TRI-AVENTURE
PAYS DE FONTAINEBLEAU

Les Piqueurs par Tiben

Pendant que certains participaient à la première du raid TARAS, je me rends dans le Puy de Dôme pour un trail qui me fait de l'œil depuis longtemps : Les Piqueurs. Il porte bien son nom puisque cette course fait très mal aux jambes. Mais à Saint Jean des Ollières, ce mot à un double sens puisqu’il signifiait plutôt « mendiants » au XVIIIe siècle. Eh oui, un peu de culture pour montrer que les coureurs ont des jambes mais aussi une tête (et aussi Wikipédia !!!!! MDR).

La devise des organisateurs est « un trail, hors du commun, qui vous sortira des sentiers battus ». Ah oui, je confirme ; 52 km et 2 500 m D+, pratiquement pas de route, des chemins qui n’existaient pas avant notre passage ! Ici, mieux vaut ne pas faire sa précieuse !

Je pars juste avant le lever du jour et je suis tout de suite dans le bain ; le bain de pieds, le bain de boue ! Du début à la fin, je les aurais trempés.
Terrain détrempé, grimpette d’une cascade, des remontées et traversées de cours d'eau (certains chemins s’étant même transformés en ru !) seront les maîtres mots (ou maux c’est au choix !) de cette journée.

A peine échauffé, une cascade de roche m'attend, sortie de je ne sais où !
Ensuite des montées et descentes pas énormément longue mais d'une raideur jamais vu. Sur certaines portions, il est obligatoire de prendre la corde mise à disposition. Même comme ça, il est difficile de se mouvoir et je fais un joli vol plané dans une descente.

Mais les organisateurs, très sympas, nous encouragent en nous laissant quelques messages sur des pancartes : « Désolé, on n’a pas trouvé plus raide », « L’escalade, c’est par là ! » ou bien « Ravitaillement à 1 km ; maintenant on accélère ! » alors que j’étais encore dré dans l’pentu…

Et comme ce n’était pas encore assez dur, le rude hiver ayant déraciné beaucoup d’arbres, j’ai régulièrement joué à saute-mouton et à pli toi en quatre pour passer ! Un vrai parcours du combattant !
D’ailleurs, je classerais plus ce trail dans la catégorie Raid, tellement il est diversifié et exigeant.

Les paysages sont très variés et j’en prends pleins les mirettes, à commencer par le vallon de Martinanches et son château du même nom.

Un dernier effort pour faire l’ascension du chaos basaltique et pourvoir admirer Notre Dame du Pic de la Garde et une vue panoramique sur la région, notamment le Sancy encore enneigé.
Et puis, quelques kilomètres plus loin, arrivée sur le village perché de Saint Jean des Ollières.

Je termine en 8h10, 117e sur 175 inscrits.

C’est un trail accidenté, technique et très exigeant aussi bien physiquement que mentalement. Dès le 15e km je me suis senti fatigué, ça a été un combat incessant tant les temps morts étaient rares.

Ici, pas le temps de chercher des Trèfles à quatre feuilles.
Ce trail des Piqueurs me tenait à Cœur et il a bien failli me mettre sur le Carreau.
 

On rigole pas sur l’ORIGOLE !!!! par Pierre-Jean

Plantons de suite le décor : une édition unique spéciale 10ème anniversaire, soit une boucle de 55 km, de nuit, par températures négatives, un seul ravito liquide ( l’essence même du trail ), 1800 m D+ avec uniquement des bosses de 30-50m D+ ( je vous laisse imaginer leur nombre ). Petite satisfaction tout de même : l’absence de boue qui aurait encore plus compliqué nos affaires…
Yan, mon compagnon d’une course, et moi-même arrivons 2 h avant le départ. Le gymnase glacial car non chauffé nous met déjà dans l’ambiance. Nous retrouvons sur place Fabrice qui lui a signé pour une deuxième boucle et un total de 110 kms….Y aurait-il plus fou que nous ????
Collation d’avant course avalée, en tenue, c’est l’heure du briefing d’avant course. Pour résumer, en gros, on va morfler !!!!!
19h30 sonne l’heure du départ. Nous partons sagement en queue de peloton, comme Tiben me l’avait sagement conseillé ;-))))) Le premier bouchon et ralentissement passé, nous ne boudons pas le plaisir de doubler au fil des kms qui s’égrènent. Mon exercice favori en descente !!!!!
Les singles et les bosses s’enchaînent jusqu’à l’unique ravito du 29ème km. Les premiers DNF sont rassemblés autour d’un brasero. Ils étaient déjà une centaine à ce stade de la course…..
Les rumeurs diront qu’ils ont avalé le peu de solide de dispo. Pas cool les gars !!!!
L’arrêt se compte en minutes mais nous nous sommes déjà bien refroidis. Yan se remet à gambader le premier, je ne le reverrai qu’à l’arrivée.
La deuxième partie de course sera la copie conforme de la première avec une farandole de singles, certains rappelant Fontainebleau, mêlant sable, bruyère et rochers. Que du bonheur !!!!
L’occasion de croiser les lapins runners ou de discuter avec les chinois présents, points UTMB oblige.
L’heure de la délivrance arrive enfin après 8h16’ d’effort : 151ème sur 435 partants et 270 finishers.
8h00 pile pour Yan et 110èmè place
Gros coup de chapeau à Fabrice qui termine son ultra en 17h38’. Bravo l’artiste !!!!
Difficile enfin de passer sous silence qu’au travers de notre participation, nous avons permis modestement que les organisateurs reversent 50 000 € à l’AFM dans le cadre du Téléthon.
Quand sport rime avec solidarité ;-))))
 

Retour de croisade - Tome 3 par Ti'Ben

Les Templiers… L’origine du trail… Là où tout a commencé…

Je reviens pour la troisième fois à Millau, après deux Grand trail des Templiers (2500 personnes au départ). Cette fois je m’aligne sur une course beaucoup plus intimiste : L’Intégrale des Causses : 420 dossards, 63 km et 3300 m D+.
Qu’il est plaisant de retrouver ce décor où le temps semble avoir suspendu son vol. Quel décalage entre nos vies urbanisées et ces villages médiévaux ainsi que ces plateaux calcaires vertigineux.

Le départ est donné à Mostuéjouls, à l’aube, à l’heure où blanchie la campagne. La température « freeze » le 0 °C. Il est temps de lâcher les fauves.
Les premiers kilomètres se font en compagnie de deux loups enragés, Stéphanie et Pierre-Jean, les deux autres Tri-Aventuriers de la meute. Ils ont les crocs comme jamais. Ils partent sur un rythme plus élevé qu’à mon habitude. Mais je sers la mâchoire pour ne pas perdre le contact.
Nous montons très vite sur les hauteurs tout comme le soleil qui vient nous réchauffer le pelage. Les paysages sont à couper le souffle ; c’est peut-être pour ça que j’ai du mal à suivre mes camarades.
Cependant, mes temps de passage me semblent meilleurs qu’espéré. Alors je crois en une belle surprise. Même si je souffre, je prends un maximum de plaisir, toujours la banane. Je ne suis pas un loup solitaire mais, en ces instants où je suis souvent seul au milieu de cette immensité … que je suis bien !

La fin approche et les 10 h de courses aussi. Terminer sur un compte rond serait sympa alors je m’en donne les moyens : j’ouvre grande la gueule, tire la langue pour avaler un maximum d’air nécessaire à oxygéner mes cuisses. Je cours ventre à terre sur les 400 derniers mètres ! Verdict… 10h00’28’’ et 141e.

Je me lèche les babines de ce résultat !
 

Tiben en visite à belledonne

Retour de weekend dans le massif de Belledonne pour accompagner mes cops' sur un p'tit bout de L'Échappée Belle.
On nous ment sur la marchandise :
La montagne est effectivement massive et belle mais elle ne se donne pas facilement.
Ne pas espérer la dompter ni même l'apprivoiser... Mais pour entrevoir les atours de la Dame, il faut une pincée de patience, une once de persévérance, une goutte de courage, un poil d'abnégation, un grain de folie...
Mais avant tout il faut savoir rester humble et avoir un coeur aussi gros que les rochers qu'elle vous laisse caresser avec vos plus beaux souliers.
Au total, 68 km, 5400 mD+, 2 nuits à la belle étoile pour un temps passé de...27h30.
Quand je pense que la trace complète fait 144 km pour 11000 mD+...

Aller, assez parlé, la Belle s'impatiente de se montrer sous ses plus belles parures !

Ben, le 'Ti homme qui essai de murmurer aux p'tits cailloux.
 

L'apres Transju' trail par Pierre jean

Ils sont givrés ces Trailers !!!!
Non content de leur arrivée triomphale de la veille à la TRANSJU, une grande partie des ultimos (les derniers, en clair dans le texte) se sont retrouvés pour un baptême de CRYOTHERAPIE.
11 trailers au total en mode récup.
Quoi de plus normal après avoir bravé les intempéries jurassiennes d’affronter les températures extrêmes. Jugez plutôt : - 110°C pendant 3 minutes !!!
Accueillis par le directeur en personne, et dans une ambiance des plus détendues, le premier trio rentre dans la première, puis la seconde et enfin la troisième pièce où le chronomètre se déclenche.
Fabrice fanfaronne comme à son habitude ( je serais bien rester plus longtemps, dira t-il plus tard !!! ).
Deuxième trio avec Hervé, son fils Dorian et Pierre-Jean. La troisième minute s’avère la plus délicate (comme pour la chaise avec Captain Jack !!! ), Hervé cherchant même à faire une boule de neige.
Suivent ensuite Benoit l’américain et Lilian dont la seule préoccupation majeure sera d’éliminer la dernière petite goutte après avoir uriner…..
Enfin, dernière équipe avec Virginie, Briac ( dit l’imposteur car n’a pas couru ) et Luc.
Une expérience inédite donc qui a ravi tout le monde, se terminant devant une bonne bière dans une taverne non loin de là.
A renouveler…..
 

Transju' trail 2016 par tiben

Cette année encore, Hervé notre GO du club, bien aidé de Lilian, nous a proposé une superbe sortie club, direction le Jura pour la Transju' Trail. Nous sommes logés dans un grand chalet façon classe verte.
55 personnes ont répondu présent ; et il y en a pour tous les goûts : kilomètre verticale, 10 km, 23 km, 36 km et 72 km.

Je m'aligne sur le 36 km pour 2000 m D+ avec l'idée de faire la course du début à la fin avec Pierre-Jean.
Avec une météo pour le moment plutôt clémente, le départ est donné de Morez ; et non pas Moret (sur Loing) que toute l'Europe doit maintenant connaître après les énormes inondations de la semaine.
Pas le temps de pavoiser, le cardio monte toute de suite en même temps que le dénivelé car si l'on ne veut pas être englué dans le ventre mou, il faut envoyer un minimum et sans échauffement, le souffle est court et les jambes déjà bien sollicitées.
Le terrain de jeu, du fait du temps exécrable depuis un mois, s'est transformé en station thermale ; spécialité : la boue pratiquement de bout en bout (ok, elle était facile celle-ci !).
A Prémanon, nous passons sur des pistes de ski et remontons tout droit par le tracé d'un téléski. Mais où sont les tire-fesses ! Pas grave, c'est ce que l’on aime la grimpette ; et quel bonheur de redescendre l';intégralité de la piste !

Le binôme bascule en Suisse pour monter La Dôle. Nous ne nous attardons pas car le temps couvert nous empêche de voir la chaîne du Mont-Blanc. Rapidement, le Col de Porte s'offre à nous. Wouah, mais elle est énorme cette porte ; pas très longue mais bien raide ! A ce moment-là, je pense à nos ancêtres qui devaient régulièrement emprunter ce chemin escarpé par tout temps et sans le confort de nos paires de chaussures derniers cri...
La pluie, discrète jusque-là, fait son apparition ce qui me donne l'occasion de sauter à pied joint dans les flaques d'eau.

Nous terminons en 6h00 tout pile, heureux d'en avoir terminé car le temps se dégrade et certains de nos copains encore en course sur le 36 et le 72 km se font copieusement arroser par la pluie et la grêle.
Le weekend s'est terminé en apothéose, lorsque sept de nos Tri-Aventuriers alignés sur le 72 km franchissent en groupe, main dans la main, la ligne d'arrivée en … dernier ! L'organisation était déjà en train de ranger, mais un bastion de supporter les attendait pour les acclamer comme il se doit. L'entraide des uns et des autres a permis à certains d'aller au bout d’eux-mêmes pour franchir la ligne d'arrivée.
https://www.facebook.com/LaTransjutrail/videos/vb.156553744415078/1083321898404920/?type=2&theater

De l'avis de tous, ce fût un trail dur, mais je suis sûr que tout le monde est prêt à signer à nouveau pour l'année prochaine. Prem's !!

Ce weekend, je le place sous le signe de la solidarité, essentielle pour vivre en communauté ; chose que les trailers de Tri-Aventure maîtrise à la perfection.

TiBen
 
Guadarun par Riitta et Benoit

Pendant les vacances de Pâques, nous avons vécu un aventure humaine extraordinaire avec une quarantaine de Guadarunners venus de tous horizons à l'assaut d'un parcours de 150 kilomètres sur les 6 iles de l'archipel de la Guadeloupe (La Désirade, Marie-Galante, Terre-de-Haut, Terre-de-Bas aux Saintes, la Basse-Terre et la Grande-Terre).

La Guadarun est un véritable florilège de paysages variés d'une époustouflante beauté et d'une diversité de terrains allant du roulant au crapahutage pour atteindre le sommet des mornes, sans oublier la traversée de la jungle guadeloupéenne. C’est un raid aventure haut en couleurs en pleine Caraïbe pour une évasion exotique intégrale en pleine immersion sportive et culturelle.

Nous avons reçus un accueil extraordinaire des organisateurs et de la population locale. Nous avons liés des amitiés avec les participants dans l’effort de la course et de l’après course. Nous faisons maintenant partis de la famille des Guadarunners et nous retrouverons sur d’autre courses. Notamment, le trail en Haut-Forez le 19 Juin par la même directeur de course: http://www.lessallestrailenhaut-forez.com/spip.php?article5

Pour plus d’info sur la Guadarun, consulter la page facebook https://www.facebook.com/GUADARUN/

Riitta et Benoit Charrier
 

Marathon Valencia par ChRistian

Et voilà, mon 7ème marathon torché ;) avec Sandrine, Gilles et Nathalie C'était celui de "Valencia"

Je visais 3h25-3h27 et j'ai finalement fait 3h51'37 (mon garmin)...

Temps : 3h51mn 31 (temps puce)
Temps officiel : 3h54mn 52
Position : 7346/14065

Vous vous posez la question "pourquoi Groskiki", en fait, c'est tout bête, lors de mon inscription avec Sandrine, on a déliré sur "Le père est une ordure" et la scène de "Zézette épouse X" mais comme ça rentrait pas dans le surnom, j'ai mis "Groskiki".... Donc pas de sous-entendu les gars....

Une minute de silence pour les victimes des attentats du vendredi avant le départ, très émouvant... Nous étions environs 500-600 français sur presque
16000 participants ...

Le départ est donné et il fait beau et bon... C'est super...

L'ambiance est du tonnerre...

La preuve, malgré la musique à un niveau correct sur mon baladeur je l'entendais à peine.... Mais peu importe.. Les gens sont là tout le long avec des percu partout et tout le long du parcours....

Le premier semi impeccable.... Tout allait bien.. les cuisses et la sensations... c'était top..
Le 1er 10 km en 47mn38
Ca roule super et trop content de ma moyenne 4'46/km.. C'est bon ça
Le 2nd 10 km en 48mn43.
La moyenne augmente un peu mais pas grave ave 4'53/km.. Suis toujours dans mes objectifs.. C'est le temps "perdu" dans les ravito et le fait de doubler du monde :)

Au Semi 1h43 environ (pas de lap sur ma montre)

Certains coureurs commençaient à marcher et moi j'en ai vu qui allait n'était pas bien car étendu par terre avec les secouristes..

