous arrivons sur un replat, la première ascension est terminée, nous sommes au col du Portet, nous venons d’avaler 1424 mètres de dénivelé positive… je suis toujours aussi bien, dans les temps donnés par Jean-Philippe, je suis facile, ça roule. Le jour s’est levé, je range la frontale. Nous redescendons sur le resto Merlans pour le ravito… je n’y reste pas longtemps… je n’ai pour ainsi dire, rien bu, mes deux bidons sont quasi pleins… je m’en fais le reproche, mais pas plus que ça… cela fait 2h30 que nous sommes en course, j’ai mangé une barre et bu 150ml à tout cassé… YES ! Je suis 391ème. Je repars, cette portions monte relativement doucement dans les rochers, et zut, je sens comme un cafouillage au niveau du tendon rotulien gauche… ce n’est pas douloureux, juste une sale sensation qu’il y a un truc qui lâche, juste au-dessus de la rotule… je ne suis pas à l’aise, l’arrière du genou commence lui aussi à me gêner… grrrrrrrrrrrrr !!! Ah non ! Ça ne va pas recommencer !!!! La descente arrive, j’appréhende mais j’évite de raidir ma jambe, les bâtons m’y aident beaucoup, je descends bien, c’est technique mais je me débrouille pas mal, je double plein de nanas, ça me donne confiance, tout va bien. La descente continue, plus facile, la gêne s’estompe pour disparaître complètement, incompréhensible, mais je ne m’en plains pas !!!! Je sens que je suis fatiguée, je rencontre Francis 31 qui m’interpelle, ça me fait du bien, je continue. Arrivée sur le deuxième ravito 3h plus tard, je suis 330ème à Artigues… Caro est là, courageuse avec son indéfectible sourire… j’ai bu un peu plus, peut-être 500ml/600ml, et mangé une barre de plus… 2 barres 5h30 de course, même pas bu 1 litre… le suicide commence, et je ne me rends compte de rien !!!! Je suis dans mes temps Je repars, Caro me dit que Laïla est juste devant moi, qu’elle est partie du ravito quand j’y arrivais… Somme toute, je sens bien que la fatigue commence à monter… je décide de faire la montée suivante sur en mode cool, je réussis à manger tant bien que mal une barre, j’essaie de boire… ici, les souvenirs sont un peu perdus… je sais que la montée est longue, casse-bonbons, mais je grimpe, et plutôt bien puisque j’arrive au col de Sencours avec 15’ d’avance sur les plans. Je recharge en eau, vu ce que j’ai bu, c’est vraiment du petit complément… Reste encore l’aller/retour au pic du midi… Cette grimpette n’est vraiment pas intéressante, ce sont des lacets sur une route. Je croise Laïla dans le dernier coup de cul, elle est rayonnante et pleine d’énergie, ravie ! Au pic du Midi, je suis 271ème. La descente du pic se fera plus facilement que je ne m’y attendais. Je croise Patricia qui a l’air bien et Psyko qui lui, par contre, montre de gros signes de fatigue ! Revenue au col de Sencours, je shunte le ravito, je n’ai quasiment rien bu. Si la descente vers le ravito de Tournaboup commence facile, la suite me paraît atroce… la fatigue commence à m’envahir, mes jambes deviennent douloureuses… la dernière section est une pente très raide en herbe, je déteste, je n’y arrive pas, je suis à l’arrêt… J’arrive au ravito avec 10’ de retard sur mon plan. Je suis 259ème. J’en suis toujours à 3 barres après 10 heures de courses… je ne supporte plus l’idée du sucre… je prends du jambon, l’équivalent d’une tranche, et je mets un peu de coca et de l’eau dans un bidon, et de l’eau pétillante dans l’autre, diluant ainsi la boisson énergétique qui restait !!!! Je suis en train de signer mon arrêt de mort, et, je ne m’en rends toujours pas compte… la seule qui commence à y voir un peu clair, c’est Caro. A ma sortie, elle me dit de m’arrêter un peu plus longtemps, de me reposer. Ben oui, mais voilà, le seul truc que je trouve à lui répondre, c’est que j’ai déjà 10’ de retard, et qu’il faut que j’avance !!!! Et les Shadocks pompaient, pompaient… J’amorce la grosse montée vers le col de Barège. C’est très beau, mais je suis percluse de douleurs, mes jambes et mes pieds me font très mal, plus rien ne me porte… j’avance, je ne peux plus courir… nous passons à côté d’un lac, c’est magnifique. J’ai fini par adopter une marche active mais assez efficace… je suis rejointe par des gars qui ne valent pas tellement mieux que moi, nous discutons, ça permet d’oublier les maux… eux retrouvent un semblant d’énergie, me passent, je suis à nouveau seule, mais dans la tête, ça va mieux. J’essaie de remanger une barre, par petits morceaux, j’y arrive. A la cabane d’Aygues Cluses les bénévoles m’aident à remplir mes bidons, je suis vidée, et je commence à prendre conscience de mon manque d’alimentation… je décide de mettre des comprimés d’isostar que j’ai pensé à emmener avec moi, histoire de compenser le manque d’alimentation solide. Les comprimés sont collés au fond du tube, ça se complique ! Quelle mouise ! Trois tombent d’un coup dans le bidon, ce qui aura pour effet de faire exploser le bouchon en deux parties dans la montée suivante !!!! OUAIH !