Les templiers vus par Fred
Une semaine avant la course, c’est officiel j’ai pu récupérer un dossard. Je vais donc aller découvrir cette course dont on parle tant et surtout retrouver un gros groupe du club déjà inscrits. Objectif comme d’hab : en profiter un maximum.
Seul petit problème : la grève du carburant. Va-t-ton pouvoir partir ?
Finalement c’est bon. Le samedi matin décollage à 7 h 00 du mat en voiture avec Olivier.
Trajet tranquille avec un roi de l’organisation (chocolat chaud, petit gâteau, salades de pâtes , …)
On arrive sur place vers 13h30, et c’est avec grand plaisir que l’on retrouve François.
Direction repas, le marathon avec Nico, Xavier et Vincent est déjà parti. Le prochain à partir est Didier.
On a prévu de se reposer un peu, mais après être aller faire un tour au village, il est temps de voir Didier partir, puis je retrouve Lise (des diesels poussifs et 2è à l’impérial trail) toute fringante après avoir terminé l’endurance ultra trail la veille au soir.
Après un peu moins de 5 h de course arrive Nico. Petit footing pour l’accompagner sur le dernier km et rebelote 15 min plus tard pour Xavier. Ils nous annoncent tous les 2 un parcours beau et dur.
Après le repas du soir avalé, c’est dodo de bonne heure. Demain un gros client nous attend.
5h du mat réveil.
A 6h 15 le départ est donné. On est plusieurs du club de la partie : François, Olivier, Eric, David et moi.
David (et je ne l’ai pas vu faire sinon j’aurai fait pareil) a sauté par-dessus la barrière pour bien se placer au départ. C’est un bon choix, car on était plus de 2500 au départ, et ça fait beaucoup. Les autres on est parti dans les derniers et on peut en témoigner.
Je découvre donc que mal placé sur une telle course, ça rend les choses plus longues. Dès la sortie de la ville, je comprends que c’était une grosse erreur, mais maintenant faut faire avec. Dans la nuit je ne vois aucun des gars de la bande. J’avance comme je peux, en essayant de doubler quand cela est possible. La météo est pas terrible avec quelques gouttes qui nous accompagnent.
Sur le plateau ça roule et c’est large, donc j’en profite. Après il faut descendre sur Peyreleau, et là je comprends qu’il va falloir que je prenne mon mal en patience. En descente dès que je peux je dois doubler sur les bas côtés et sinon je patiente.
Arrivé à Peyreleau (1er ravito) je croise Isa à qui je laisse ma frontale. Elle m’annonce que David est devant et que les autres sont derrière : je ne les ai pas vu dans la nuit et au milieu de tout ce monde !! Je ne m’arrête pas au ravito : comme d’hab, mon idée est d’être le plus autonome possible.
Après le ravito ça remonte et là c’est la crise : ça bouchonne même en côte maintenant !
Sur le plateau ça recourt, donc j’en profite. Mon obsession devient : m’arrêter le moins possible pour ne pas être constamment dans les bouchons !! En plus la météo n’est pas terrible, donc je ne peux pas faire trop de photos.
A Saint André de Vézines (2è ravito), je fais remplir mes gourdes et repart.
Direction La Roque Sainte Marguerite où il paraît que le plus dur nous attend. Bien sûr ça bouchonne pas mal. Incroyable le nombre de personnes crispés en descente sur ce genre de courses.
A la Roque, je recroise Isa et toute la clique. On m’annonce l’abandon de François au premier ravito et d’Olivier au 2ème. Ils ont été raisonnables, c’est une bonne chose. David est toujours devant et le restera. Belle course monsieur le président.
Je remplis encore les bidons et c’est reparti. Depuis le début, je mange en marchant. Il faut bien que les bouchons servent à quelque chose.
Effectivement, à partir de maintenant, les montées sont des murs, les chemins sont techniques (parfois à flanc de falaise), et les descentes rendues glissantes par la pluie, la boue et les nombreux passages. C’est clairement la partie la plus belle avec des rochers bien particuliers.
J’ai bien fait d’apporter les bâtons, car ils me sont bien utiles. Une des montées se fait dans un lit à sec. Celle là elle a piqué fort !! La descente jusqu'à Massebiau se fait avec de belles parties glissantes (je me suis même une fois assis sur mes talons et s’est descendu tout seul).
Une fois au dernier ravito de Massebiau je fais part à François de mon inquiétude pour Eric dans les descentes. Et encore, ce n’était rien jusque là.
Le dernier mur jusqu’à la grotte du hibou et dur comme annoncé. Et la descente du hibou alors : une piste de ski !!! L’orga avait fort justement placé des cordes, mais malgré ça, avec la boue je me suis retrouvé 4 ou 5 fois par terre. Cette descente sera supprimée après le 1100è coureur vu sa dangerosité au fil des passages et à cause de la pluie.
L’arrivée se fait dans Millau après 1,5 km de bitume.
Voilà, la course est bouclée. Les sensations physiques sont plutôt bonnes : pas de contractures et j’ai couru les parties roulantes et les descentes.
David finit 271ème en 9 h 43 min 07 s : ça fait plaisir !! Eric finit 919ème (quelle précision !!) en 11 h 40min56s.
Je finis 386ème en 10 h 09 min 55 s.
Bilan de la course : même si les sensations physiques ont été bonnes, je garde une énorme préférence pour les trails en montagne. J’y trouve plus d’âme. C’était malgré tout une expérience intéressante et surtout sympa d’être avec le groupe.