Le parcours est superbe et je prends le temps de voir quand même les endroits ou l'on passe..

A la douche avec les lances à incendies des pompiers disposées le long du parcours... 3 ou 4 douches et qui font du bien..
On recherchaient tous aussi l'ombres dans le parcours.. Le soleil tapait bien...
Et les gens tout le long du parcours nous encouragent et nous soutiennent
Je tape dans les mains des enfants qui nous encouragent aussi...
Et y'en a qui est à donf car il frappe bien... Ca fait plaisir à voir...

Toujours cette ambiance de folie et des drapeaux français, ça fait chaud au coeur"...

Le 3ème 10 km en 51mn39
La moyenne est plus dans les objectifs 5'10/km. Je me dis va falloir que je m'arrache sur le dernier 10 km et c'est faisable...

Et pourtant hydratation au top à chaque ravitaillement car petite bouteille entre chaque ravito..

Seul bémol, c'est la nourriture, seulement des abricots et ce à partir du 20ème.. Mais j'avais prévu le coup, j'avais des barres de pâtes de fruit... Donc no blémo...

Et là partir du 30ème, les fessiers et les cuisses qui tirent un peu au début et de plus en plus vers la fin.... Mais je lâche rien.. Or de question.. Je veux la médaille et je l'aurai.... Même si je devais finir un marchant.
Au revoir mon objectif mais pas grave c'est plus le but...
Le finir ne serait-ce qu'en mémoire des victimes des e....... de m...... de s....... de fdp de leur race... (désolé mais je me lâche)....

Donc je continue à courir et je marche de temps en temps durant 200 mètres pour ne pas trop forcer sur mes fessiers et mes cuisses...Et là, on est pas mal à marcher.... J'espère que Sandrine, Gilles et Nathalie vont bien et ne souffrent pas trop non plus....

Le chrono en prend un coup...
Le 4ème 10 km en 1h 05mn et 02 sec... Bim quasi 20 mn dans ma face....
Les douleurs sont plus fréquentes mais tenables...

Et là du 30ème au 37ème je regarde plus les gens et le "paysage"... En mode zombi :) Mais à partir du 37ème je lâche plus rien.. Je réduis grave l'allure m'en fous, le but c'est de finir....

Au 40ème, je ne m'arrête plus.. je trottine.... La preuve 18mn28 avec une allure de 6'34/km... Mais j'ai passé la ligne.. YESSSSS

Je suis arrivé en "mode" avance programmé au radar car j'ai même pas vu et entendu Nathalie m'encourager sur la ligne d'arrivée...

Ce n'est pas mon dernier marathon loin de là... Je compte battre mon record de Nice-Cannes 2014 avec moins de 3h27'32....

On a passé un superbe week-end dans une ville magnifique et chaleureuse...
Avec un temps superbe et un petit tour à la plage et avoir mangé des paëllas et bu des "binouzes" après le marathon bien sur..

.."

Et quelques photos
 

"Mon premier triathlon" par cHRISTIAN

Et voilà, mon premier triathlon en "Contre la montre" en équipe "Les SUGOMIS" (art de vivre japonais) avec Stephane et Gilles à Colmar...

Merci à Agnès et Nathalie de nous avoir supporté et soutenu durant le triathlon..
Et Nathalie, j'attends les photos et vidéo....

Et comme une aventure n'arrive jamais sans encombre...je vous le donne dans le mille... Et oui j'avais oublié mon certificat médicale pour le tri chez moi..
Donc samedi matin en urgence chez le médecin pour avoir un certificat...

Et bien j'ai adoré.. On s'est éclaté comme des fous...
Même en faisant 700 mètres de brasse sur 750 m en natation et bien même pas noyé....

Natation : 18 mn 54 (5'15 / 100 mn)
Transition 1 : 6'41"3
Vélo : 38'40 (22.1 km/h)
Transition 2 : 2'41"8
Course à pied : 20'03 (5'12 / km)

Une superbe organisation et un bon tracé... L'eau reste froide malgré une combinaison un peu grande pour moi... Mais avec une sortie à l'australienne (course sur la plage entre deux bouées) et bien j'aime bien..
Heureusement que mes deux acolytes étaient là pour me soutenir sur la natation...

Après le VTT car pas de vélo de route à travers champs.. et j'ai failli faire un tout droit dans le champs de maïs mais j'ai évité le pire....
Dans les roues de Gilles et jamais fait de VTT aussi rapide..

Et pour finir la course à pied ou là j'étais dans mon élément.. Trop court .... Mais là, j'ai tiré Gilles.... Chacun son tour....

Trop trop trop bien.. j'ai adoré et j'en referai l'année prochaine.. C'est clair...
Et un sur en équipe avec les SUGOMIS....... Et cette fois-ci promis, je ferai la nage en crawl... déjà c'est plus facile et moins fatiguant que la brasse...

Et maintenant, en route pour la préparation marathon de Valencia... 8 semaines à prendre du plaisir...
Et avec qui le marathon, avec Gilles, Nathalie et Sandrine... Une bonne partie de rigolade à venir...
 

Au coeur de la CCC 2015 Avec TiBen

Ca y est, j'y suis ! Chamonix, le temple du trail. Non, ce titre n'est pas usurpé. Ce week-end, c'était « The place to be ! ».

Il faut bien se rendre compte ce que cela représente pour un trailer, quelle que soit la course sur laquelle il s'engage. Un seul chiffre peut révéler cet engouement : 88 nationalités sont représentées sur l'ensemble des cinq courses de cet événement planétaire !

Vendredi matin, direction Courmayeur (Italie) pour le départ de la CCC.
Au programme : 101 km et 6100 m de dénivelé positif en moins de 26h30 !

Avant même de partir, j'ai déjà un « C » sur les trois dans mon escarcelle !

Le temps est magnifiquement beau quoique peut-être trop chaud mais cela ne me porte pas peine, sûrement dû à un entraînement en terre hispanique dans une très belle ville nommée... Montblanc (c'est un signe, c'est sûr!!).

Je monte la première difficulté du jour et essaye de ne pas être trop derrière pour éviter les bouchons (si, si, il y en a malheureusement aussi en trail...). C'est peine perdu, je mets trois heures pour monter à la Tête de la tronche. Je prends mon mal en patience en me disant que cela va être bénéfique pour la fin de course.

Le décor est sublime ; les brebis et les ânes jalonnent le parcours. La dernière heure d’ascension est abrupte et sous le cagnard. La descente est également assez difficile.
Je laisse l'Italie pour la Suisse, direction le Grand col Ferret. Pas très compliqué techniquement, mais tout de même cinq kilomètres d'ascension pour accéder au sommet.

La moitié de la course est à quelques encablures après une descente de vingt kilomètres et un passage dans un splendide petit village Suisse, Praz de Fort où les habitants nous arrosent et nous proposent un peu partout un ravitaillement « sauvage ». Excellent !

J'arrive à Champex pour le deuxième « C ». Le repos du guerrier dure près d'une heure. Une deuxième journée commence, ou devrais-je dire la nuit. On remet les compteurs à zéro, la frontale sur la tête et c'est parti pour trois cols qui montent crescendo en difficulté.
Courir de nuit, c'est exceptionnel ; alors toute une nuit dans les montagnes, au son des cloches des vaches et à la pleine lune de surcroît, c'est magique !
Dans le noir, le temps passe beaucoup plus rapidement et j'avale ces bosses sans trop m'en rendre compte même si je passe quatre heures en moyenne sur chacune d'elle. En levant la tête, je vois toujours de petites lucioles à plusieurs dizaines de mètres plus haut ; elles sont tout de même interminables...

Afin de ne penser qu'à la course, ma super assistance, Suzanne et Renaud, fait un travail admirable et est présente tout au long de la nuit ; j'ai l'impression d'être une formule 1 que l'on bichonne.

Enfin, ne reste plus que la dernière descente après avoir passé la Tête aux vents du col des Montets. Comme à Annecy, elle est longue et douloureuse suite à cette même douleur au pied gauche, survenue depuis la mi-parcours...

Les barrières horaires sont loin derrière moi et le boulot est fait. Je serre les dents et descends tranquillement pour glaner le troisième « C ».
La balade se termine en 23h30 et je coupe la ligne d'arrivée en 840e position sur 2129 partants. 24 % ont abandonné.

FiniCCCher !

ChaleurCourageChampagne


Merci à tous ceux qui m'ont suivi sur la toile tout au long de ce week-end, à tous les copains qui ont fait une partie du plan d'entraînement avec moi, à ceux qui m'ont prêté du matériel ; et bien évidemment Suzanne et Renaud, qui se sont volontairement proposés pour me suivre sur la course et être aux petits soins pour moi.



 
 

CHABERTON SKY RACE
Sur la route des
3000… par Pierre-Jean
18 Juillet 2015

Tel était l’ultime défi que je m’étais lancé pour cette première saison dans la peau d’un trailer. Les lignes qui vont suivre prouveront qu’il s’agissait effectivement d’un défi tant la difficulté et le dépassement de soi seront au rendez-vous ( voir profil de la course ci-dessous ).
Tout commence le jeudi soir à la gare d’Austerlitz où le train de nuit m’attend. 6 couchettes par compartiment auront pour conséquence un sommeil en pointillé.
Arrivé à Briançon le matin suivant à 8h30, puis navette bus jusqu’à Montgenèvre, point de départ des hostilités. De quoi passer une journée complète à s’installer dans l’appart, prendre ses marques, faire les courses ( çà mange un trailer !!!! ), retirer les dossards.
J’ai plaisir à retrouver également sur place l’ami Sylvain, ex tri-aventurier, qui lui s’aligne sur l’ultra. Les choses ne se passeront malheureusement pas comme souhaité pour lui, avec un abandon au 44ème km, les jambes ne voulant plus avancer comme plus de 50% des inscrits sur cette course.
Le temps également de jauger l’ampleur de la tâche qui nous attend en regardant le CHABERTON se détacher dans ce ciel bleu azur.
Deuxième nuit avec un sommeil en pointillé et impossible de refermer l’œil dès 4h30 du matin.

MONTGENEVRE 1860m : le départ à 7 h :
Le ciel est étoilé malgré les orages de la veille ( pluie et grêle ). La température est déjà bien élevée. Ca y est, j’y suis au départ :-))))) Après un briefing bilingue ( il y a beaucoup d’italiens parmi les concurrents de cette course frontalière ), nous partons à 7h précises et nous sommes 330.

De MONTGENEVRE 1860m au CHABERTON 3138m ( km7) :
Un peu de route ( très peu !!! ) puis on part sur le chemin de Baisse qui s’élève très vite…..Nous nous trouvons rapidement dans la forêt, puis sur des chemins pierreux. Nous traversons des petits cours d’eau et montons régulièrement en file indienne.
on attaque vraiment la montagne vers 2100m sur le sentier du col du Chaberton pour arriver au col 2700m. J’avance mais à l’économie côté pulsations cardiaques car la route est encore longue. Vient l’ascension finale du CHABERTON dans un décor minéral et lunaire, avec des plaques givrées, accumulation de la grêle tombée la veille.
Je commence à croiser les premiers concurrents qui redescendent à fond. La pente est vraiment sévère ici ( c’est dré dans le pentu comme disent les locaux !!!!).
Et subitement le voilà, c’est le sommet avec son plateau arasé pour la construction des 8 tourelles d’artillerie italiennes qui servaient à protéger le col de Montgenèvre.
Deux musiciens jouent face à l’océan des sommets, magique !!!! Il y a beaucoup d’effervescence au sommet : des coureurs un peu partout qui admirent ce paysage. Deux bénévoles qui nous pointent avec qui j’engage la conversation. Cette nuit, en montant, ils ont vu un loup à la lumière de leur frontale……
Il m’aura fallu 2h pour grimper les 1250m de D+.

Du CHABERTON 3138m ( km 7 ) au col DESERTE 2550m ( km16 ) :
Bon, il faut s’arracher à ce spectacle grandiose pour affronter la suite. Si la montée du Chaberton entre le col et le sommet s’est faite en zigzag, la redescente au col c’est droit dans la caillasse !!! chaud devant !!!! ( mes quadris ne s’en remettront jamais…..). Une descente dans les éboulis mêlés de grêlons, sorte de matière souple et profonde. Ma technique en vaut une autre : glisser tel un skieur, talons plantés. A chaque mètre on s’alourdit avec terre et cailloux qui rentrent dans les chaussures. Une pause s’imposera au col du Chaberton pour faire du ménage dans les speedcross ( elles aussi ont souffert !!! ).
Après le col, la descente continue dans les alpages vers le côté italien jusqu’à 1900m, pour remonter ensuite vers les pelouses alpines en direction du col Deserte 2550m. C’est magnifique.
L’univers minéral reprends très vite ses droits. Je regarde une dernière fois derrière moi pour admirer le Chaberton et ses 8 tours.
Je ne marche pas seul, en compagnie : celles des mouches qui nous quitterons plus jusqu’au chalet des Acles ( gros points noirs sur la photo !!!)
2 nouvelles heures seront nécessaires pour rallier le col.

Du Col DESERTE 2550m ( km16 ) aux ACLES 1880m ( km23 ) :
Retour en France, descente par le superbe vallon des Acles, des passages techniques entre pierres et pins. La pente est légèrement plus douce. Mes quadris n’en seront que plus reconnaissant.
Je fais toute la descente avec une féminine croisée au col. Nicolas, criait-elle de sa petite voix, ayant perdu son frère.
Un fou rire nous prend tous les deux lorsqu’elle s’exclame : P….N, elles montent jusqu’à quelle altitude ces P….N de mouches !!!!
Au chalet des ACLES, 1er ravitaillement solide et liquide, après un peu plus d’1h de descente.

Des ACLES 1880m ( km23 ) à la tête de FOURNEOUS 2690m ( km30 ) :
Arrêt aux stands 10 bonnes minutes car aucune menace par rapport à la barrière horaire.
Le temps de m’alimenter et de faire soigner par la croix rouge les stigmates de ma chute dans la descente du Chaberton. A ma grande déception, Adriana ne fait pas partie des secouristes  .
Le moral est bon pour repartir, la période ‘ pourquoi Bordel, qu’est-ce que je fous là….’ est derrière moi. Un simple coup d’œil vers le chemin qui serpente devant moi suffit cependant à mesurer encore l’ampleur de la tâche qui m’attend.
Je marche seul comme dirait JJGoldman, seul avec moi-même en pensant que je ne peux pas abandonner à ce moment là, forts des mois d’entrainement qui ont précédé ( mille mercis à Jacques et Didier au passage ). Je pense à ma Roxy et mon keke qui seront fiers de leur père……
Après chaque pas effectué, je me pose la question suivante : comment çà va ? j’ai mal au jambe mais j’ai pu le faire. Et donc à chaque fois, je me dis alors tu peux continuer…..
Doucement mais surement, j’arrive donc au col de Dormillouse. Là, je vis un pur moment de partage avec la bénévole qui me propose spontanément SA gaufre. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi çà veut dire beaucoup ( encore une référence musicale  ). Quel réconfort !!!!
Celui-ci sera de courte durée lorsqu’elle m’indiquera au loin les crêtes sur lesquelles nous allons cheminer pour arriver à la tête de FOURNEOUS.

Je repars avec en visuel des silhouettes de la taille d’une fourmi sur les crêtes.
Jusqu’au col des Lauzes dans un premier temps, avec en face de moi ce Chaberton qui m’a fait tant souffrir puis au loin sur la gauche la barre des écrins. Splendide.
Plus que ce concurrent ( triathlète de Courbevoie ) en train de vomir tripes et boyaux…….
Encore 140m D+ pour rallier la tête de FOURNEOUS
J’y suis, la station de Montgenèvre est en vue ; reste seulement 5 km tout en descente mais çà ne peut que le faire à présent.