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! :’( Un coureur sympa me viendra en aide et me remontera mon bouchon !!! MERCIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ! Tu m’as sauvée ! Au col de Barège, je suis 265ème. Je ne me souviens même plus du contrôle, ni du chemin, je suis morte ! Je retrouve à nouveau des compagnons de route, papotages bénéfiques, nous arrivons au ravito du départ le resto Merlans, j’ai 50’ de retard sur l’horaire prévue… je suis 283ème… c’est dur, très dur… je pense ne plus pouvoir courir du tout. J’ai toujours 4 barres à mon actif après 14h51’ de course, c’est du grand n’importe quoi… je n’ai pas énormément bu… et le pire, c’est que je savais que je ne mangeais pas assez, mais je n’ai jamais eu conscience de l’ampleur du problème… je me suis enfoncée en aveugle ! J’attrape une tranche de jambon et demi, et je repars… pour la dernière ascension et la dernière descente. Je monte très rapidement au col du portet où je retrouve Jean-Philippe soulagé de me trouver là. Le suivi ne fonctionnant pas bien, il pensait que j’avais abandonné et me cherchait un peu partout… Je suis contente de le voir, cela me remet du beaume au cœur. Vu mon état, je sais que j’en ai pour 2h de descente. La nuit commence à tomber, je remets ma frontale. Il y a de la brume, difficile de trouver le chemin sur ces pistes de ski interminables et très pentues… je galère… Jean-Philippe est à nouveau là, sur la route, il m’encourage… décidément, ce gars-là est exceptionnel ! La dernière partie de la descente est interminable, le village est là, à portée de vue, mais les lumières ne s’approchent que beaucoup trop lentement… je me plante de chemin, je remonte, j’ai mal, tellement mal ! J’entame ma 5ème barre. Mes jambes, mes pieds, mon thorax, tout n’est que souffrance !!!! Je cours, contre tout espoir, je cours encore, très mal, mais encore… je me fais doubler à tour de bras, ça c’est moche… Enfin, j’entre dans le village, enfin des gens se pressent sur les trottoirs. Ma course est chaloupée, mais je retrouve un tout petit regain d’énergie en sentant l’odeur de l’écurie… J’arrive enfin, j’aperçois Caro, David qui prend des photos (ouille !), et je tombe dans les bras de mon cher Jean-Philippe… je suis au bord des larmes, je suis tellement déçue, et j’ai tellement mal… Caro est là, merci copine ! Je suis 315ème en 17h34, soit 1h30 de retard sur ce qui était prévu… 4,75 barres + 2,5 tranches de jambon+1,5 litre au mieux de liquide plus loin… J’ai couru comme une bleue… 23ème femme sur 75, finalement, je ne m’en tire pas si mal !"
A bientôt
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|  Gérardmer XL 2011, Samedi 3 septembre, 6h, lever.
Puis ingurgitation du gatosport cuit la veille. Vraiment pas terrible… Mais
très efficace parait-il, alors… Le copain chez qui nous dormons en Alsace
m’emmène à Gérardmer (1h de route). Femmes et enfants dorment encore, et nous
rejoindrons plus tard dans la matinée. Nous arrivons vers 8h au parc. Il
fait un temps magnifique. Je rejoins mon emplacement, prépare mes affaires. Je
remplis les 2 sacs de transition, puis vais les accrocher devant la tente prévue
pour nous changer. Je suis en avance et parcours le parc en espérant y croiser
Sonia, mais je ne la vois pas. 9h, fermeture du parc. J’ai
enfilé ma combinaison et me dirige vers l‘aire de départ. Je rentre dans
l’eau : Elle est très bonne ! Et m’échauffe 5 minutes. En me
positionnant sur la ligne de départ, une bonne surprise : Je tombe nez à nez
avec Sonia ! Elle m’apprend qu’Eric est finalement venu. Nous papotons,
échangeons nos impressions puis attendons. 9h25’, nous sommes 1400 dans l’aire,
de l’eau jusqu’aux genoux. Le speaker hurle, nous fait taper dans les mains,
lever les bras, crier, la grosse ambiance… Puis un hélico de la gendarmerie
survole le lac et vient en stationnaire devant nous ! Il descend, jusqu’à
être 2m à peine au dessus de l’eau. Impressionnant ! Le grand Show !
Puis il remonte brutalement et là, une énorme détonation ! C’est
PARTI ! Tout de suite, je me sens
vraiment bien. L’eau est claire, nous avons beaucoup de place, pas de baston.
Les bras déroulent bien. Je ne tire pas trop dessus, et me concentre sur ma
glisse. J’ai décidé de faire une natation prudente, en regard de ce qui
m’attend ensuite… 1ère bouée, et ce n’est même pas la bousculade.
Sortie à l’australienne après 1500m puis la dernière ligne droite arrive vite.
Je commence à mettre mes jambes en mouvement pour les échauffer. Je sors de
l’eau : 30’30 ! Je suis super content de ce chrono. Car j’ai vraiment
le sentiment d’avoir été prudent. Je retire mon bonnet, et entends
une voix derrière moi qui appelle : Salut Vincent ! Je me retourne,
et c’est Eric qui sort de l’eau. Excellent ! Je récupère mon sac de
transition et vais sous la tente pour me changer. Je prends mon temps, et fais
attention de ne rien oublier. Eric a été plus rapide et part devant moi au parc.
Je prends mon vélo, sors de l’aire
de transition. Au moment où je monte sur ma monture, j’entends des
encouragements sur le bord de la route : Je me tourne et reconnaît Pascal
et Caroline Boucherie. C’est super d’être venus nous encourager avant leur
triathlon olympique du lendemain. Les premiers hectomètres sont en faux plat
montant. Je ne mets surtout pas la plaque, et mouline. La première côte (du
Poli) arrive très vite. On est
tout de suite dans le dur. 7% pendant 2 bons km. Puis descente et nous arrivons
sur une partie en faux plat montant et descendant le long du lac de Longemer.