Je me remets péniblement à trottiner dans le début de la descente sur les pistes de ski du domaine. Puis je retrouve les sentiers en forêt où ma foulée peut s’allonger. La délivrance ne sera totale qu’au moment de fouler le bitume du village, bitume que je n’ai jamais alors autant apprécié. La larme à l’œil ( j’assume totalement !!! ) avec le sentiment du devoir accompli,en ayant puisé dans mes ressources physiques et mentales, je boucle euphorique les derniers hectomètres qui me sépare de la ligne d’arrivée.

YES , FINISHER – 8H17’11’’
Les seules limites qui existent, ce sont celles que l’on se fixe !!!



 

Tri-aventure s'exporte bien !

Manu, en visite chez sa maman au Portugal participe au Trail de Miranda do Douro. Ce type de course, le trail, est le première organisée dans cette région reculée du Portugal. Il fait 42 Km et 1600 D+.

Il n'a pas fait le voyage pour rien puisqu'au bout de 10 km, l'organisation lui apprend qu'il est premier, après que certains coureurs se sont trompés de chemin.
A partir de ce moment là, Manu ne va rien lâcher et termine sur la première marche du podium. Campeão !
 

Même pas peur de la pluie !

Nous étions 8, sur une proposition de Luc, a braver cette pluie du 1er mai : Luc et ses 3 cops, Stef, Pierre-Jean, Manu et TiBen.
Au programme, le tour du Belvédère dans un sens puis dans l'autre et enfin quelques bosses des 25 bosses. En mode tranquille, nous avons effectué 21 km.
Puis récup' active obligatoire puisque Luc et Manu ont pensé à tout ; à savoir bière, pain, jambon, pâté, saucisson, chorizo. Arrosé du début à la fin !!
 

Vulcain 2015 par TiBen

Message aux organisateurs : « Elle est où la neige ?! ».
Une semaine avant, on ne voyait que ça sur leur page Facebook ! 50 cm de neige rien qu’au départ nous dit-on…
Ce n’est pas grave, mon 1er trail hivernal ne sera pas un trail blanc mais un trail boueux. Je m’élance donc avec
Hervé (710 inscrits) pour le marathon, sous un temps maussade et une légère pluie. Pour le joli panorama, nous
repasserons.

Pas le temps de s’échauffer que je grimpe vers les hauteurs.

Petit message à Olivier et Bernard : une nouvelle race de marcheur vient d’apparaitre ; je l’ai nommé Le Robin des Bois. Il utilise des bâtons en forme d’arc (Guidetti ; on avait dit pas de pub !) qui épouse parfaitement le sac à dos une fois rangés. Etonnant !

Dans les premiers kilomètres, Hervé se fait héler par Etienne et font un bout de chemin ensemble.
Au fur et à mesure que je monte, de la neige éparse, çà et là, fait son apparition. Au km 12, un mur de neige de plus de 15% sur 600 mètres se dresse devant moi (en fait, la course porte vraiment mal son nom mythologique de dieu du feu !!).

Je ravale ce que j’ai dit plus haut et sors les bâtons pour ne plus les quitter car je vais jouer les funambules presque jusqu’à l’arche d’arrivée. Je plains les premiers qui ont ouvert la voie et pense à Renaud qui est parti à 3 h le matin, pour le 50 miles et défier le Puy de Dôme gelé (il sera un très beau finisher).

Le ravito se fait après un passage sur le volcan de Lemptégy « pédagogique ».Sur les hauteurs, il y a un vent à décorner les bœufs. Difficile d’avancer dans ces conditions climatiques : neige, glace, boue, eau glaciale… D’autant que je suis en pneu slick à l’avant (plus de crampons sur l’avant de la chaussure ; à votre bon cœur !!). Ca zip, wiz, splash !

A ce sujet, je propose à la sécurité sociale, afin de résorber un peu son déficit, un substitut aux cures thermales : un trail hivernal dont l’Auvergne a le secret. La matière première est la même : boue, cryothérapie, sudation, renforcement musculaire. Et en plus, tout ça en pleine nature. Alors qu’on se le dise ! COUREZ !!

Revenons à la course ; pour doubler, je suis obligé de passer dans la neige vierge où je m’enfonce, par moment, jusqu’aux genoux. Un pur bonheur ! Dans les descentes, je m’en donne à cœur joie là où la plupart ne sont pas rassurés. Holiday on ice en mieux !

En redescendant, la neige s’estompe et l’eau dans mes chaussures est remplacée par de la boue. Après avoir couru toute la course dans la brume, à 5 km de l’arrivée, le soleil pointe le bout de son nez comme pour annoncer la fin des hostilités. Le château médiéval de Tournoël se dresse sur la dernière hauteur et sort le drapeau blanc.Je termine les 42 km en 6h06 (326ème). Hervé me talonne à moins d’une demi-heure, tandis qu’Etienne en fini après 7h14.

Ce fut un Vulcain dur, confirmé par l’écart de près d’une demi-heure entre le premier de cette année et celui de l’année dernière. Nous sommes d’autant plus contents de notre classement.
 

Seb, ma Diag 2014

Il est 21H30 quand je quitte l’appartement de St Pierre, je me dirige vers le départ du Grand Raid de la Réunion avancé à 22h30 à cause d’un rallongement du parcours. Je suis accompagné de William pour la 3ème fois mon ravitailleur sur la diag qui m’aide à transporter mes 2 sacs d’allègements, il y a déjà un monde incroyable dans les rues !

A l’entrée du sas de dépose des sacs d’allègements et de vérification du matériel obligatoire, il y a encore une belle file d’attente. Je retrouve Sean rencontré la veille lors d’un barbecue chez une amie, on avait décidé de partir ensemble. L’attente est longue. A 22h20 la vérification est terminée mais malheureusement ils ont ouvert les barrières permettant aux coureurs de rejoindre le départ… on va se retrouver tout au fond parmi les derniers coureurs, je rage… c’est important de bien démarrer car au 20ème km il y a un goulet et si on n’arrive pas dans les 400 premiers, l’attente peut être longue et ça n’avance pas (je me suis avoir en 2012). A côté de nous Xavier Thevenard est en panique, il veut rejoindre le sas élite ! Il est pris en charge par l’organisation et nous décidons de le suivre… on se retrouve à 5m de la ligne du départ…..merci Xavier !!!!

Le départ est donné, l’ambiance est fabuleuse. Énormément de monde nous encourage, ça chante, ça danse il y a des animations partout ! Ca part très vite…on se limite a 12km/h objectivé par la Garmin car on a vite fait de s’emballer, malgré cette vitesse trop rapide pour un ultra on se fait doubler sans cesse, on est parti dans les 100 premiers et au bout des 3km de ligne droite on a dû se faire dépasser au moins 300 fois…
A la première montée ça se calme, puis on arrive au 1er ravito, 6ème km, je ne m’arrête pas, en plus il y a trop de monde, je suis 570ème ! Doublé 500 fois…

On sort du bitume et on rentre dans les champs de cannes à sucre, c’est sec, le passage de nombreux coureurs soulève beaucoup de poussière. C’est hyper asséchant et ça fait comme une brume dans la lumière de la frontale, on ne voit pas bien le sol. Heureusement ça monte donc on ne va pas très vite… on croise les 1ere joëlettes et dedans Philippe Croizon fait de l’humour « levez les pieds les gars, je mange de la poussière ! » …quel bout en train ce Philippe, le quadri amputé terminera son grand raid de 96km en 65h, Bravo à lui et à ses porteurs !

On arrive à Domaine Vidot, déjà 700 de D+, 14ème km, 488ème. Je me restaure rapidement, rempli mes gourdes et repart avec Sean, on va rentrer dans le dur ! Effectivement ça commence à grimper un peu plus dans du monotrace, le temps est doux. On prend 1000m de D+ en 10km, et on arrive à Notre Dame de la Paix, je me sens bien malgré le départ trop rapide, j’ai peur de le payer trop vite…Ca fait 3h40 qu’on est parti, on a grimpé 1800 de D+. Il y a toujours beaucoup de monde sur le parcours pourtant on est au cœur de la nuit. On rentre dans un nuage, il y a une pluie fine, du vent et il commence à faire froid, on est à 1700m d’altitude ! Je m’arrête et mets un coupe vent, des gants, un bonnet et je mange un sandwich jambon-fromage préparé par mes soins et continue à boire mon hydrixir bio longue distance, goût mangue (overstim). J’arrive à Piton sec en compagnie de Sean, 36ème km, 2300D+ parcouru, 370ème. La pluie et le froid s’intensifient…et ce n’était vraiment pas prévu !!!

Je ne suis pas équipé pour ce temps là, pour alléger le sac je n’ai pris ni ma gore tex ni de vêtement chaud. Je suis trempé… je regrette… j’arrive à Piton Textor, le sommet, enfin on va redescendre, j’ai perdu Sean ! On a grimpé 2600m de D+, 40km, 6h36 de course, 324ème, je suis gelé, trempé, je grelotte, je me réfugie dans la tente et je bois un thé bien chaud sans m’attarder pour ne pas me refroidir d’avantage puis je sais que William m’attend 10km plus bas et que je pourrais me changer… il fait 5°c et ça souffle fort, très fort ! Je repars, motivé par la descente en espérant que ce ne soit pas la pataugeoire à boue de 2012, mais ça va encore ! Les roches sont glissantes et du coup je regrette d’être parti avec ma paire de Trabucco la plus pourrie, les crampons sont usés ça n’accroche plus beaucoup. Je suis prudent, je commence à sentir un peu de fatigue, le temps de la descente le jour se lève tout doucement obstrué par la pénombre des nuages et de la pluie battante. Enfin j’arrive 1h30 plus tard au ravito de Mare à boue, j’ai toujours aussi froid et il y a toujours énormément de supporters malgré la pluie. Heureusement William est là, il me donne tout de suite sa veste chaude et un sac d’affaires neuves et sèches, je file manger en guise de ptit déj des pilons de poulet grillé et des dattes. Je rentre dans la tente d’infirmerie pour me changer, il y a beaucoup de coureurs enroulés dans des couvertures en état d’hypothermie. Je me change intégralement et mets une veste gore tex…et je repars après une longue pause mais tout sec, je rends mes affaires mouillées à mon super ravitailleur. Merci William, tu as sauvé ma course !!!

J’attaque la montée vers le coteau Kerveguen, 800m de D+ dans un chemin technique, bien boueux et qui ravine. Je prend mon temps, monte doucement mais régulièrement, je rencontre Philippe le sympathique organisateur du Lozère Trail, on discute tout le long de la montée ça passe plus vite, après quelques passages d’échelles, de rochers glissants, de boues, de torrents et de mares, on arrive au sommet. Je prends le temps de manger une barre de céréales et de boire devant cette magnifique vue sur le cirque de Cilaos. La pluie s’est arrêtée et il semble même faire beau à Cilaos. Je descends tranquillement les 1000m de D-, c’est un monotrace très technique et pentu avec des passages à la corde et d’échelles, il faut aussi faire attention aux racines et aux pierres car la chute est exclue : c’est exposé. Après 1h30 de descente me voilà arrivé au ravito de Mare à Joseph, je bois un coca et mange une crème au chocolat, au ravitaillement du grand raid on trouve de tout ! Je retrouve Philippe pour courir gentiment vers Cilaos,après avoir traversé une grande ravine on arrive à Cilaos, je suis 468ème, on a parcouru 65km et il est 11h. Il y a une ambiance fabuleuse et les rues sont remplies de supporters qui nous encouragent. Je retrouve William et Nico, un ami d’enfance, 2 fois finisher et qui habite l’île depuis 20ans. Changement de short et T-shirt après une rapide toilette et je prends le temps de me faire masser, j’essaie d’avaler un plat de pâtes mais ça ne passe pas bien, William me rend ma frontale qu’il a rechargé et je repars direction le gite du piton des neiges. On se rend par la route au Bloc début de l’ascension. J’entame la montée doucement car elle est longue et pentue 1100m de D+ et 5km de single pierreux et truffé de marches irrégulières. Je n’avance pas… je lutte contre la pente, je suis essoufflé…gros coup de mou… je pense à une fringale mais pourtant je mange régulièrement, je remange, je bois… peut être que je suis en train de payer mon départ trop rapide… j’en peux plus… en fait j’ai sommeil !!! Je m’arrête à la moitié de la montée, je me trouve un petit coin d’herbe, je m’allonge et je programme un réveil pour 20min plus tard. Après cette petite sieste je me sens un peu mieux, j’arrive au sommet à la Caverne Dufour plus très frais, 469ème, il reste 100km ! Je prends le temps de me ravitailler et de faire le plein d’eau avant d’affronter le cirque de Salazie par le Cap Anglais, on l’avait reconnu en sens inverse au cours de notre trek. Le Cap Anglais permet de rejoindre le gîte de Bélouve, c’est 9km pas très pentu mais pas roulant du tout, je le décompose en 3 parties. La 1ère partie est pierreuse. La 2ème partie est un assemblage d’échelles, de marches et ponts en bois, c’est quand même plus roulant… La 3ème partie se passe dans la forêt dense, beaucoup de racines et de marches naturelles irrégulières, on n’avance pas… 2h30 pour arriver à Belouve.. dur… puis je me laisse glisser dans la descente qui nous amène à Hell Bourg.

Hell Bourg : 19h40 de course, 87ème km, 466ème au classement. Mon objectif du moment c’est Marla, c’est dans 20km et 1400m de D+, c’est là que j’ai prévu de faire une longue pause, douche et dodo !! Je m’accroche à ça car je suis dans le dur depuis un bon moment mais malgré tout je suis dans les temps que je me suis fixé, ça me motive. On quitte Hell Bourg par la route 3-4km de bitume c’est gratos tellement les autres kms sont difficiles… on arrive dans les chemins terreux par les cultures de chouchous et de cannes à sucre puis la nuit tombe… on rentre dans la 2ème nuit, les chemins ne sont pas trop techniques jusque Grand sable d’un profil montant il y a quand même quelques « coup de cul ». Puis on attaque la montée vers le col de Fourche qui nous fait enfin entrer dans Mafate. Cette montée est interminable, j’ai les yeux fixé sur mon altimètre ça monte mais il y a toujours une descente pour m’éloigner de nouveau de l’altitude finale du sommet. Me voilà enfin au ravitaillement de la Plaine des Merles, il reste 100m de D+ pour franchir le col de Fourches puis basculer dans la descente qui m’amènera à Marla (la tant attendue…). Ma frontale montre des signes de faiblesse juste au ravitaillement, je prend celle de secours (beaucoup moins bien), dévore quelques aliments sucrés et salés, fait le plein d’eau et repart motivé par le lit qui m’attend à Marla… la descente est bien plus difficile et longue que dans mes souvenirs, on l’avait parcouru en sens inverse lors du Grand Raid 2013. Un hérisson m’accompagne sur 50m de descente ! Le monotrace est typique de la Réunion : pierreux et technique. On passe par la plaine des Tamarins accueillis en musique par les bénévoles de la Croix rouge puis ça redescend jusqu'à une ravine que je traverse prudemment car les pierres mouillées sont glissantes. J’entends le bruit du village de Marla, il est 23h la nuit est belle et le ciel est dégagé, il fait doux. J’arrive enfin à Marla, 25h30 de course, 106ème km et 310ème au scratch. Je mange une assiette de pâtes et poulets grillés et je retrouve William qui m’a descendu un sac d’affaire de rechange, je prends une douche, me change et me couche…. Je ne dors pas vraiment mais je reste allongé 1h30. Je repars revigoré avec 2h de retard sur mon objectif mais plus motivé que jamais. Je traverse tranquillement Mafate en courant-marchant, par Trois Roches puis on arrive à Roche Plate. Je me restaure au ravito et rempli les gourdes à fond, on va attaquer la dernière grosse montée de l’épreuve le Maïdo, 1000m de D+ en 6km. J’attaque comme à mon habitude doucement et régulièrement, en discutant avec un autre coureur, il fait encore nuit, on voit toutes les lumières des villages Mafatais avec les frontales des coureurs qui trace le chemin entre deux villages, c’est joli !! A la moitié de la montée je ressens le besoin de faire une pause, j’ai le cœur qui tape fort dans la poitrine pourtant je n’attaque pas trop, ce doit être l’accumulation de fatigue déjà plus de 30h de course. Je repars pour encore 500m de D+, le jour se lève et la vue sur le cirque de Mafate apparaît, c’est splendide. Enfin le sommet, accueilli par les applaudissements des supporters, puis on longe la crête sur 2km pour atteindre le ravitaillement ou j’arrive en 327ème au scratch. Il reste 40km et tactiquement, c’est à partir de là que j’avais décidé d’attaquer et d’effectuer ma grande remontée dans le classement… Je me restaure et remplis les bidons, il y a 12km de descente pour 1700m de D- qui m’avait bien fait souffrir l’an passé, ce n’est pas particulièrement difficile mais cette descente est longue et monotone. La première partie est dans un sous bois, elle longe la crête du cirque de Mafate, on croise beaucoup de coureurs Réunionnais qui s’entrainent, ça anime, ils ont tous un petit mot sympa d’encouragement. Je subis la 2ème partie de la descente comme je l’appréhendais…avec ses marches irrégulières qui n’en finissent pas, j’ai les genoux et les quadri qui chauffent, je finis par descendre les marches façon crabe, histoire de soulager les quadris ! le soleil arrive et il chauffe fort, dommage le T-shirt noir… j’ai les bras qui chauffent, je suis obligé de mettre mes manchons noirs… pour éviter les coups de soleil. J’arrive à Sans Souci ou je m’arrête un instant déguster la spécialité du ravito : les crêpes.

5km sous une chaleur harassante pour atteindre le gros ravitaillement de Halte-là, on descend vers la ravine par une forêt brûlée, c’est un peu lugubre ! Puis on longe la ravine, je me sens plutôt bien et je prévois de faire un arrêt éclair au ravito pour en finir vite et gagner quelques places, je suis dans les temps de mon objectif, il est 10h00, je devrais ne pas rater l’avion retour de ce soir ! Ça me motive, mon temps est meilleur que l’année dernière malgré que la course est été rallongée de 10km. Je traverse la rivière des galets sur des grosses roches humides, je glisse… et je tombe dans l’eau… je suis furieux… je suis trempé, vu la chaleur ça fait quand même fait du bien…le photographe me demande si ca va, je ne me suis pas blessé (un peu dans mon orgueil…merde il a dû me photographier…) et oui !!!
… mais les chaussures sont gorgées d’eau, après 140km les pieds sont déjà bien abimés, il faut que je change de Trabucco. Ca me gonfle, je ne voulais pas m’arrêter au ravito maintenant je suis bien obligé ! 3km difficile dû à la chaleur et me voilà au ravitaillement de Halte là, je demande mon classement au bénévole pour la 1ère fois, je suis 294ème au 139ème km, je suis content... Je change rapidement de tenue et de chaussures, ouf un T-shirt rouge (merci S’cape) et je repars pour une montée de 400m de D+ au soleil, il fait vraiment chaud, j’appréhende déjà le chemin des Anglais, cauchemard de ma diag 2013… au bout de 5km on arrive à Chemin Ratineau, ravito rapide, je suis 257ème , motivant !!! Je me lache mais j’ai mal aux pieds mes chaussures me serrent trop, j’appelle William pour lui demander de m’amener une autre paire de Trabucco au prochain ravito. Je sens les ampoules qui viennent, heureusement on arrive à la Possession Ecole, je suis 262ème, j’ai pris un bon coup de barre, je suis allé trop vite dans l’euphorie de l’annonce de mon classement… Ouf William est là, je change de chaussures, je suis épuisé mais j’ai hâte de prendre ma revanche contre le chemin des Anglais…
je sens qu’il m’attend encore au tournant celui là et bien sur le soleil est là, il est 13h48, il tape fort. Et c’est parti… doucement mais surement en papotant avec une sympathique coureur d’Uzès qui joue sa 7ème place au classement femmes, je souffre moins qu’en 2013 mais ce n’est pas gratos !! On arrive au ravitaillement de la Grande Chaloupe, je suis 249ème et rafraichit par l’envie d’en finir. Il reste 13km de course, faut que j’envoie !!!! Il reste 900m de D+ réparti en 3 montées pas trop techniques mais pentues, mais il fait chaud… je prend une bouteille d’eau supplémentaire qui ne sera pas du luxe… j’attaque les montées sans ménager mon effort c’est la fin puis je sais que l’euphorie de l’arrivée fera que ça glissera tout seul dans la descente… Enfin Colorado, je suis 230ème, il reste 5km de descente… je remplis une bouteille que je garde à la main puis j’attaque cette dernière difficulté en compagnie d’un Malgache qui me propose d’ouvrir cette dernière descente qu’il connaît bien car 5 fois finishers !!! Je le suis… mais pas longtemps, trop bon descendeur pour moi… malgré tout je descends bien, je double quelques raiders. Tout au long de la descente on entend la musique qui vient de l’arrivée, on s’imprègne de l’ambiance, ça donne envie d’arriver !! Et enfin on atteint la route qui nous emmène dans un dernier km jusqu’au Stade de la Redoute. L’arrivée est émouvante, il y a beaucoup de monde qui applaudit, j’entre dans le stade, je savoure ces derniers mètres, très heureux de passer la ligne d’arrivée photographié par William mon précieux ravitailleur. Il m’a fallu 43h51 pour faire les 173km avec 10500m de dénivelé, 225ème au classement général.

Séb (trailer des îles)


Merci à : William et ma famille
S’cape
Audrey pour la relecture
Mes amis pour leurs encouragements
 

Les aventures de Seb, un fou parmi tant d'autres...

Seb à la montagne
 

Weekend Festival des Templiers 2014

C’est sous un soleil extraordinaire pour une fin octobre, que toute une bande de Tri-Aventurier (avec famille et amis) s’est donnée rendez-vous pour le Festival des Templiers, à Millau.

Une multitude de courses sont proposées et tout le monde y trouve sentiers à ses chaussures.

Notre DD (Pascal) a lancé les hostilités vendredi à 4 H du matin avec L’Endurance Trail et ses 102 km pour 4 800 mètres de dénivelé positif (D+).

Le samedi est très fourni avec quatre courses : Delphine, alias Tigrou, se lance sur la Mona Lisa (26 km-1 000 m D+) ; pas le temps de souffler puisqu’une heure plus tard, Ophélie, Delphine (le doc) et Dominique arpente les monotraces du Marathon des Causses (38 km-1 600 mD+). Dans le même temps, Isa Dall'o (ancienne Tri-Aventure) ainsi que Nathalie avalent les 20 km pour 700 m D+ de la VO2 Trail. Place ensuite à nos ados qui ont fait très bonne figure avec Doriann sur le Trail des Troubadours (12 km-600 m D+) puis Pierre, Gaston et Victor sur le Kinder Trail et ses 3 km courus tambour battant.

La journée touche à sa fin, coureurs, suiveurs et supporters sont bien fatigués. Il est temps d’aller prendre quelques heures de sommeil puisque dimanche à 5h15, en clôture de ce merveilleux weekend, s’élancent Julien, Renaud, Florent, Lilian, Benoît Lasjaunias, Jacques, Stéphanie, Bernard, Benoît Gaudin, Diniz (Hervé), Lucky Luc (l’homme qui court plus vite que son ombre) et TiBen (c’est bon, je n’ai oublié personne ?! Ouf !) pour Le Grand Trail des Templiers (76 km-3 600 m D+).

Un peu comme à la fin d’Astérix, tout se termine autour d’une table où ce joli petit monde partage des pizzas (désolé, pas vu de sangliers pendant les courses !) et quelques cervoises chaudes (pour la récup’ bien sûr !).

Un grand bravo à tous les participants ; un énorme merci à nos familles et accompagnatrices qui ont subi nos longs et répétitifs entraînements puis qui ont encore donné de leur personne pour que ce weekend soit mémorable.

Nous vous donnons rendez-vous le 23 mai 2015 pour une autre sortie club. Cette fois-ci, juste au-dessus de Millau, à Chanac en Lozère. Il y aura des courses pour tous.
 
Weekend Festival des Templiers 2014
 

Les Templiers 2014 : Retour de croisade - Tome 2


Un an après, me voici de nouveau à Millau, terre de trail. Une pensée pour David qui, cette année, ne nous a pas suivis dans l’aventure mais qui nous a lancé dans le bain.

Même gîte à deux kilomètres du départ avec une belle brochette de copains. D’autres sont un peu plus loin pour passer quelques jours en famille. C’est ça également le trail, ça donne une excuse pour s’évader avec ceux que l’on aime !

Ce week-end s’annonce agréable avec un ciel bleu azur et un fond d’air frais, juste ce qu’il faut.
Une petite nuit de quatre heures puis direction la ligne de départ où il y a déjà beaucoup de monde. Des trios se forment (Jacques avec Benoît le Raideur et Lilian, Luc et Hervé prennent soin de Julien dit l’Ado tandis que je pars avec Renaud et son pote Flo). Nous sautons les grilles pour être correctement placés et ne pas être englués lors des premières difficultés (ah, rien ne vaut l’expérience !!).

La musique d’Era et les fumigènes libèrent une marée humaine de 2450 frapadingues (il faudra cinq minutes pour que tout le monde franchisse la ligne de départ !).

Pas échauffé, les 3 km de bitume puis la première difficulté me brûlent déjà les quadriceps. Le premier quart se fait sur un bon rythme. J’arrive avec mes deux acolytes au premier ravitaillement où la foule est en délire, les gens crient, font sonner des cloches… Quelle ambiance ! C’est beau ces supporters, ravitailleurs, travailleurs de l’ombre qui sillonnent les routes et attendent nos différents passages en espérant ne pas nous avoir ratés (en même temps, nous ne sommes pas très rapides, alors ça laisse de la marge !!!). Ils mériteraient eux aussi une médaille.

Renaud commence à avoir des crampes alors que nous n’avons pas effectué un tiers de la course ; il me laisse partir avec Flo. Le trio devient donc duo à partir du deuxième ravitaillement. Après ces 33 premiers kilomètres, il en reste encore 43 et c’est maintenant que la course débute vraiment.
Flo et moi rejoignons le groupe Jacques, Benoît et Lilian et prenons quelques nouvelles ; Jacques est embêté par son genoux et le syndrome de l’essuie-glace. Mais vous connaissez Jacques, ce n’est pas ça qui va l’arrêter, il sera finisher !

Forcément, mes quadriceps ne vont pas mieux mais la douleur augmentant, à force d’être présente, je m’y habitue, elle fait partie de moi, je l’apprivoise.
Pour cette 20e édition, les organisateurs nous font passer dans des endroits aussi insoupçonnés que magnifiques.
A partir du km 50, beaucoup de gens marchent. Mais notre binôme fonctionne à merveille et nous descendons jusqu’à Massebiau où nous attendent nos supporters et le dernier ravitaillement d’eau juste avant la montée de la ferme du Cade aux alentours du 62e km.

Benoît, après une grosse partie en solitaire et au prix d’un effort intense, nous rejoint. Nous terminerons de souffrir tous les trois ensemble.
Pour cette montée au Cade interminable, Flo prend les commandes et nous hisse sur 3 km et une pente à plus de 15% en une heure. Après cette dure ascension, le moral des troupes est tout de même très bon, surtout après une bonne soupe servie par les gentils bénévoles !

Après une autre cote, où l'utilisation des mains est nécessaires, et la fameuse grotte du Hibou, nous descendons la dernière descente vertigineuse à tombeau ouvert pour ne pas dépasser le temps que j’ai mis lors de l’édition précédente (c'était mon challenge, en secret !). Contrat rempli en 12h49, soit 2 minutes de moins que l’année dernière mais avec, à mon montre, 3.6 km de plus et 400 m D+.

C’est quand même étrange un trail long, le temps suspend son vol… J’ai l’impression de n’être parti que depuis 5-6 heures. Mais je suis quand même bien content d’être arrivé !!!

 

Week-end d’exception. MAXI RACE 2014

Week-end d’exception.
Au début, c’était 3 copains, une soirée, une bière ou deux, voire plus.  Au boulot, l’ami Sylvain qui me parle de la Maxirace. Top là, pour la Maxirace 2014.
Nouveau dans le club, je fais un mail à David pour dire que l’on souhaite participer avec TiBen et MonLuLu et je voulais savoir s’il existait une démarche pour informer les membres du club.
En parallèle, je me mets en recherche de location de gite, genre 10 personnes. Je passe les détails mais au final 43 inscrits sur les différentes courses !!!!!:
  • Maxi race : 15
  • Marathon : 20
  • Femina : 2
  • Jean Lain : 6
Finalement, il est décidé de prendre des mobil homes pour une gestion plus « personnalisée » et ce choix s’avérera fort judicieux. Bien sûr reste quelques  couacs avec les modifs de dernières minutes mais je tiens à remercier Christian qui m’a beaucoup aidé dans cette aventure (y compris les états des lieux des mobil homes le dimanche après-midi après sa course)…
8 mois d’entrainement pour arriver au bout de la Maxirace ?! Une folie ?! J’ai fini les 36km de l’Impérial pas très frais en 4h59mn en septembre 2013.
La décision étant prise, reste à se mettre en quête de temps libre pour l’entrainement, fini le bricolage dans la maison, finies les grasses matinées. Merci beaucoup à ma famille et à mon amoureuse.
Beaucoup de sorties le dimanche avec JC à la baguette. Tu nous as manqué mon bonhomme
 2 Stages de programmés en Haute-Savoie. 
Stage n°1 : Dans ma famille à Taninges à 10km des Carroz. Chouette David Tagada sera là le 1er jour de ma prépa. Coup de tel, c’est OK, j’attaque ma formation. Je ne vous expliquerai pas les techniques de montée mais encore moins les techniques de descente, j’ai fini la Maxirace avec des quadriceps de jeunot !!!!Merci David. Donc 1er stage 100km et 7000m de D+.
Stage n°2 : 5 j de repos plus tard et 1 séance de PPG façon para et 2eme stage au Carroz avec Isa, Delphine, Doux Jésus (Eric) , David Tagada, Lado (Julien) et Captain America (Jack). 1 sortie de folie avec  DJ à la manette, 5700m de D+ et 100km. Je passe les hamburgers maison, la mousse au chocolat, la crosiflette… (Merci Isa), pas 1kG de moins. Super Week-end.
Après ça, le doute, la fatigue, problème de chaussures et les entrainements sur la fatigue permanente…
Jeudi 29 mai 2014, départ de  la maison,  arrivés à Doussard vers 15h après un McDo le midi. Le repas préféré des enfants. Depuis 3 jours,  je leur impose nouille midi et soir Ils ne savent pas qu’il reste 2j de pâtes avec le même régime. Donc ce sera mon cadeau de la semaine.
L’arrivée des trailers sur le camping se fait régulièrement, on prend nos marques.
Repas, dodo, pétanque, un petit tour à la piscine, tout est bon pour attendre le départ. 
Vendredi 30 mai 2014, repas, dodo, piscine avec les enfants, inscriptions à Annecy, sieste de 20mn, ce n’est pas grave, je me rattraperai ce soir, me dis-je. Couché vers 22h, impossible de trouver le sommeil, je me lève, je bois un truc chaud, je me recouche, je m’assoupis et mon amoureuse me réveille.  Il est 1h30 : il faut se préparer.
En principe le sac est prêt, reste les pansements…
C’est parti, quoi Tagada ? Tu as oublié ta tête ? Ah non que la frontale, ça va, alors en route !!
Lilian, Renaud, MonLuLu et TiBen... on se place en fin de peloton, on a perdu les autres.
Départ en douceur et je reste avec MonLuLu jusqu’en haut du Semnoz, la montée se fait à la queue leu leu, arrivée en haut, on croise Alain. Pas en forme. 
Paysage splendide, on prend une photo, une soupe, on recharge les bidons et on repart.
Apres 20-25km, pas de jambes, envie de dormir, le doute s’installe, je dis à MonLuLu de partir et on verra plus tard. J’avance tranquille, je me dis que j’ai loupé ma prépa, pas le moral !!
Pas possible, je me suis trop entrainé pour abandonner. Je me sens moins bien qu’après le Crève-cœur de 23km réalisé le mois dernier ! OK, je change d’optique et j’adopte la positive attitude qui me suivra après tout le long de la journée. Je me répète que c’est juste un coup de moins bien et que ça va revenir.  Rester humble sera la devise du jour.
Je me cale derrière des coureurs et j’avance. Il n’y a que dans les descentes où tout va bien. On me demande comment je fais pour descendre si vite ! Hopopop, c’est le secret du Club. J’en profite pour croiser Olivier qui me dit profiter du paysage compte tenu de son état de forme
Arrivé à Doussard, 44km, record de l’impérial battu !! Je suis content de revoir MonLuLu, TiBen, Rino, Lilian et David Tagada. Je m’assois et j’ai l’impression d’être un professionnel, plein de personnes pour m’encourager et me ravitailler. J’en ai besoin. Les 2 km de bitume précédant le rav2, ce n’est pas terrible pour mon moral.
Je me sens comme un coq en pâte. On repart tous ensemble. Rino et TiBen semble en forme, ils prennent de l’avance.
Arrivé au col de Forclaz, une mauvaise bonne idée surgit de nos cerveaux ramollis :  une bière à la terrasse d’un café, voir un Monaco !!! Après l’évocation de l’idée à Isa, Bernard et Martine, supporters devant l’éternel, du genre scouts toujours prêts. Je crois qu’Isa nous a un peu grondés. Donc pas de bière, un peu d’emmental en direct, un coca et une compote. J’en profite pour ravitailler mon garde-manger d’emmental et compote.
C’est reparti, le moral gonflé à bloc. Même plus mal.
On monte, on se pose, on repart, on pose, on discute avec les autochtones  (très sympa), on dirait une sortie du dimanche avec 60km dans les jambes et on attaque la descente vers Menthon. Je lâche Luc dans la descente en me promettant d’attendre à Menthon. Au passage je ravitaille Tagada qui est parti avec sa B… et son couteau (Je t’aime mon fraisier). La fringale me gagne. David et Lilian sont devant.
Arrivée à Menthon, on approche de la fin, il reste 4h30 pour être finisher. Je connais la fin du parcours pour l’avoir reconnu avec mon fils Doriann 1 mois et demi avant. Si prêt du but, les nerfs lâchent, c’est presque gagné, je veux finir avec MonLuLu mais où est-il ??? Je suis pris de panique, le cerveau fait des bulles, l’altitude peut-être, lol. Il est 16h57 quand on repart. Je suis fatigué mais fixé sur l’objectif, finir avant 21h, rester humble, ne pas s’emballer. J’ai un coup de moins bien mais ça va revenir. MonLuLu est à la culotte, il suit et pour une fois on ne parle plus, pas une perversité à raconter… Je monte tranquille, on nous double, pas de panique, ça va revenir. Je me le répète constamment.
Et c’est vrai, la forme revient. Merci aux heures d’entrainements passés, ça paye ! On monte, on descend, on enchaine, on oublie la douleur. On est surpris de croiser TiBen, Rino et Lilian. Figé sur l’objectif, j’enchaine. TiBen me dit qu’ils sont fracassés, à peine un coucou... Pardon les copains... J’ai rêvé de l’arrivée, je ne pense plus qu’à ça !!!
Ne reste plus que les derniers raidillons genre « il faut les chaussons d’escalade » et la descente très technique au début et très roulante sur la fin. On approche, 2km de bitume le long du lac, MonLuLu m’attend.
On finira ensemble !!!
PS : Un merci particulier à Stéphane pour sa disponibilité