Paysage magnifique. Km 13, juste avant d’attaquer le col des Feignes, j’entends
Sonia qui me dit « allez Vincent ! » en me doublant. J’avais
prévu qu’elle me double entre le 10ème et le 15ème km,
j’ai tout bon !!! Je la suis du reste pendant les 2 premiers kilomètres du
col, puis lâche petit à petit. Evidemment, je ne la reverrai pas. Ce col des
Feignes est agréable, le pourcentage étant très régulier, aux alentours de 5%.
Il se monte bien. Puis longue descente, faite à tombeau ouvert. Le compteur
affiche 70, puis 72… Mais je n’aime pas du tout. En effet, nous sommes très
nombreux sur la route, ne savons pas rouler ensemble en descente, et certains
sont prêts à faire n’importe quoi pour doubler. J’ai vraiment peur qu’un
concurrent vienne me percuter par derrière dans un virage. Et à l’allure où
nous descendons (route totalement fermée à la circulation…), cela ne
pardonnerait pas. La 3ème et dernière ascension du tour est déjà
là : Le col de Grosse Pierre : Oups ! Là, gros pourcentages,
avec 2 virages à 12/13%... Et déjà je regrette de ne pas avoir écouté Sonia et
avoir laissé mon 39 dents devant. Au lieu de mettre un 36… Détail qui aura son
importance plus loin… Nous rentrons dans Gérardmer, et le premier tour est
bouclé : 1h11’. Je suis content, car j’avais prévu 1h15’ par tour. Et ne
suis pas fatigué pour le moment. Entame du 2ème tour, et là le Poli
va faire déjà bien plus mal qu’au premier tour… Jean-Claude est sur le bord de
la route (noire de monde) et m’encourage. Ca fait du bien quand on sue à
grosses gouttes… Le col des Feignes sera par contre lui escaladé correctement.
Mais le col de Grosse Pierre va me faire très mal. Et ces foutues 39 dents
devant… Je suis debout sur le vélo. Je prends un bidon d’eau au ravito, et
m’asperge le crâne. Il fait une chaleur torride. On cuit sur nos montures. Je
bois énormément. Par contre, je n’ai pas faim avec cette canicule. Mais me
force quand même à avaler barres et autres gels antioxydants, c’est vital. 2ème
tour en 1h15’. 4 minutes de plus qu’au premier tour, c’est beaucoup… Le 3ème
tour sera compliqué, très compliqué même. Je ressens de très vives douleurs
dans le bas du dos, et suis obligé de me mettre en danseuse pour me soulager.
Les 3 ascensions me paraitront interminables. Seule éclaircie, je vois Karine,
les enfants et tous mes amis en train de pique-niquer au bord du lac de
Longemer. Je les appelle et tous m’encouragent en hurlant le long de la route. La dernière
ascension sera interminable, les crampes se mêlant au mal de dos… Je m’hydrate,
mange et fais le compte à rebours dans ma tête : plus que 10 km, 8, 5, 3,
ca y est je rentre pour la dernière fois dans Gérardmer. 1h21 au dernier tour…
Ce que je redoutais est finalement arrivé : 10 minutes d’écart entre le 1er
et dernier tour… Je pose mon vélo très fatigué. Ca aussi c’est exactement ce
que je redoutais. Et j’ai chaud. Terriblement chaud. Transition assez rapide, et c’est
parti pour le semi… Dès les premiers kilomètres, je me rends compte qu’il y a
une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne : c’est assez ombragé.
Ouf ! La mauvaise : ce n’est pas plat du tout. Deux belles côtes à
grimper entre le 1er et le 3ème km… Et donc 3 fois
chacune, puisque le parcours est de 3 tours de 7 km. Je cours à mon rythme, un
œil attentif à mes pulsations via ma montre. Surtout ne pas se mettre en zone
rouge, sous aucun prétexte. La deuxième partie du parcours est plus
« roulante », surtout le faux plat descendant le long du lac. Fin du
premier tour, ça ne va pas trop mal. Mais cela va très rapidement se gâter dès
la 2ème côte. Je ne peux plus la monter en courant. Je ne me sens
pas bien. Je décide donc de marcher. Et reprend la foulée à la descente. Ce 2ème
tour me paraîtra interminable. Je double un certain nombre de concurrents
totalement à la dérive… crampes, vomissements, je vois de tout… l’arrivée sur
le lac est un pur bonheur : je retrouve ma famille et mes amis. Par
contre, j’ai un gros coup de pompe. Je m’arrête à leur hauteur, et parle un peu
avec Karine. Je lui dis que je n’en peux vraiment plus. Je suis cuit,
archi-cuit. Je lui dis « 7 km ». Et repars. J’apprendrai plus tard
qu’elle a un peu paniqué car avait compris que je n’avais fait que 7 km. Mais
un de mes amis a vu mes bracelets, et lui dira que j’en avais déjà 2. Alors
Karine rétorquera : « Alors ça va, je connais Vincent : Si c’est
le dernier tour, il finira, au mental ». Ce dernier tour passera finalement mieux que le second. Je
marcherais dans les deux côtes, mais le retour sur le lac se fera bien. Et
surtout, cela sent bon l’arrivée. Ca y est, je longe le lac. A 200 mètres de
l’arrivée, ils sont tous là. Je lève les bras, et prends mes 3 garçons avec
moi. Les 2 grands courent à mes cotés, en mangeant un esquimau, je prends mon
petit 3ème, 2 ans ½ dans mes bras. J’ai l’impression qu’il pèse des
tonnes. Ca y est, dernière ligne droite, Karine est là aussi, qui nous
photographie. On lève les bras. On passe la ligne ! FINISHER ! 6h44’
d’efforts, mais 6h44’ de passion, 6h44’ de bonheur, enfin 6h44’ de triathlon en
somme. Le bonheur, la joie sont immenses. Cela fait une éternité que je
n’avais pas fait de long. En fait, je n’en ai fait qu’un seul de long, il y a
12 ans. Mais là je peux dire que vraiment, le long procure des sensations, des
émotions que jamais je n’aurai sur un DO. Vive le long ! Ce sport est
génial. Et ce triathlon superbe à tout point de vue. En particulier une
organisation énorme et franchement parfaite. J’y reviendrai l’année prochaine si je peux, ça c’est
sûr. J’espère même que nous serons nombreux du club. A vivre absolument. Vincent, dossard 218, finisher de l’ XL Gérardmer 2011, triathlète heureux. |
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| 6000D – La course des Géants, le 30 juillet 2011 La nuit a été courte. Basé à Pralognan-la-Vanoise depuis 15
jours, les yeux s’ouvrent sous ma tente à 3h, alors que j’avais programmé le
réveil à 4h… Quelques Quaker Oats bien bourratifs avec de l’eau chaude plus
tard, l’ami Pierre et moi décollons en direction d’Aime à 4h30. ¾ d’heure
après, nous y sommes, c’est beaucoup trop tôt ! Le départ est à 7h… Le temps de prendre très tranquillement le dossard, de tester
les WC chimiques et le café de l’association sportive de Montalbert au village
d’accueil, et ce sont les retrouvailles avec les membres du club ! Daniel
est là, équipé pour affronter la face Nord de la Roche de Mio (3 couches de
polaires superposées minimum) et puis Cécile, qui espère que son genou tiendra.
C’est dans la bonne humeur que le flot est lâché, à 7h. Cécile prend les
devants rapidement et Daniel et moi restons à peu près groupés. Un petit 10
km/h tout au plus, et nous nous dirigeons gentiment vers Les Esserts. Daniel se
rend compte rapidement qu’on n’est pas en Antarctique, et on fait un petit
arrêt. Dès que la pente arrive, on se rend compte rapidement que ça
ne sert à rien de courir. Le gain de vitesse est négligeable et on s’épuise
inutilement. Petit single et gros bouchons. La mode est aux bâtons apparemment,
et ils prennent 3 places, ces couillons ! Tant pis, on attendra
patiemment, ou bien on doublera dans l’intérieur des virages. Je me cale à 150
bpm, histoire de bien avancer, sans trop tirer sur la machine. Longefoy arrive
rapidement, avec un ravito non déclaré. Super la tarte aux amandes ! Je me
baffre d’une belle part et je repars hardiment vers Montalbert. Ça sent la
station de ski tout ça. Un kilométrage officiel prétend qu’on a déjà fait 10
km, mais mon GPS indique 8, bizarre bizarre. Quelques chemins deviennent plus larges au dessus de
Montalbert et nous avons un peu de répit. Ça me rappelle mes 15 ou 16 ans,
quand on s’était perdu au mois de décembre dans cette zone, de retour de la
Plagne vers nos bases. Il faut maintenant trottiner dès que la pente
s’infléchie, on se réveille ! Arrivés au pied d’Aime 2000 (le « paquebot »), de
bons raidillons se présentent, waouh ! La vitesse chute à 2 km/h… On
arrive tant bien que mal à Plagne Centre, après une petite descente reposante
depuis Aime 2000. 1er ravito et petite déception : j’ai (déjà)
envie de salé et il n’y a pas un choix immense : petits dés de jambon
douteux et cartilagineux, gruyère industriel et tucs. Ce n’est pas la bonne
charcut’ de la SaintéLyon, ni les fromages de Millau ! Daniel arrive, groggy, pris d’une migraine ophtalmique (la
vue se trouble) ! Phénomène très occasionnel apparemment, contre lequel il
prend un cachet, mais qui ne fait effet qu’au bout d’1/2 heure. Je tâche de
l’encourager, lui conseille de voir un médecin et de repartir tranquillement.
Mais je me dis que ça commence moyen moyen pour le père Daniel ! L’ami
Pierre est là également et nous encourage. Ensuite, le chemin s’élève
progressivement à travers les alpages. Passage près d’un lac très joli, une
réserve d’eau semble-t’il. Ensuite, on arrive dans une zone morainique, avec de
grands lacets. Franchement moche. De la montagne industrielle. Le soleil se
montre de moins en moins et il y a beaucoup de nuages sur les sommets. Va-t’il
pleuvoir ? Non. On arrive finalement à Roche de Mio et tout de suite après,
une descente se présente sur un autre versant, plus sympathique (côté
Champagny-en-Vanoise apparemment). Je reprends de la vitesse et j’arrive assez
frais au Col de la Chiauppe. Voici Pierre de nouveau et on fait le point. La
forme est bonne, RAS ! Mais que font tous ces gens qui courent dans le
mauvais sens ? Ah, ils reviennent déjà du glacier… aïe aïe aïe mais ils
ont été rapides ! Bien ravitaillé, je repars plein d’énergie vers le
glacier. Les descendeurs sont super rapides, c’est impressionnant. Je me dis
qu’ils doivent « casser de la fibre », ce n’est pas possible
autrement ! Le terrain morainique est de nouveau là, et la pente devient
de plus en plus raide. Je mets le pied gauche sur la pointe et le pied droit
« en canard » derrière. Ça glisse, l’altitude s’approche lentement
des 3000 m, c’est vraiment dur de progresser. Je tangente les 160 bpm, il faut
se calmer et avancer plus lentement. Tout le monde semble quasiment à l’arrêt !
Finalement, c’est le glacier et toujours le gars Pierre au RdV. Ma famille est
apparemment dans la télécabine, et je repars avant qu’ils n’arrivent. Tant pis,
on se verra au col de la Chiauppe, au 2ème passage. L’endroit est un peu lugubre, et on s’élève encore dans une
sorte de brume. 5°C environ mais je conserve seulement un tee-shirt, même à la
descente qui s’annonce maintenant. Pas envie de s’arrêter dans cette zone. 3075
m sur mon GPS et c’est la bascule. Le sentier est tout pourri, on passe dans un pierrier
immonde ou certains bloquent encore le passage avec leurs foutus batons !