 

Merci les gars ! par pti Ben

Sur une idée un peu folle de Luc et Hervé, une sortie club est proposée, sur le weekend de l’Ascension, à l’occasion de la Maxi-Race.
Les Tri-Aventureurs sont très bien représentés avec pas moins de 43 personnes. Nous nous rendons à proximité d’Annecy (Haute-Savoie), célèbre pour son lac long de presque 15 km et entouré de ses belles montagnes. Un cadre merveilleux pour des trailers qui ont hâte d’en découdre sur des distances allant de 15 à 86 km.
Notre point de chute se situe à Lathuile, proche de Doussard, dans des mobile-homes. L’ambiance est conviviale et les tables se rapprochent pour des repas pris en commun. 

Vendredi soir, veille de départ pour la Maxi-Race, les trailers de Tri-Aventure se préparent (certains sont déjà prêts depuis longtemps, pendant que d’autres font et défont leur sac, se demande ce qu’ils doivent porter) et l’on ressent déjà la tension monter ; ça psychote dur !!
A peine quelques dizaines de minutes de sommeil (ou pas…) et il faut se rendre à Annecy le vieux pour un départ à 3h00 du matin (un grand merci à Stéphane pour s'être dévoué à nous emmener si tôt). Une belle boucle de 86 km et 5300 m de dénivelé positif que je vais affronter avec quelques autres barrés…
Souvenez-vous d’un slogan d’une grande marque de sport qui disait « Just do it ». En français, littéralement,  ça donne « Juste fais-le ». Ils en ont des bonnes les publicitaires ; comme si faire la Maxi-Race était simple comme « bonjour ! ». Toujours est-il que nous avons signé, alors nous nous alignons bien sagement derrière la ligne de départ. Du fin fond de la nuit, les montagnes nous dominent. Espérons que ce ne soit pas dans tous les sens du terme.
Pendant la prépa, avec Renaud, nous décidons sans avoir à vraiment le dire (comme si ça allait de soi), de former un binôme de choc (et des chocs, il y en aura !) et de boucler la boucle comme un seul homme.
Après avoir paradé sur la piste cyclable du lac, la montée du Semnoz, première difficulté, nous attend. 1800 coureurs s’entassent dans cette montée pas très compliquée mais d’une longueur de 15 km. Difficile de prendre notre mal en patience car ça monte très très doucement (encore un problème de placement sur la ligne de départ ; il faudra corriger ça pour les Templiers, hein Renaud !). Nous remontons beaucoup de monde en débordant sur les côtés. Lilian puis David nous emboîtent le pas. Arrivée presque en haut, il y a encore un peu de neige. Mais vite, vite, le soleil se lève et il nous faut arriver en haut du Semnoz pour profiter de ce fabuleux spectacle (il n'y a pas que la course, il y a aussi la chasse aux photos!). Dame nature nous réserve une vue imprenable sur un lit de nuages d'où pointes les sommets des montagnes alentours alors que le soleil monte dans le cieL

Ce panorama nous réchauffe le cœur et une bonne soupe le corps tant il fait froid là-haut.
Seul le binôme subsiste au premier ravitaillement et nous descendons à une vitesse au-delà de la moyenne autorisée (profitons qu'il n'y a pas encore de radars sur les sentiers!). C'est grisant, mais peut-être nous sommes nous un peu enflammés (nos douleurs de fin de courses sont-elles le fruit de cet effort et de la première montée… ?). Pourtant, nous savons tous les deux qu'il faut arriver au premier marathon à peu près « frais » car le deuxième est encore plus dur.
Un énorme coup de barre surgit entre les kilos 28 et 33 (après débriefing, Seb aura exactement le même ressenti  au même endroit!) ; je n'ai qu'une envie,  DORMIR ! Il m'est très difficile de ne pas fermer les yeux. A ce moment-là, je suis juste un mouton ! Je paie cash la nuit blanche et la très mauvaise nuit d'avant.
La descente me réveille ; nous rattrapons Lilian (notre éclaireur lol) et arrivons à mi-course, à Doussard, où un gros contingent du club nous attend ici ou là ; j'ai la banane et je saute même comme un cabri pour interpeller Stéphane (pshit ! Envolés les petites douleurs).
          
Renaud et moi repartons avec David, Hervé et Luc (Lilian coince un peu et repartira un peu plus tard) pour le col de la Forclaz.
 Je pars devant et j'emmène mon compagnon de route jusqu'au sommet du col, où enfin, le lac s'offre à nous ! Le moral est comme le temps, au beau fixe ! Et nos suiveurs toujours aussi présents. 
Les douleurs que nous ressentons depuis  quelques temps commencent à se faire plus présentes : tendons d'Achille pour Renaud, douleurs musculaires aux tibias pour moi (périostite me dit l'essuie-glace au genou droit pour nous deux.
Il nous reste environ 30 kilos et je sais que la fin va être très dur ; mais coûte que coûte, il nous faudra finir et avant la barrière horaire qui est de 18 heures de course.
Au troisième et dernier ravito, à Menton Saint Bernard, nous repartons avec Lilian qui joue au yoyo avec nous. Nous abordons la dernière côte. Et que fait un yoyo une fois en bas ? Et oui, il remonte de plus belle ! Notre jeune chien fou se fait à nouveau la belle dans la côte du Mont Baron. Renaud a son tendon qui siffle dans cette dernière montée et je sais que mon tour va suivre pour l'ultime descente de 4 km pour au moins 15%. La fatigue pointe mais la tête et l'état d'esprit vont bien tout même.
Quelques hectomètres avant d'arriver au Mont Verrier, nous retrouvons Lilian, garé sur le côté, qui ne se sent pas très bien. Au diable le chrono et le temps que nous nous étions fixé ; nous ne l'abandonnerons pas, l'esprit club est plus fort. Je ne le sais pas encore, mais il me sera d'une aide précieuse... Après quelques minutes, nous repartons tous les trois pour ne plus se lâcher. Une vraie équipe de bras cassés ! Le trio sert les dents et Renaud qui est le plus frais (ou devrais-je dire le moins atteint!) donne la cadence.
Nous basculons dans la descente menant à la délivrance et pour ma part, à ce moment-là, ça devient un calvaire. Mes tibias me font un mal de chien, je ne peux plus courir et chaque pas est une douleur. Il nous reste un peu moins de deux heures pour arriver mais je me demande quand même si on y va arriver ; j'irais presque plus vite en marche arrière (certains l'ont fait il paraît!). Dans cette pente chaotique, Lucky, emmené par un Diniz (Hervé) des grands soirs déroulent vers l'arrivée (je suis heureux pour eux). J'enrage de ne pas pouvoir les suivre sur mon terrain de prédilection. Lilian, qui pourtant n’est pas au mieux, ne cesse de m'encourager et je ne lâche rien. Je boucle les 4-5 derniers  kilomètres en 1h30 ! Du jamais vu !!
En bas de la descente, l'équipe de France et Manu nous attend et nous encourage. C'est sûr, nous serons finisher. C'en est trop, je craque totalement et je chiale comme un enfant ; des larmes de joie, de souffrance...
Encore deux kilomètres à courir (car il faut faire bonne figure pour les personnes qui sont présentes sur le parcours) et se sera la libération. Encadrer par mes deux copains de galère, rien ne peut plus m'arriver. Le tapis rouge est encore déroulé : FINISHER. Ouf ! Aïe (aussi !!!) 
I did it ! (je l’ai fait !)


Durant cette course, un binôme est né et un trio, peut-être, est en devenir... Merci les gars !
Le côté humain a pris le pas sur le côté individuel de la course à pied.











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ESPRIT CLUB A LA MAXI RACE.....

Week-end d’exception.
Au début, c’était 3 copains, une soirée, une bière ou deux, voire plus.  Au boulot, l’ami Sylvain qui me parle de la Maxirace. Top là, pour la Maxirace 2014.
Nouveau dans le club, je fais un mail à David pour dire que l’on souhaite participer avec TiBen et MonLuLu et je voulais savoir s’il existait une démarche pour informer les membres du club.
En parallèle, je me mets en recherche de location de gite, genre 10 personnes. Je passe les détails mais au final 43 inscrits sur les différentes courses !!!!!:
  • Maxi race : 15
  • Marathon : 20
  • Femina : 2
  • Jean Lain : 6
Finalement, il est décidé de prendre des mobil homes pour une gestion plus « personnalisée » et ce choix s’avérera fort judicieux. Bien sûr reste quelques  couacs avec les modifs de dernières minutes mais je tiens à remercier Christian qui m’a beaucoup aidé dans cette aventure (y compris les états des lieux des mobil homes le dimanche après-midi après sa course)…
8 mois d’entrainement pour arriver au bout de la Maxirace ?! Une folie ?! J’ai fini les 36km de l’Impérial pas très frais en 4h59mn en septembre 2013.
La décision étant prise, reste à se mettre en quête de temps libre pour l’entrainement, fini le bricolage dans la maison, finies les grasses matinées. Merci beaucoup à ma famille et à mon amoureuse.
Beaucoup de sorties le dimanche avec JC à la baguette. Tu nous as manqué mon bonhomme
 2 Stages de programmés en Haute-Savoie. 
Stage n°1 : Dans ma famille à Taninges à 10km des Carroz. Chouette David Tagada sera là le 1er jour de ma prépa. Coup de tel, c’est OK, j’attaque ma formation. Je ne vous expliquerai pas les techniques de montée mais encore moins les techniques de descente, j’ai fini la Maxirace avec des quadriceps de jeunot !!!!Merci David. Donc 1er stage 100km et 7000m de D+.
Stage n°2 : 5 j de repos plus tard et 1 séance de PPG façon para et 2eme stage au Carroz avec Isa, Delphine, Doux Jésus (Eric) , David Tagada, Lado (Julien) et Captain America (Jack). 1 sortie de folie avec  DJ à la manette, 5700m de D+ et 100km. Je passe les hamburgers maison, la mousse au chocolat, la crosiflette… (Merci Isa), pas 1kG de moins. Super Week-end.
Après ça, le doute, la fatigue, problème de chaussures et les entrainements sur la fatigue permanente…
Jeudi 29 mai 2014, départ de  la maison,  arrivés à Doussard vers 15h après un McDo le midi. Le repas préféré des enfants. Depuis 3 jours,  je leur impose nouille midi et soir Ils ne savent pas qu’il reste 2j de pâtes avec le même régime. Donc ce sera mon cadeau de la semaine.
L’arrivée des trailers sur le camping se fait régulièrement, on prend nos marques.
Repas, dodo, pétanque, un petit tour à la piscine, tout est bon pour attendre le départ. 
Vendredi 30 mai 2014, repas, dodo, piscine avec les enfants, inscriptions à Annecy, sieste de 20mn, ce n’est pas grave, je me rattraperai ce soir, me dis-je. Couché vers 22h, impossible de trouver le sommeil, je me lève, je bois un truc chaud, je me recouche, je m’assoupis et mon amoureuse me réveille.  Il est 1h30 : il faut se préparer.
En principe le sac est prêt, reste les pansements…
C’est parti, quoi Tagada ? Tu as oublié ta tête ? Ah non que la frontale, ça va, alors en route !!
Lilian, Renaud, MonLuLu et TiBen... on se place en fin de peloton, on a perdu les autres.
Départ en douceur et je reste avec MonLuLu jusqu’en haut du Semnoz, la montée se fait à la queue leu leu, arrivée en haut, on croise Alain. Pas en forme. 
Paysage splendide, on prend une photo, une soupe, on recharge les bidons et on repart.
Apres 20-25km, pas de jambes, envie de dormir, le doute s’installe, je dis à MonLuLu de partir et on verra plus tard. J’avance tranquille, je me dis que j’ai loupé ma prépa, pas le moral !!
Pas possible, je me suis trop entrainé pour abandonner. Je me sens moins bien qu’après le Crève-cœur de 23km réalisé le mois dernier ! OK, je change d’optique et j’adopte la positive attitude qui me suivra après tout le long de la journée. Je me répète que c’est juste un coup de moins bien et que ça va revenir.  Rester humble sera la devise du jour.
Je me cale derrière des coureurs et j’avance. Il n’y a que dans les descentes où tout va bien. On me demande comment je fais pour descendre si vite ! Hopopop, c’est le secret du Club. J’en profite pour croiser Olivier qui me dit profiter du paysage compte tenu de son état de forme
Arrivé à Doussard, 44km, record de l’impérial battu !! Je suis content de revoir MonLuLu, TiBen, Rino, Lilian et David Tagada. Je m’assois et j’ai l’impression d’être un professionnel, plein de personnes pour m’encourager et me ravitailler. J’en ai besoin. Les 2 km de bitume précédant le rav2, ce n’est pas terrible pour mon moral.
Je me sens comme un coq en pâte. On repart tous ensemble. Rino et TiBen semble en forme, ils prennent de l’avance.
Arrivé au col de Forclaz, une mauvaise bonne idée surgit de nos cerveaux ramollis :  une bière à la terrasse d’un café, voir un Monaco !!! Après l’évocation de l’idée à Isa, Bernard et Martine, supporters devant l’éternel, du genre scouts toujours prêts. Je crois qu’Isa nous a un peu grondés. Donc pas de bière, un peu d’emmental en direct, un coca et une compote. J’en profite pour ravitailler mon garde-manger d’emmental et compote.
C’est reparti, le moral gonflé à bloc. Même plus mal.
On monte, on se pose, on repart, on pose, on discute avec les autochtones  (très sympa), on dirait une sortie du dimanche avec 60km dans les jambes et on attaque la descente vers Menthon. Je lâche Luc dans la descente en me promettant d’attendre à Menthon. Au passage je ravitaille Tagada qui est parti avec sa B… et son couteau (Je t’aime mon fraisier). La fringale me gagne. David et Lilian sont devant.
Arrivée à Menthon, on approche de la fin, il reste 4h30 pour être finisher. Je connais la fin du parcours pour l’avoir reconnu avec mon fils Doriann 1 mois et demi avant. Si prêt du but, les nerfs lâchent, c’est presque gagné, je veux finir avec MonLuLu mais où est-il ??? Je suis pris de panique, le cerveau fait des bulles, l’altitude peut-être, lol. Il est 16h57 quand on repart. Je suis fatigué mais fixé sur l’objectif, finir avant 21h, rester humble, ne pas s’emballer. J’ai un coup de moins bien mais ça va revenir. MonLuLu est à la culotte, il suit et pour une fois on ne parle plus, pas une perversité à raconter… Je monte tranquille, on nous double, pas de panique, ça va revenir. Je me le répète constamment.
Et c’est vrai, la forme revient. Merci aux heures d’entrainements passés, ça paye ! On monte, on descend, on enchaine, on oublie la douleur. On est surpris de croiser TiBen, Rino et Lilian. Figé sur l’objectif, j’enchaine. TiBen me dit qu’ils sont fracassés, à peine un coucou... Pardon les copains... J’ai rêvé de l’arrivée, je ne pense plus qu’à ça !!!
Ne reste plus que les derniers raidillons genre « il faut les chaussons d’escalade » et la descente très technique au début et très roulante sur la fin. On approche, 2km de bitume le long du lac, MonLuLu m’attend.
On finira ensemble !!!
PS : Un merci particulier à Stéphane pour sa disponibilité