Je sautille de blocs instables en blocs instables. Le « pied
intelligent », la « vision laser » sont à l’œuvre ! Retour laborieux au Col de la Chiauppe.
Quelques rares « pélerins égarés» sont encore en train de monter.
Houlà, mais ils ne passeront jamais la barrière horaire, ceux-là ?! La
famille et l’ami Pierrot sont là. Super encouragements. Il va falloir bien gérer
la descente, maintenant, c’est un peu l’inconnu. Je croise Cécile :
abandon à cause du genou qui n’a pas tenu le choc. Dommage. Trêves de
bavardage, elle me pousse à y aller ! Je file vers l’Arpette, mais les cuisses et les tendons sous
les genoux commencent à se plaindre. Désolé, mais il va falloir continuer un
bon bout de temps. Pour l’instant, environ 1h30 d’avance sur la barrière
horaire au Col, ça va. La descente est longue et je m’aperçois que la vitesse
escomptée pour remonter la moyenne horaire n’est pas là. 7 km/h tout au plus,
c’est minable en descente ! La vallée est plutôt joli, et on s’éloigne
gentiment du cœur de la Plagne. On passe en montée un premier petit col, et
puis c’est la montée au col de l’Arpette qui me semble interminable. Les jambes
commencent à être bien raides. Enfin je bascule en direction de Belle Plagne,
ouf ! Le paysage est verdoyant, beaucoup de vaches. Arrivée sous le soleil
revenu à Belle Plagne ou Pierre est toujours là. Ça sent l’écurie un peu. Il
m’indique que Plagne Bellecôte n’est pas loin. Arrivé à Bellecôte (encore 1h15
d’avance sur la barrière horaire, ça va), je prends mon temps au ravito. Toute
la famille est là, on papote. Une promenade de santé, en fait cette
6000D ! Plus que 18 km apparemment, c’est du gateau. Bénévoles
toujours aussi sympa. Je recharge bien mon sac à eau et je traverse la station
(assez moche il faut le reconnaître) en cherchant un peu le chemin. Un traileur me dit : « si tu peux encore courir,
tu arrives dans 2 heures, soit 1 h avant la barrière horaire de
l’arrivée ». C’est cool. Oui, j’arrive à courir, mais pas très vite, malheureusement
(6,5 km/h de moyenne, c’est quasiment de la marche !). Cette ultime descente est vraiment fastidieuse, et la
chaleur monte. Il faut atteindre Les Thuiles, Les Coches et enfin Montchavin. A
chaque raidillon, c’est l’horreur au niveau des cuisses et j’adopte une
démarche de papy. Il y a même des escaliers, c’est l’enfer. En revanche, le
public est toujours aussi cool et ils encouragent sans cesse. Plus que 9 km
disent-ils au dernier ravito, tu parles ! En fait c’était pratiquement
11 ! ça change tout, à ce stade de l’épuisement ! Descendre,
descendre, toujours descendre. Au bout de 20 minutes, petit écriteau pour
randonneur : « Aime – 2h30 » : ça va pas le faire comme
ça ! Plus je descends plus la barrière horaire finale se
rapproche… encore ½ h de marge…. Encore ¼ h de marge. Houlà ! Petit single
où je reste coincé derrière des bâtons et leurs propriétaires. Je fulmine et
mon cardio descend à 120 bpm. Mais je n’arriverai jamais à ce rythme !
Christian me téléphone : « non, je ne suis pas encore arrivé. On se
rappelle ! ». Sympa le bout en train trésorier de tri-aventure. Finalement on aboutit à une piste cyclable près de la
rivière. Je peux dérouler enfin et j’approche les 10 km/h. Miraculeux. Je
redépasse plein de bougres qui m’avaient dépassés du côté de Montchavin et qui
marchent maintenant sur le plat ! Aime se pointe enfin et c’est la remontée finale sous le
viaduc, le petit tour dans le Centre Ville et puis les enfants qui se mettent à
courir autour de moi, c’est fabuleux. 11 minutes d’avance sur la barrière horaire (10h49), c’était
juste. 658ème sur 884 participants. Arrivée à la limite des spasmes et des pleurs, un peu comme
à l’arrivée de mon premier marathon en 2006. Le temps de se poser près de la
table du ravito final et j’entends au micro : « Daniel Bressan,
finisher» 2 minutes après moi et 14 places derrière !!! Incroyable. Moi
qui craignais ce matin un abandon du bout en train n°2 de tri-aventure !
On se congratule joyeusement. Séance photos. Daniel a fait une incroyable
remontée finale. En définitive, la barrière horaire sera décalée d’1 heure, à
12h de course. C’était bien la peine de se dépêcher d’arriver ! Magnifique course, grosse organisation. Le Trail en montagne, il n’y a que ça de vrai, vivement le
prochain !ha ha la 600d |
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|  Dimanche 3 juillet 2011 : championnat de France de triathlon Longue Distance Au programme : 3 km natation + 80 km vélo + 20 km course à pied Le triathlon débute bien. J'ai vraiment apprécié le départ natation par vagues (élites / féminines / masters /groupes d'âges /opens) car j'ai pu nager sans être bousculé. Je suis impressionnée lorsque le 1er master me double. Il nage tellement vite que je me demande où il a caché ses palmes. Bref, je continue à mon rythme et je boucle les 3 km en 55' (avec la transition) ce qui est le meilleur temps que j'ai réalisé depuis 3 ans de triathlon en natation. Je pars donc toute contente sur mon vélo. Le parcours me plaît beaucoup, les côtes sont « belles » par contre le revêtement de la route est horrible. On n'a pas l'impression d'avancer. Mais les encouragements du fan club me font vite oublier cette sensation et je poursuis mon chemin. Sur la fin du parcours je croise Yves et Jean Marc, petit signe de la main, cela fait plaisir de voir les copains. Je pose le vélo après 2h41', je suis dans le temps envisagé donc pour le moment tout se passe bien. Pour finir, il reste la course à pied et à mon avis c'est la partie la plus difficile. De plus il commence à faire vraiment chaud. Je dois donc m'arrêter régulièrement aux ravitaillements pour boire. Par conséquent les minutes s'accumulent. Les jambes sont lourdes, je cours péniblement. Cette « galère » va durer 1h44'. Je termine 321ème du scratch sur 800 inscrits et 3ème de ma catégorie. Cela fait plaisir de monter sur le podium d'un championnat de France même s'il faut relativiser le classement par rapport aux autres féminines. |
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|  Après les
Vulcains et le long trail des Citadelles, c’est le grand trail du Limousin qui
se trouvait sur mon parcours de préparation pour la TDS. Au menu, un 65 kms
(qui se révèlera être 67 kms) et 3300 m de dénivelé positif (en fait 2300m tout
au plus au final sur la Suunto – il faut bien attirer les coureurs…). Grand beau temps, pas trop chaud et
donc une météo idéale pour cette course.
Etant une préparation, je sais que je ne devrais pas partir trop vite
(souvenir cuisant du Crève Cœur deux mois plus tôt) ; pourtant c’est à un
bon 14 km/hr que l’on s’élance à 8.00 sur le site du Muret (trop vite Perrin,
tu vas le payer…). Jusqu’au 7ème
kilomètre, aucune grosse difficulté et par suite la course continue bon
train ; je remonte petit à petit le peloton. Les premières difficultés se profilent avec deux bonnes
côtes après le village de Puy Bertrand.
Les bâtons n’étant pas autorisés (zut je ne suis plus habitué), c’est
avec les mains sur les cuisses que l’on grimpe. Le paysage est sympa, très vert, évidemment très vallonné
(il faut bien trouver le dénivelé quelque part) mais par contre tout cela
manque sérieusement de technicité.
Même moi qui suis un descendeur assez quelconque je cherche
désespérément cailloux et racines (Fontainebleau, ou est-tu ?). De ce fait jusqu'au 32ème
kilomètre et le lieu-dit « La pierre branlante », c’est pratiquement
en courant tout le temps que les différentes difficultés s’avalent. Je me mets à penser qu’à cette allure
je vais finir en 6hr30’ et que moi aussi, comme Nico, je vais pouvoir avoir mon
moment de gloire et signer des autographes…J’aurais du me méfier. A partir du km 40, les premiers
prémices de crampes se profilent, les cachets de « décramp » n’ont
pas suffi apparemment et je passe donc à ma crème miracle qui avait bien
fonctionné aux Citadelles. Ça ne
marche pas aussi bien dans le Limousin et ma vitesse de croisière commence à en
pâtir : je me fais doubler par des coureurs que j’avais passé allègrement
deux heures auparavant ; ça sent le roussi. On traverse
village sur village - c’est dingue le nombre de villages paumés dans cette
région – et après une partie en compagnie des coureurs du trail des voleurs de
temps, on passe le km 50 en direction du Mont Gerbassou. A partir de là, je vais littéralement
me trainer jusqu’à l’arrivée. Après le km 59 et le dernier ravitaillement le
parcours devient de nouveau roulant hormis la côte des Thermes qui sonne un peu
le glas de ma résistance (j’ai les jambes raides comme des poteaux ; en étirer
une partie génère immédiatement une crampe à un autre endroit). On me double encore. Au total j’ai bien du perdre 60
places…(adieu les autographes). Il ne reste plus qu’à affronter les célèbres 42
marches de la chapelle (Cathy est là et m’encourage, ça fait du bien !!)
et plonger sur l’arrivée. Au final
7hr53’ et aux alentours de la 120ème place. Je suis quand même satisfait (une bonne
prépa pour la TDS) mais je ne pense pas la refaire (on coure énormément et
c’est plus pour les « routiers » ; même si j’en étais un il y a
quelques années…). |
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|  Alors Vincent, raconte Paris… Cette journée commence tôt, très tôt… lever 5h. Pour être à
5h30 dans le métro, et à 6h devant l’immense parc à vélo. Sur le Champ de Mars,
s’il vous plaît. Hé oui, Paris, c’est surtout cela : Nager dans la Seine,
pédaler sur les quais et dans le bois de Boulogne, courir entre la tour Eiffel
et le Trocadéro, devant des milliers de spectateurs. Voilà probablement
pourquoi nous sommes plus de 3000 à nous jeter au niveau du pont Alexandre III
à 8h. Je me place sur la première ligne. Un puis deux, dix, commencent à nager
avant le signal du stater. Je pars aussi, imité finalement par toute la troupe