 
 
 

L'IMPERIAL TRAIL 2013 EN VIDEO

Une belle vidéo réalisée par une concurrente de chez TF1
 

KILOMETRE INFERNAL 2013 EN VIDEO

 

STAGE PREPARATOIR MAXI RACE

 
 

Seb, ma diag 2013

 Ma Diag 2013


La diagonale des fous était mon objectif sportif de l’année, je l’ai préparé pendant 1 an :

Avril : Trans-Aubrac 106km
Mai : Ultra Lozère 112km
Juin : Trail de Sancerre 33km
Week end choc à Pralognan en mode rando-course
Juillet : GTS par équipe 70km
Tour des Fiz 70km
Août : 1 semaine intensive en Lozère (rando-course)
TDS 122km
Sept : Impérial trail 53km à la cool (serre file) 


J’atterris le dimanche matin sur cette île que j’affectionne beaucoup, très heureux d’être là et de participer de nouveau à cette course hors norme. Accueilli par ma sœur, Camille et Fofo, on prend la route de Salazie afin de rejoindre le sentier Scout, début de la reconnaissance que j’ai prévu dans Mafate qui est une grosse difficulté du Grand Raid de la Réunion où je projette de passer de nuit durant la course. J’ai décidé de faire cette reco en 2 jours de marche cool avec une nuit en gîte, ce qui me semble une bonne acclimatation aux températures, à l’humidité et à l’altitude du GRR. Lundi midi, Williams et Denise (déjà mes supers ravitailleurs de l’année passée) fraîchement arrivés de métropole le matin même me récupèrent au sommet du Maïdo. Bilan: une super rando de 9h au total sous le soleil et pas déçu par la technicité des chemins et la difficulté des dénivelés positifs et négatifs soit 2500m de D+ pour 25km !! On rejoint la jolie case avec piscine que nous avons louée à 7 composés de Serge, Léo et Bruno candidat au GRR, Françoise candidate au trail des Mascareignes et William&Denise. Après 2 jours de repos à base de visites de cette merveilleuse île, nous allons chercher les dossards au stade de la redoute (l’arrivée), c’est Noël tellement il y a de dotations (T-shirts, paréo, crèmes, nourritures…) puis le jour J tant attendu est là… le jeudi 17 oct 2013... Quelques heures à préparer le sac de course et les sacs de ravitaillements et me voilà dans la voiture avec Williams et Denise, direction le départ à St Pierre, il se met à pleuvoir à verse, heureusement ça ne durera qu‘une heure. Je retrouve Mark, un Anglais vivant en Suède rencontré sur le GRR 2012, nous avions prévu de faire la course ensemble.

22h40, ouverture du sas pour rejoindre le départ à 300m, c’est la bousculade pour être bien placés ! On n’est pas si mal que ça en passant la ligne 800èmes sur les 2300 inscrits. 23h le départ est donné comme une délivrance, il y a un monde fou dans St Pierre !!! Ca va vite… les 5 premiers kilomètres sont courus à 12km/h de moyenne et on ne double pas tant que ça ! J’avais lu un article envoyé la veille par Laurent ß (Grand raider finisher 2012) il prévoyait de gros bouchons vers le 20ème km, voulant vraiment éviter ça, je prévois de partir vite… visiblement on n’est pas les seuls… ça part trop vite… ce n’est pas croyable…il y a un niveau de dingue ou alors ça va être l’hécatombe aux alentours du 30ème km. Effectivement au 14ème km au Domaine de Vidot nous sommes dans les 750èmes, nous sommes doublés comme des balles par Bruno et Léo voulant rattraper les bouchons du départ car mal placés à St Pierre. Cette première partie est époustouflante tellement il y a de monde au bord de la route pourtant il est minuit passé, ces gens sont là et nous encouragent, quelle ambiance ! Puis on rentre dans le vif du sujet, fini la route ou les chemins larges, après les champs de canne à sucre on arrive dans du monotrace bien pentu et la ça double pas mal, j’en soupçonne quelques un d’être partis un peu vite.. Et puis… les bouchons…ça dure une quarantaine de minute mais heureusement il ne fait pas encore froid malgré les 3 heures du matin et les 1500m d’altitude. Arrivés au ravito de Forets de Mont Vert (24ème km), Mark et moi nous sentons bien, on est sur le même rythme. Le dénivelé est moins violent jusqu’au Piton sec, on court même dans la pente douce jusqu’au Piton Textor, ce qui permet aussi de se réchauffer car il est fait froid, les herbes au sol sont recouvertes de givre…j‘ai froid aux mains et je n‘avais pas pris de gants histoire d’alléger le sac…, déjà 40 km parcourus, 2600 de D+  et 7h de course ! Allez plus que 3 marathons à parcourir… Le jour se lève, la vue sur le piton des neiges est complètement dégagée, pas un nuage, c’est MAGNIFIQUE !

On entame la descente vers mare à boue que je redoutais tant, tellement pénible l’an passé car pierreuse et marécageuse. Le single est sec, ouf… mais toujours aussi pierreux ! Je me laisse glisser, quel plaisir, ça va tout seul ! Le temps d’1h30 de discussion et d’émerveillement face au paysage et on arrive au ravito de Mare à boue avec presque 2 h d’avance sur l’horaire prévu, du coup nos ravitailleurs n’auront pas eu le temps de nous voir ! On prend le temps de bien manger, changer de chaussettes, et remplir nos gourdes. Et c’est reparti direction Cilaos point clé de la course avant l’entrée de l’inaccessible cirque de Mafate, mais auparavant il faut gravir les 1000m de D+ très techniques qui nous amènent au coteau Kerverguen. On prend notre temps…les premières fatigues se font sentir…il fait chaud, 32°c à mon thermomètre. La montée est longue, difficile, des passages à la corde, puis plus une goutte d’eau et Mark non plus ! J’arrive au sommet, j’attends Mark, il s’était arrêté pour demander de l’eau à des randonneurs. Puis on bascule dans la descente vers le Bras Béjoin on court.. pas longtemps, la descente devient hyper technique, très exposée, encore des passages à la corde et des escaliers en fer avec du vide de tous les côtés… bien obligé d’y aller doucement…après une bonne heure de descente on arrive enfin au ravito…soif…puis on repart les gourdes pleines pour rejoindre Cilaos qui n’est qu’à 4km de chemins variés mais pentus aussi bien en montée qu’en descente. Me voilà arrivé à Cilaos, accueilli par les encouragements des nombreux supporters, après 13h de course, je suis 540ème au classement. Je vais directement chez les kinés pour un bon massage de récup, hyper efficace: 1 kiné sur chaque jambe, optimisation du temps pour le coureur ! Puis je retrouve mes ravitailleurs Williams&Denise, je fais un brin de toilette et change complètement de tenue. Mark arrive à son tour, même topo. On se rend à la cantine, manger le poulet et les pâtes prévus au menu de Cilaos. 
Williams nous accompagne dans le début de sentier qui nous mène au pied du col du Taïbit. Le sentier est sympa, single typique de la montagne Réunionnaise avec vue sur le cirque de Cilaos, le temps est magnifique, le soleil tape fort. On arrive au pied du Taïbit, quand même 600m de D+ depuis Cilaos mais il reste 820m de D+  pour passer le col du Taïbit et avoir le bonheur de rentrer dans le cirque de Mafate. Je ne force pas la montée, j’essaye d’être régulier. J’ai l’impression que Mark fatigue, il a un peu de mal à suivre, on attaque la descente vers Marla, vue sur Mafate : splendide ! Je me lâche pas mal, je prends beaucoup de plaisir dans la descente, ça double… Je me sens bien, frais, malgré les 17 h de course. L’arrivée à Marla est sympa, en musique, beaucoup de monde pourtant l’endroit n’est accessible que par 3h de marche, c’est ça le grand raid !!!! Une ambiance magique, du monde pour vous supporter partout, et à toutes les heures. Le temps a changé, c’est nuageux, humide et venteux, il fait 13°c. Je me couvre pendant le ravito, me nourri bien et c’est reparti direction la Plaine des Merles, la montée vers la Plaine des Tamarins est jolie, on est un petit groupe de 5, ça papote… la montée passe plus vite ! On grimpe le col des Bœufs, au sommet la nuit tombe et le froid aussi, on se couvre, on sort les frontales et on attaque la descente en trottinant sur un chemin forestier roulant jusqu’au ravitaillement de la Plaine des Merles (85ème km) où je suis content de retrouver mes ravitailleurs. J’en profite pour changer de chaussettes, je change de chaussures car celles que j’avais mises à Cilaos me blessent le talon. On se souhaite bonne nuit et rendez vous demain au 130ème km ! Après cette réconfortante interlude, on retrouve Mafate  par le sentier Scout, partie que j’avais reconnu 3 jours avant…et tant mieux, car je commence à sentir la lassitude, je fatigue plus nerveusement que physiquement. Avec la nuit, tout se ressemble…des chemins…des pierres…des racines…et la frustration de ne pas voir ce splendide paysage tout en relief de Mafate…en fait je m’ennuie ! Peut être trop crevé pour parler avec Mark, le fait de discuter en anglais me demande un minimum d’effort de concentration ( vu mon niveau déplorable en anglais…), puis Mark n’est plus là… je l’appelle… il n’est pas loin… fatigué lui aussi… déjà 22h de course quand même !!!! J’hésite à mettre les écouteurs et avancer en musique mais le chemin est difficile, pentu, exposé au vide, une nuit noire donc je préfère rester concentré sur le chemin. On arrive à Ilet à Bourse, on mange, on fait le plein d’eau, pas mal de raiders s’enroulent dans les couvertures de survie et essayent de dormir un peu. Je sais qu’il me reste 1 heure pour atteindre le ravito suivant ou ma sœur, Camille et Fofo m’attendent, où je pourrais faire un brin de toilette, un ptit dodo et déguster un bon rougail saucisse…c’est motivant !!! Allez courage… enfin Grand place et le 100ème km et 24h05min de course (et dire que le 1er est déjà arrivé depuis 1h, il n’a que 65km d’avance !!) et une journée de bonheur est déjà passée ! Je suis content de retrouver mes ravitailleurs, ça fait un bien incroyable au moral. Mark s’allonge immédiatement et s’endort dans la minute, je me lave et change complètement de tenue, puis je m’allonge…et m’endors dans un demi sommeil et demande à ma sœur de me réveiller dans 1 heure, 30 min plus tard je sursaute en me disant que j’ai raté le réveil et que j’ai dormi toute la nuit ! Ma sœur me rassure et me disant qu’il me reste une demi heure !?? J’ai dormi  30 min qui m’ont paru une nuit entière !!! Je ne me rendors pas et j’ai l’impression d’avoir bien récupéré, je réveille Mark et on repart, au total 2 h d’arrêt des plus bénéfiques. On attaque directement par une montée courte mais costaud puis derrière la descente technique et exposée, à la frontale, mieux vaut être prudent ! On entend  le bruit du torrent qu’on va franchir, la rivière des galets. A partir de là, je sais qu’il reste 11 km et 1800m de D+ pour sortir de Mafate, soit entre 4 et 5 h de course. Il est 2 h du matin, l’ambiance est étrange, on voit les lumières des frontales des coureurs un peu partout dans la montagne et on croise tout les 100m des cocons de raiders emmitouflés dans leur couverture de survie, on dirait des chenilles prêtes à éclore !!, et moi je me sens bien, j’ai la pêche !!!! Le peu de sommeil m’a bien remit d’aplomb, je double beaucoup, Mark par contre semble être un peu plus marqué, on décide de s’attendre au ravito prochain. Je continue ma route très motivé et toujours aussi heureux d’être là malgré la difficulté des montées, et ça tombe bien parce que c’est-ce que je préfère ! Je bois beaucoup et je m’inquiète un peu sur le manque d’eau qui m’attend… je commence à chercher un point d’eau ou une maison ayant un robinet extérieur mais en pleine nuit c’est pas gagné. Le chemin devient plat, on traverse des villages mais pas d’eau, ça me manque, mais je vois les lumières du ravitaillement de Roche plate se rapprocher, ça me rassure. Enfin Roche plate…je bois…je bois…je mange…je remplis mes gourdes à ras bord !!! Et puis je reprends une soupe en attendant Mark qui n’arrive pas…puis une autre, ça réchauffe et ça hydrate; voilà Mark. Lui aussi a manqué d’eau, je le presse un peu car j’ai froid, ça fait une vingtaine de minute que j’attends et il ne fait guère plus de 10°c. On repart pour une grosse difficulté du grand raid : le Maïdo, 900 de D+ en monotrace bien pierreux et irrégulier. La première partie jusqu’à la Brèche est presque roulante malgré le dénivelé, on discute tranquillou avec Mark, on sent que le jour va se lever. Au pied du Maïdo, je mets les écouteurs, c’est parti pour une bonne heure d’ascension en musique ! Mark ne suit pas, on décide de s’attendre en haut. A la moitié de la montée le jour s’est complètement levé, pas un nuage…la vue sur Mafate est splendide, ça met du baume au cœur, je m’arrête régulièrement pour boire et admirer la vue. Au sommet il y a beaucoup de monde qui encourage les raiders, l’ambiance est toujours aussi magique pourtant il est 7 h du mat, ne voyant pas Mark, je décide de l’attendre au ravito qui est à 2 km. On longe le rempart dominant le cirque de Mafate, j’en prends plein les yeux.