de triathlètes. J’ai vraiment de bonnes sensations, ne suis pas gêné, et pose
bien ma natation. Les 1600 m sont vite avalés. Début d’une très longue
transition… Je décide de ne pas courir à toutes jambes, je fais ma transition
tranquillement, traverse avec mon vélo les 800 m du parc, et c’est parti pour
39 km en peloton. On roule par groupe de 20, 30 triathlètes. Je trouve un
groupe à mon rythme. Je regarde le compteur : 40, 42, 44 km/h, on roule à
tombeau ouvert. On passe sous les ponts sans rien voir, là, je me dis que si
l’un d’entre nous fait un écart, il y en a 20 par terre… Je pose mon vélo en
1h03 , transition comprise. J’ai une certaine appréhension, car ma course à
pieds est délicate depuis le début de la saison. Je pars donc doucement, à la
sensation. Sans vraiment trop forcer. Mais les sensations sont bonnes, et
j’accélère le rythme. La montée du Trocadéro est bien négociée. Je vois le
panneau 3 km, et me risque à regarder ma montre, peur d’être déçu :
13’ ! Alors là, je me dis que je suis dans un bon jour, et j’en remets une
louche. Le deuxième tour sera encore plus rapide que le premier, je termine les
9,5 km en 40’40, soit 4’16 au kil. Ca y est, j’ai enfin pu « poser »
ma course à pieds !!! Je suis super heureux, 258ème au final en
2h14’. On aime ou on n’aime pas,
mais Paris reste un tri à part. A essayer, franchement. Même si je préfère la
pleine nature. Prochain objectif, l’half-ironman de Gérardmer. Je n’ai pas fait
de long depuis 1999… A Gérardmer, le vélo - mon point faible- fait 93 km avec
1800m+…Alors soyons humble, un seul et unique objectif : FINISHER… |
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|  IL Y A DES JOURS AVEC ET DES JOURS SANS, ANSELME NOUS RACONTE CEPOY. 1er mai, jour du muguet pour
certains, 1er triathlon de l'année pour moi et quelques camarades du club :
Sonia, Yves, Jean-Marc, Jean-Luc, Fred et Joël. Le rendez vous est donné à
Cepoy pour un CD, 1,5km de natation, 40km de vélo et 10km de CP, sous un soleil
radieux et l'envie d'affronter le chrono après 6 mois d'entrainement. Je
n'arrive pas dans une forme olympique mais reste positif. Après un échauffement vélo de
15mn, je prends mes affaires et file au parc à vélo 25mn avant le départ pour
préparer ma place. Je me rends compte tardivement que j'ai laissé ma puce dans
la voiture. Je repars en courant au parking, qui doit se situer à 1km aller
retour du parc, sachant pertinemment que je payerais cet effort plus tard. Une
fois ma puce récupérée, j'essaye de me remettre dans le bain en me dirigeant
vers la zone de départ natation. Céline me rejoint en courant en me criant
« tu as un pneu qui a éclaté ! », 2ème galère de la journée ! Je
retourne donc en courant au parc à vélo pour réparer avant le départ de la
natation. Le pneu avant est effectivement à plat, je répare rapidement, le
départ des filles est tout juste donné. Je retourne au départ de la natation,
enfile ma combinaison et rentre dans l'eau pour un court échauffement ... le
départ est déjà donné. Je pars loin de la ligne, pas du tout concentré. Au bout
de 100m c'est l'asphyxie, impossible de respirer correctement. J'alterne donc
crawl et brasse en espérant récupérer un peu mais j'ai la poitrine vraiment
comprimée. Je commence à me dire que les 1500m vont être très longs et je doute
même de ma capacité à terminer. Je continue malgré tout et détache ma
combinaison à la mi-parcours (en perdant pas mal de temps au passage, le zip
étant bloqué) afin de respirer un peu mieux. Je termine péniblement et sors
très très loin des premiers. J'ai le moral bien entamé. Je pars pour la 2ème épreuve, le
vélo. Les jambes tournent plutôt bien mais je sens que ça brule très vite si je
mets trop de braquet. A part un petit coup de mou au 30ème km je termine plutôt
bien mais avec les jambes trop
lourdes à mon gout. J'ai manqué un peu d'eau sur la fin. Le départ en course à pied est
plutôt correct mais au bout de 500m une barre au niveau l'estomac m'empêche de
respirer, de boire et de m'alimenter. Elle ne me lâchera pas jusqu'à l'arrivée.
A chaque kilomètre, j'hésite à retirer mon dossard, je souffre mais continue
malgré tout (je me demande bien pourquoi d'ailleurs). Le passage à la mi
parcours me remotive et je me dis que je ne peux plus abandonner maintenant. La dernière ligne droite pour
atteindre l'arche d'arrivée est interminable, je suis à l'arrêt et je me fais
doubler sans pouvoir réagir. Je franchis la ligne très loin et très déçu du
résultat mais satisfait d'avoir terminé. J'espère que ce sera l'un des
pires triathlons de ma vie. Je continue mon apprentissage de la discipline et
garderais en tête cette épreuve qui m'a montré à quel point il faut rester
humble devant le triple effort (sur un CD et qui plus est sur des formats plus
longs). J'ai une petite pensée pour Sonia
qui était également dans un jour sans. Rendez vous à Orléans pour, je l'espère,
rebondir et effacer cette mauvaise journée. |
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|  Premier triathlon de la saison et premier abandon, c'est difficile de démarrer ainsi mais il y a des jours sans. La journée démarrait plutôt bien avec une météo très agréable et une température de l'eau annoncée à 20 °C. C'était ma première participation à ce triathlon qui était bien organisé. Nous étions beaucoup de triathlètes de tri-aventure à y participer. Le départ des féminines est donné 5' avant les garçons. Nous sommes donc une trentaine à nous élancer, quel plaisir de nager sans prendre de coups. Les sensations sont plutôt bonnes. Nous avons une sortie à l'australienne, bien glissante puis je repars sur une deuxième boucle que je réalise dans le même temps que la première. Belle régularité. Je sors en 8ème position chez les filles avec un temps natation de 27'16. Dés la sortie de l'eau, il faut enchaîner avec une longue transition et je sens tout de suite que mes jambes ne vont pas bien. Cela se confirme rapidement sur le vélo. Certains diront que mon temps est correct (1h12 pour 40 km) mais moi je ne le pense pas. Je n'avais pas de force pour pédaler. Le moindre faux plat montant était difficile. Sur le plat je n'arrivais pas à rouler vite. J'ai eu le sentiment de me battre tout le long du parcours. Je dépose le vélo très fatiguée en 3ème position et j'essaye d'enchaîner avec la course à pied. Je pars péniblement mais je suis essouflée. J'essaye de courir jusqu'au premier kilomètre mais je décide d'abandonner car il était impossible de continuer ainsi. Il est évident que c'est une déception. Rien ne laissait présager cette contre-performance, bien au contraire à l'entraînement tout allait bien. Cette semaine sera consacrée à du repos total. Et j'espère retrouver des sensations meilleures lors du prochain triathlon : le sprint d'Orléans le 15 mai. |
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TRAIL DE GUERLEDAN Samedi 11 juin 2011 Ca y est, c’est le grand week-end que j’attendais avec cette
course sur les terres de mes ancêtres. Nous sommes arrivés la veille chez mes
parents avec Véro et mon meilleur ami Fred. Il fait très beau ce samedi pour aller retirer mon dossard,
malheureusement les prévisions ne sont pas bonnes du tout pour le lendemain. Je me sens bien , heureux d’être ici , on s’est prévu un bon
repas pour le samedi soir : tourteaux , crevettes, saumon… pas de vin,
juste une bière brassée en Bretagne bien sûr. Ah oui, évidemment, j’avais préparé consciencieusement mon
sac de course avant de partir pour ne rien oublier. Oui vous l’avez tous
deviné, j’ai oublié quelque chose : mes manchons de compression des
mollets… obligé d’en racheter une paire (BV cette fois pour changer) Dimanche 12 juin 2011 J’ai passé plutôt une bonne nuit, mon nez est toujours bien
bouché par une espèce de rhino-sinusite et je tousse encore mais c’est pas ça
qui va arrêter un sanglier non. Ouverture des volets avant le petit-déj et là …. La météo ne
s ‘est malheureusement pas trompée : pluie, vent, fraîcheur :
rien de ce que j’avais commandé. 08h00 : on décolle de la maison et on arrive à l’Abbaye
de Bon Repos (5 min de trajet) 08h20 : brieffing 08h30 : départ de la course, j’essaie de ne pas partir
trop vite mais encore un peu trop vite encore certainement : un vrai
sanglier de compétition qu’est ce que vous voulez. Il me faudra bien trois ans
pour comprendre et ma licence de vétéran l’année prochaine. On part le long du
canal pour 3km de plat : 1 premier groupe de 30 coureurs part devant avec
Pasquio et consort, je reste avec une 10aine : allure 14.5km. Enfin la première côte, et premier constat, je respire
vraiment pas bien et m’asphyxie plutôt rapidement pour un grimpeur :
gestion, gestion avec de la marche dans les côtes. Les singles sont superbes, une première longue descente
technique bien gérée en doublant tranquillement. Je revoie Véro et Fred pour
leur donner mes manchons (bras) et leur dire que tout va bien. On remonte sur les crêtes de la Vallée du Daoulas , superbe
single technique où je me sens très à l’aise. Tout va bien, je revoie mes deux accompagnateurs au 20ekm
avant le 1er ravito que je zappe. La pluie est loin de se calmer, mais bon on est tous trempé,
on arrive vers le barrage du lac de Guerlédan et sa grosse montée pour basculer
sur la rive sud, celle des Côtes d’Armor, ma rive de gamin. Ca va être vraiment
dur ,surtout après Landronec jusqu’à l ‘arrivée, mais c’est là que je
coure quand je viens en vacances ici alors que du bonheur… Malheureusement, beaucoup le savent, je sens une douleur à
l’extérieur du genou avant la descente sur le barrage ( douleur déjà connue une
fois et que m’inquiète déjà beaucoup pour la suite). Ma foulée change, la tête
n’est plus en mode « bien être total » à faire abstraction de
la fatigue. Véro et Fred sont là avant cette terrible montée du barrage :
« Ca craint, je commence à avoir mal au genou ». Je les revoie 5km plus loin, ça me redonne du moral mais la
tête lâche, les deux genoux me font souffrir… On arrive près du 35eme km, sur le superbe single le long du
lac, « mon single », et me voilà en train de marcher : je ne
peux plus , je vais abandonner…. Mais il faut marcher jusqu’au 40eme km,
Keriven pour retrouver mon équipe technique qui commence à s’inquiéter :
je viens de passer de la 30eme place environ à plus de 100 et je ne suis
toujours pas là, ils ont compris. J’y suis presque, une dernière anse à suivre et j’y serais,
je suis déçu frustré, triste mais ma décision est prise : L’ABANDON. Et
là, un podologue de PODO-OUTDOOR passe, arrive à me convaincre de me strapper
,gel, bombe de froid pour me permettre de finir. Je n’ai pas de photo
malheureusement mais ça donnait un look sympa : Sylvie tu aurais eu pitié
de moi comme beaucoup de femmes sur le bord des chemins …(il faut rester soit
même non…) Pourquoi toi Sylvie, c’est le contrat avec François, tu le sais. Vous connaissez la suite, j’ai fini en marchant :
impossible de courir sur le plat, dans les descentes n’en parlons même pas
alors qu’elles sont magnifiques. J’étais sur des bases de moins de 6h (6h était mon
objectif), je finis en 6h58 (moins de 7h, superbe…) mais je finis : plus
de 20km de randonnée sous la pluie sur la partie que j’attendais et connaissais
sur le bout des orteils. Mes genoux me font mal même en marchant sur la fin, le nez
est toujours bouché mais mon pote et ma femme sont fières de moi : quelques larmes de
frustration mais le sourire est vite de retour, et ma tête déjà tournée vers
une nouvelle étape dans ma découverte du TRAIL : Les Templiers (là
pas de pression, juste un but : FINISHER) Bonnes courses à tous à travers tous nos magnifiques
Singles.(les routiers, il faut y goûter) |
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