Je trottine, il fait froid… en effet l’herbe est givrée, on est quand même a plus de 2000m d’altitude. Arrivé au ravito du Piton des orangers, je m’assois en attendant mon compagnon raider et me restaure. Mais Mark n’arrive pas…je reçois un sms, il me dit qu’il veut ralentir et de ne pas l’attendre. Je le sentais en difficulté depuis le début de la nuit et moi je suis vraiment bien pour l’instant alors je décide d’y aller, je pense que le coup de barre m’arrivera sûrement plus tard et qu’il me rattrapera. On rentre dans une forêt ou le chemin est une succession de courtes montées-descentes à profil descendant, c’est irrégulier et cassant pour les cuisses : c’est usant ! Puis on attaque la partie du raid la plus monotone mais ô combien exigeante pour les cuisses, une bonne dizaine de kilomètres de descente avec des marches irrégulières tous les 1, 2 ou 3 pas… cette descente n’en finit pas en tout 17 km… je décide de ne pas la subir alors je cours…je double…les coureurs sont usés, ils marchent malgré ce chemin pas technique et roulant mais pénible. On arrive enfin à l’Ecole de Sans Souci, arrivée en musique, toujours une ambiance extraordinaire. L’arrêt sera bref car 5 km plus tard, il y a le gros ravitaillement au Stade de Halte Là. Je téléphone à William&Denise pour leur dire que j’aurais 2 heures d’avance sur l’horaire prévu, ça fait plaisir !!  On descend dans l’immense ravine de la rivière des galets, on la longe puis on la traverse par un pont de gros galets et on remonte sur la rive d’en face pour atteindre le ravito. J’aperçois mes ravitailleurs, on fait un brin de causette et je récupère mon sac de ravitaillement auprès de l’organisation, me nettoie les gambettes et file au massage. Toujours aussi efficaces les kinés, un sur chaque jambe, puis une podologue me soigne les pieds qui commencent sérieusement à être échauffés après 130 km et 35 heures de course. Je croise Bruno qui repart avec le sourire. Je prends un vrai repas chaud à base de poulet et de pâtes et retourne papoter avec William&Denise en changeant de tenue et de chaussures. On se donne rendez-vous à l’arrivée, j’ose à peine y croire même si ça semble plutôt bien engagé ! Direction Chemin Ratineau, ça grimpe pas mal sur un chemin pas technique (pour une fois…) et je récupère Bruno plutôt meilleur descendeur que grimpeur, on discute un peu puis j’avance et en haut de la montée, je vois un créole qui déboule d’une descente à une vitesse plus qu’impressionnante, un commissaire de course me dit que c’est le premier du trail de Bourbon ! Je n’essaye pas le suivre !!!

Après un peu de plat, ça redescend, je cours bien. Je ne me sens pas trop usé, je fais le plein d’eau au ravito de Kaala, bois un coca et repart en courant sur une route bitumée en descente. L’hélico de la TV est au dessus de moi, c’est marrant mais ça fait du vent…il filme le 2eme du trail de Bourbon, qui me double après un petit échange verbal et des encouragements : sympa ! Puis Bruno me rattrape, on papote puis il me donne une leçon de descente et de lecture du terrain qui engendreront comme un déclic pour le reste de la course… merci Bruno !!! Je le vois glisser dans la descente puis s’éloigner ! Puis on rentre dans des chemins de sous-bois plus ou moins pierreux et roulant où je coure sans arrêt, je reprends Bruno et double pas mal de monde, et je me fais doubler par le 3eme du TDB qui est aussi très sympa (en plus d’être fort, ils sont joviaux ces créoles réunionnais). On arrive au ravitaillement de la Possession, toujours une grosse ambiance, il est 14h30, il reste 20km… ça sent bon l’écurie, je suis plus que motivé ! J’ai envie d’en finir…On se dirige vers la Grande Chaloupe, par le chemin des Anglais, la dernière grosse difficulté montante de ce grand raid. Je ne connaissais pas ce chemin des Anglais et je m’en serais bien passé…c’est un chemin de pierres volcaniques les unes à coté des autres…l’enfer… Surtout à 15 h avec le cagnard, les pierres noires qui retiennent la chaleur et pas d’ombre... Je vois 2 randonneuses à 100m devant moi qui font leur promenade du dimanche en discutant de tout et de rien, je suis incapable de les doubler… quand je reviens sur elles, je ressens le besoin de faire une pause à l’ombre rare d’un arbre, épuisé. Elles m’accompagneront sans me voir tout le long de ce maudit chemin… puis ça descend et c’est encore plus désagréable… sur ces grosses pierres instables ou l’on risque l’entorse à chaque pas. Pas mécontent de sortir de ce chemin où je me demande toujours à quoi il peut servir ! On passe par du chemin puis de la route où la fatigue se fait sentir, j’ai un vrai coup de fatigue mais la motivation de l’arrivée m’empêche de m’arrêter. Ca redescend par une route bitumée avant d’attaquer les 300 derniers mètres de dénivelé positif qui nous mènent à Colorado par du chemin parfois très pentu puis roulant jusqu’au dernier ravitaillement. J’arrive enfin à Colorado, la nuit devrait tomber durant cette dernière heure de descente alors je décide de mettre la frontale et le T-shirt obligatoire (dans le règlement de la course) de l’arrivée. Impossible de trouver ce pu… de débardeur, panique…ce serait vraiment trop stupide d’être disqualifié pour un pu… de T-shirt…alors je téléphone à William mon sauveur et lui demande de me trouver un T-shirt pour l’arrivée !! Après un bref arrêt au ravito, j’ai trop envie d’en finir, j’attaque la descente comme un fou, j’ai les cuisses plutôt en bon état alors j’en profite… je pense aux conseils de Bruno et ça glisse tout seul, j’aurai vraiment eu un déclic en descente technique durant ce grand raid… re-merci Bruno !! Je m’emballe quand même un peu et j’ai la cheville qui part pas comme il faut…je repense à Laurent qui l’année dernière avait aussi un peu trop attaqué et s’était fait une belle entorse…ça me calme…je me cale derrière un Réunionnais qui descend bien et sans risque, on fera toute la descente ensemble en papotant !! A la fin de la descente, je vois 3 coureurs qui coupent… à 1,5 km de l’arrivée William est là et me donne le T-shirt, je me fais doubler par ces 3 personnes…je ne jouais pas une place mais là ça me gonfle…je mets le T-shirt et repars très vite, puis j’accélère, j’ai envie de les rattraper… je sprinte…j’en rattrape 1 et j’arrive sur le stade de la Redoute avec toujours en tête de les rattraper mais c’est trop tard.. dans l’euphorie je passe la ligne d’arrivée en sprintant…on me donne la médaille de l’arrivée et le célèbre T-shirt du finisher floqué « j’ai survécu », je ne réalise pas que je suis arrivé… après 44h16min de course…j’ai le cœur qui bat fort après ce sprint débile…du coup je refais un tour de stade en trottinant-marchant pour faire redescendre mes battements cardiaques, je récupère…je réalise…heureux de cette magnifique course qui fut 90% de plaisir et 10% de souffrance-lassitude. C’est pour moi sans aucun doute la course de tous les superlatifs, j’espère en avoir encore beaucoup d’autres aussi agréables !!! Bruno arrivera en 46h34 et Mark en 47h57.
Bravo aussi à Serge et Léo : Finisher.


Merci à : ma famille
mes ravitailleurs William&Denise,
Soeurette, Camille et Faustine

les copains pour leurs sms d’encouragements durant la course et mails de félicitations.
U-trail.com et Julie Run
S’cape (top magasin de Fontainebleau).

See you in 2014 !!!!

Séb. (trailer des îles)




 

27/10/2013 - Retour de croisade pour Benoît (Templiers 2013)

 

31/08/2013 - MON UTMB par David

 Quel souvenir inoubliable !
 Pour diverses raisons, tout d'abord :

- Une préparation à l'arrache comme je les aime 3 semaines 1/2 sur les Carroz vers Cham
- Gros volume 450km 33000m+ en moyenne 5h/j 
- Dans une forme exceptionnelle sans douleurs 
- Une perte de poids rapide  de 10kg
- A l'écoute de la moindre fatigue 1 jour/semaine de repos
- Comme chaussure la Pure Grit Brooks à l'essai depuis Janvier aux entraînements du jeudi


Nous allons revenir sur tous ces points :

Je décide de faire la même prépa que l'année dernière à l'UTMB cela m'avais bien réussi 22000m+ , je vois avec étonnement que je peux faire mieux 33000m+ , 3 fois UTMB dans les jambes en distance et en dénivelée , rien ne peu plus m'arrêter alors , ni doute , ni peur sur mon physique , tel était mon état mental.
Absent de toutes les obligations qui m'accompagnent  toute l'année, avec comme seul objectif , reprendre possession de mon corps que je maltraite toute l'année , une parenthèse bienveillante, une vrai pause psychologique. Je sens bien que cela devient essentiel , si je ne veux pas me perdre dans mes choix, ma santé, mes priorités, ma ligne de conduite .

Concernant ce volume si important, je ne m'isole pas, bien au contraire, je multiplie les rencontres et alterne des sorties rando-trail de jour comme de nuit. Isa m'accompagne sur la plupart de mes sorties, Eric, Fred, Pascal, Christophe, Michael, tous m'ont permis de ne pas subir ces interminables sorties et m'ont fait partager des moments plus qu'agréables, je n'en dirais pas plus...

Physiquement , je sens mes cuisses se durcir, se raffermir. J'aime cette sensation, d'ailleurs, je suis  toute l'année à la recherche de cela, jadis présent. J'ai compris que mon physique avait besoin de la montagne pour se reconstruire et de ce fait aborder confortablement des situations gargantuesques .

A mes pieds, cette chaussure si légère la Pure Grit, je me rappelle l'avoir essayée en plein hiver chez Christophe de chez Brooks, mon pied l'a tout de suite adoptée, mais moi je reste sur mes inquiétudes, face à ce courant minimaliste qui envahit nos idéologies sur ces réels pouvoir d'apprentissage des informations sol-pied. Je n'étais à ce jour qu'un observateur aguerri sur cette mode, et soudainement  devenant acteur, perplexe et attentif. Timidement, j'ai commencé à la porter le jeudi soir, pour des séances actives, puis dans de nombreuses sorties sur nos sentiers bleus. Je dois dire que son comportement, indéniablement parfait, sensation et réactivité du pied comme jamais connu, bravo, bluffant !
Me voilà donc parti à la montage avec elle dans mes bagages, à la conquête de ces chemins escarpés, tel un toréador .
Sa fragilité s'est très vite vue, légèreté ne rime pas avec solidité . Son comportement précis, proche du sol, m'a convaincu dans mon choix de courir l' UTMB avec, test encore jamais tenté, sur une telle distance. J'aime bien m'accompagner de choix insolites, déplaçant ainsi ma concentration, cela permet la présence d'un certain point d'incertitude, dans cette lourde quête ou de préparation dont tu prends le contrôle, il y a besoin de lâcher prise.

 Le Jour J: UTMB si je te tiens !!!!

Un comité accompagnant sur place et virtuel par le suivi live coureur et de nombreux messages de soutien par sms me touchaient, donc je partais à plusieurs dans ma tête.
Fred me lâche 1/4 heure avant le départ me plaçant à la 2000ème place avant le départ, la musique résonne,  moment solennel qui m' envahit d'émotions , prêt à accomplir ma destinée, ce jour tant attendu.
Pour ma part, aucune pression, je démarre très lentement, me faisant même énormément doublé. Des rencontres, Lyse, Isa et quelques patients eux aussi coureurs, tout ça super me libèrent du temps qui passe lentement . 
Sur le bas côté de la route des encouragements, Eric et Catherine, Clément puis plus loin Laurent, merci à vous. 
Premier ravito 1600ème, voilà que commence mon ascension  dans le classement, même stratégie que l'année dernière, lente mais sûrement qui sera vraie, durant tout le parcours pour finir 220ème sur 2300 partants dont 487 élites , en 32h50mn. 1/3 en marchant dans les cotes, 1/3 en dévalant les descentes et enfin 1/3 en courant sur les magnifiques plateaux ou vallées.

Les moments forts de la réussite de cette performance : le soutien logistique d'Isa, Fred, Camille, mon frère Michaël et son ami,  présent à tous les ravitos, de jour comme de nuit.
Le temps exceptionnel bleu et frais ainsi que des temps de récupérations importants 1h30 sous forme de massages par mes étudiants présents sur Courmayeur puis Champex . Tous m'ont permis de repartir détendu , relâché et encore plus, avec cette envie d'avancer, de finir et de clôturer ce moment fort de ma vie. 
Un grand merci à tous ceux qui m'ont suivi, tard dans la nuit, avec une arrivée à Chamonix à 1h30 du matin le dimanche.
Ca a été une vraie aventure humaine et collective, à la recherche de ses propres limites,  pour info la chaussure a rendu l'âme!

Finisher UTMB
 

28/07/2013 - LE TOUR DES FIZ 2013 par Sébastien (et Laurent)

 Après une participation en relais au merveilleux Grand Trail de Stevenson 15 jours auparavant, je propose à Laurent de courir le tour des Fiz. Et c’est parti, nous voilà arrivés sous une chaleur harassante dans la vallée (38°c). Nous allons chercher nos dossards au départ de la course, il fait un peu plus frais sur les hauteurs (32°c….), nous rencontrons Cécile Lanfanchi et son mari venu aussi participer. Le paysage est magnifique avec une vue complètement dégagée sur le massif du Mont Blanc, puis nous regagnons notre hôtel qui ressemble à celui de Shinning. La nuit est courte.
Il est 4h30, l’humeur est joyeuse, nous discutons 5 min avec Vincent Delebarre puis avec Cécile qui vraisemblablement pas réveillée ne nous reconnaît pas, c’était drôle !! Le départ est donné à 5h du matin pour cette course qui fera à mon GPS, 66km et 4700m de dénivelé positif. Nous sommes environ 200 à allumer nos lampes frontales pour aborder cette 1ere descente vers le Plateau d’Assy, pas de chance plus de piles… j’essaye de suivre les lumières d’autres coureurs mais ce n’est pas suffisant.. Ma cheville se tord sur une pierre un peu plus grosse qu’une autre, ça fait mal, ça m’énerve, je rage…je marche…je récupère…ça va mieux…et je vois Laurent passer, il a la gentillesse de m’éclairer et de m’attendre.
Le jour se lève, nous entamons la montée vers le refuge de Varan dans la forêt à travers des singles sympas. J’attrape mon bidon, boit un coup, essaye de remettre mon bidon dans mon sac, mais il tombe et la tétine se casse, ça commence bien… j’ai la poisse aujourd’hui!?? Laurent et moi arrivons au refuge de Varan, nous sommes dans le même état de forme, nous allons faire la course ensemble. Je me ravitaille, jette mon bidon cassé, récupère une petite bouteille d’eau et profite de ce merveilleux paysage de montagne! 
Ca redescend gentiment par un monotrace technique puis on attaque la montée bien pentue et pierreuse vers le col de Portette. Le temps est magnifique et il ne fait pas encore trop chaud, malgré la difficulté du dénivelé, je me sens bien. L’endroit est superbe, j’en prends plein les yeux! Je discute dans la montée avec le facteur de Passy nouvellement retraité qui m’explique qu’il n’a pas réussi a avoir de certificat médical pour cause d’opération récente du pied alors il fait la course tranquillement sans courir en étant parti ce matin à 3h, quel courage!!! Nous arrivons au ravitaillement du refuge de Platé déjà 3h15 heures de course, l’ambiance est excellente, les bénévoles sympathiques et les collations complètes (sucrés et salés). Je repars au moment ou Laurent arrive, on convient qu’il me rattrape dans la descente comme d’habitude! La 1ère partie de la descente se passe dans des monotraces plutôt agréables et roulant, nous traversons un gros névé puis dans un monotrace herbeux je trouve un gobelet par terre puis 10 mètres après un bidon isostar® similaire à celui que j’avais cassé 2h auparavant, c’est drôle quand même!!? Merci à celui qui a mal fermé son sac…et me voilà au ravito du refuge de Sales, je me gave de cette excellente tomme et de ce succulent saucisson! Le premier coureur du p’tit tour des Fiz (30km) arrive comme une balle bientôt suivi du 2eme…on ne joue pas dans la même cours…puis la descente continue sur un chemin large et très pierreux trop technique, je commence à fatiguer, je dois faire attention à chaque fois que je pose le pied, la descente est difficile et longue (12km), on croise de nombreux randonneurs qui nous encouragent, puis la partie commune avec le p’tit tour des Fiz bifurque, tant mieux…j’en ai marre de me faire doubler par des coureurs tout frais!! Laurent en se mettant de côté pour laisser passer un coureur s’est tordu la cheville. Après avoir longé un puissant ruisseau de montagne, on passe par une magnifique cascade, photo obligatoire!

 

Peu avant d’arriver au PC de Salvagny, la fatigue fait buter mon pied sur une pierre et je tombe de face… rien de grave, mais ça saigne: le coude droit et la paume de la main gauche bien déchiqueté. Au ravito, je vais directement me faire soigner auprès d’un PC médical complet (médecin, infirmier et secouristes) et je mange, déjà 5h42min de course. On monte vers le refuge de Grenairon, c’est une des grosses difficultés de la journée, 1000m de dénivelé. Ca se passe bien, la montée est longue mais pas trop accentuée. L’endroit est sublime, c’est un paysage hors du commun, on dirait une piste de ski en pierre lisse! Refuge de Grenairon qui est aussi un endroit superbe,7h43min de course…pas trop de temps à perdre la barrière horaire n’est pas si loin!! On redescend par une route à 4×4, on a 1h pour arriver en bas de la descente où la barrière horaire est fixée. Il nous suffira de 30min mais pas de traces de barrière horaire!! Où est cette barrière horaire?? On s’inquiète avec d’autres coureurs…on pense que la sanction est au ravitaillement suivant, le refuge des Fonts. Faut se dépêcher, ça va être juste.. Ca monte…on court tant qu’on peut, on fatigue… on arrive au refuge des Fonts juste à temps…pour qu’on nous dise que la barrière horaire était bien en bas de la descente mais n’était pas encore installée à notre passage car on était bien en avance!! Ouf…on profite longuement du ravitaillement, à partir de là, il n’y plus de barrière horaire! Et encore une fois le paysage est splendide!! Ca remonte jusqu’au refuge A. Wills pendant 2h30 pour moi ça va, Laurent un peu moins…on se perd dans la montée. Il fait chaud, on passe par le Lac d’Anterne: très beau! Je me désaltère et mange au ravitaillement du refuge, j’attend Laurent mais ne le voit pas alors je repars et le voit au loin descendre vers le ravito pendant que je monte vers la derniere difficulté: le col d’Anterne…et la c’est le coup de barre.. Je suis dans le dur…je monte lentement, difficilement…mon dieu que c’est pénible!! Enfin le col d’Anterne est franchi!!!Il reste une dizaine de km de descente avant l’arrivée. On redescend vers le refuge de Moede…12h41min de course…puis on prend la direction du refuge du Chatelet, la descente s’avère difficile et technique avec des passages à la corde. On passe par le lac Vert puis enfin l’arrivée à Plaine-Joux, accueilli par Dawa Sherpa après 13h59min de course, Laurent qui a bien récupéré, arrive dans la foulée. Ce Quechua tour des Fiz me laissera un très bon souvenir et nous a surpris! La course est difficile de par son dénivelé et la technicité des chemins empruntés. Les paysages sont vraiment superbes, on est émerveillé sans arrêt.

 

Je remercie l’organisation de la course, les bénévoles, Julie de Utrail et le magasin S’cape de Fontainebleau.

 

Seb.
 

Christian, son premier 50 km au trail des Moulins, le jour J, the D day...

Mon premier 50 km

Voilà le récit de mon premier 50 km que j’ai failli rater….

Et oui, même en voulant le faire exprès, je pense que je n’y serais pas parvenu.
En fait, le plus marrant dans cette histoire c’est l’avant de la course, quoique le pendant est pas mal aussi… Mais si je devais remporter l’oscar, il serait pour l’avant….

Donc inscription au « trail des moulins de 50 km » dans le 91, à Mondeville deux mois avant la course… Cette course se déroule le samedi 06 juillet 2013 à 13 heures… Et retenez bien cette date car c’est très important pour la suite, vous comprendrez plus tard….

Cette distance était pour moi un test car l’année prochaine avec Etienne et Daniel on va faire la TGV….
Donc je devais savoir si je tenais la distance et surtout au-delà du marathon….
Préparation tranquille et pépère de cette course…

La date approchant, je mets à jour mon téléphone avec la date du trail… Et je saisi la date du 07/07/2013…
Et là commence le drame qui se terminera bien quand même.

Une semaine avant, tout le monde m’encourage et me parle du samedi pour la course… Et moi, sans sourciller avec un aplomb du tonnerre « Mais non c’est Dimanche….. »…. Et personne ne pense à me dire que non.. C’est samedi…
Le jeudi, je commence donc le célèbre « 3 RP / 3 J » (3 repas pâtes sur 3 jours)…. Et bien pour une fois, le petit déjeuner « pâtes » et bien c’est pas bon…. Comme la tarte au concombre…. Je sais c’est facile…
Jeudi soir, sortie club pépère pour moi, je ne veux pas m’épuiser…. Ce serait ballot… et on me demande comment je vais pour le 50 km et on me reparle du samedi… et comme la dernière fois, je dis « Mais non c’est dimanche…. ».
Le vendredi soir, je prépare ma liste de course pour aller à Ikéa le samedi matin et me dit, tiens j’en profiterai pour aller chercher mon dossard à Mondeville comme ça, dimanche j’irai pépère à la course… Je décide donc d’y être pour midi environ… Et cette heure est très, très, très importante….

Samedi matin arrive, je me lève et glande un peu avant de déjeuner et de prendre mon « petit déjeuner » pâte…. Il est donc 9h30 quand je mange mon plat de pate…. Je traine et je regarde sur « Mappy », le chemin pour aller à Mondeville.
Je pars de chez moi vers 11 heures….
Juste avant de partir, je reçois un sms m’encourageant pour la course et me souhaitant bon courage pour cet apm… Et là, ma réplique habituelle…. « Mais non c’est demain….. oui c’est plus dimanche…. » non mais….

J’arrive à Mondeville vers 11h35 et bizarrement, le parking est déjà plein…
Tiens, bizarre me dis-je, tout le monde est venu en même temps que moi chercher son dossard…
Fait troublant, en fait premier signal d’alerte que je ne déchiffre pas, les gens sont déjà en tenue… et avec leur dossard accroché, je me dis tiens ils sont bizarres…. Puis j’en vois d’autres… Et puis j’entends l’animateur prévenir qu’aujourd’hui le samedi 06/07 la chaleur est là… Il faut donc boire beaucoup durant la course….

Et là, je commence à douter et me dit « OH LE CON… C’EST PAS VRAI…. MAIS OH LE CON »…

Je vais donc voir l’animateur, et lui pose la question fatidique… «
Euh, pardon, excusez-moi, je vais vous paraitre « débile »… mais la course c’est aujourd’hui et pas demain »… ET LA, LE BLANC DE L’ANIMATEUR …. MAIS SURTOUT SA TETE

Et il me dit « AH OUI, C’EST AUJOURD’HUI LA COURSE …. C’EST LA PREMIERE FOIS QU’ON ME LE FAIT CE COUP-LA »…

Et là tout s’effondre…. MAIS LE CON, LE CON …J’y crois pas, comment j’ai pu me planter comme ça….
Enervé, je retourne à ma voiture car j’étais venu en tenue décontractée et sans affaire…..
Et bien sûr, qu’est-ce que j’entends au micro… « C’est la meilleure, on vient de me demander si la course c’était bien aujourd’hui et pas demain, oui je confirme la course c’est aujourd’hui… »

Je retourne chercher mon dossard et prend la décision de rentrer chez moi et de revenir car ce 50 km sera fait quoiqu’il arrive…. Je suis trop énervé pour ne pas courir….

Il est midi et je récupère donc mon dossard, puis je demande à l’animateur qui me reconnait de suite, remarque vu ce qui je lui ai demandé, je suis catalogué et fiché…. « Si je rentre chez moi (à 30 mn qd même) et que je reviens je peux courir »…. A ce niveau je m’en fous de la réponse, j’ai décidé de faire l’aller-retour et de faire cette course…. Et là, délivrance, il me dit que oui….
Donc je retourne chez moi pour me changer en respectant les limitations de vitesse bien sur… Vu que je suis à la bourre, 5mn ou 10 mn de plus….
12h35 j’arrive chez moi, me change, prépare le camelbag, le balladeur, la montre, le portable avec les numéros en cas d’urgence et deux bananes que je prends pour le ravitaillement… et un morceau de gâteau sport que m’avait donné Sandrine pour le prendre avant à l’origine… Bah là ce sera pour le dessert après la course….

12h55 je pars de chez moi… Tiens le départ c’est à 13h00, dans 5 mn quoi… je serais à la bourre…. Pas grave….

13h20 j’arrive à Videlle 5 km avant Mondeville et je vois le flot de coureur passer devant moi… dire que je devrais être avec eux… Et que je suis dans ma bagnole… OH LE CON… OH LE CON Je demande à la bénévole présente au carrefour… Vous serez ici dans environ 40 mn….. Et là surpris, elle me dit oui pourquoi ? Bah vous allez me voir arriver en courant seul car je suis grave à la bourre…..
Et là, un petit sourire et elle me dit, passer vite fait entre deux flots de coureur pour prendre le départ… Merci et a tout à l’heure.

13 h 30 j’arrive à Mondeville, me gare vite fait et direction le départ de la course…. Et là il n y a plus grand monde, un bénévole qui me voit et n’en crois pas ses yeux et une personne chargé du chronométrage… Je lui demande si je peux partir et il me dit que oui….

Mon départ a donc lieu à 13h40 soit 40 mn après le départ officiel…
Mon état d’esprit, comment dire… Si je pouvais m’étrangler, me pendre, me « tarter » la face et bien sûr me traiter de tous les noms possibles et inimaginables, et bien le voilà mon état d’esprit… Je prends donc le départ de la course et commence à partir rapide bien sur… stop, me dis-je, c’est un 50 km et pas un 10km… Donc pas d’emballement, de toute façon je suis à la bourre, je suis seul avec ma musique et les champs… Ah oui, les champs durant les 4 premiers km… Et bien j’ai rien vu passer et le fait d’être seul, pas vu passer non plus….

Le balisage est superbe, impeccable… Je ne peux pas me perdre…

Côté temps, magnifique… Soleil et pas trop chaud pour le moment, un petit vent frais se fait sentir de temps en temps….. Je m’hydrate bien et j’ai trouvé un moyen pour ne pas avoir soif, dès qu’une nouvelle chanson démarre sur mon balladeur, hop une gorgée….

Mon allure de course est correcte et j’avale les km... Oh l’autre, comment il se la raconte….
Malgré mon énervement encore présent tout de même, je m’emballe pas….
En moyenne 6mn au km… Et j’arrive à Videlle, et là la bénévole me reconnait et me souhaite bon courage… Début des bois et fin des champs… je monte, je descends et je cours….
Arrivé au 10ème km, je vois un bénévole qui est vraiment surpris de me voir… Retardataire me demande t’il ? Oh si vous saviez… alors je lui raconte ma boulette, je ne suis pas à 5 mn maintenant… En effet, il rigole bien… Ah celle-là c’est la première année qu’on me l’a fait… C’est vrai, vaut mieux en rire…
Temps de passage au 10ème km : 1h01 – moyenne de course 6mn 07sec, c’est normal c’était principalement des champs et début de forêt.

Au 12ème km environ, bifurcation pour prendre soit le 25 km ou le 50 km… et dans le mille Emile, je prends la direction du 50 km non mais… je ne suis pas là pour faire un 25 km…. Et surtout maintenant…
J’arrive au poste de ravitaillement, des gens sont étonnés de me voir… Et déjà là, deux personnes ont abandonné et attendent une voiture car ils sont mal... Coup de chaud…. Je remercie les bénévoles et leur dit chapeau pour le balisage… Il est impeccable... Impossible de se perdre leur dis-je... Et bien si, il me dise qu’il y en a qui se perde…..

Vers le 15ème km, je dépasse une concurrente, enfin je vois du monde…
YES….. Et là une belle côte devant moi… La vache, c’est sortie du fond du cœur et la concurrente me dit, en effet la vache… En haut de cette côte, une « guérite » (enfin une cahute en pierre quoi…) de l’aqueduc... Je pense à Etienne en voyant cela…
Temps de passage au 20 km : 2h11 (pour 10 km 1h10) – moyenne de course 6mn 55sec et je vais bien… Je gère correctement la course et mon allure me convient parfaitement…

La chaleur commence à tomber mais pas de souci particulier et toujours ce petit vent frais…..

Je commence à récupérer et à dépasser du monde régulièrement… Cela fait du bien au moral… Vers le 25ème km, une petite gêne se fait sentir au genou droit…. Surtout dans les descentes… Pas gênante pour le moment, car cette gêne m’arrive régulièrement mais généralement c’est vers le 18ème ou 20ème… Je me dis que c’est aussi la chaleur et le terrain qui génère cela. Donc no souci. Tout va bien.
Temps de passage au 30ème km : 3h27 (pour 10 km 1h15) – moyenne de course 7 mn 28sec Et petite astuce pour ne pas avoir le coup de bambou avec la distance sur ma montre, en fait j’ai choisi un écran avec le tour en cours. Donc je ne vois que par 10 km…

Et yes c’est trop bon pour le moral, car je ne vois pas la distance totale…. Et le temps surtout le temps…

Débute alors une partie du circuit avec montées et descentes qui commencent à me titiller le genou. La gêne devient un peu plus gênante et « douloureuse » à certain moment…. Je décide donc de marcher plus souvent pour soulager mon genou et de reprendre la course dès que je me sens mieux… Les km commencent à se faire sentir aussi au niveau des cuisses mais côté moral impeccable. Et pas de sensation de malaise et pas de mur (35ème km).
Je bois et manges à tous les ravitaillements… Je commence aussi à en avoir un peu marre des montées et des descentes et ce genou qui fait des siennes…. Mais je continu pas grave…..
Vers le 38ème km un ravitaillement d’eau et là quelques coureuses et coureurs sont là… On boit on discute un peu, on mange salé…. Un bénévole me reconnait et me dis, vous êtes bien remonté car vous êtes dans les 100 premiers (sur 120 environ)
Temps de passage au 40ème km : 5h07 (pour 10 km 1h40) – moyenne de course 9mn 55sec – Le genou se fait sentir… le bougre…

Et je commence à me dire « vivement les champs et le plat » marre de la forêt… Il ne va pas bien le gars… Mais franchement je suis sérieux…

Après 5h19 de course, distance marathon atteinte… débute pour moi une distance inconnue… Et là, plus de gêne au genou (depuis 20 mn déjà)…. Plus rien, c’est parti comme c’est venu...

N’ayant plus cette gêne je repars de plus belle et me dis, bientôt fini..
Yes…. Super… Arrive le 45 km et là plus que 5km… Yes... C’est bon…. Les cuisses me tirent un peu, faut pas déconner non plus… mais j’ai dépassé la distance du marathon et je tiens le choc… je suis super content… même si pas encore arrivé, ce n’est pas grave….

Et que je suis content de retrouver ces champs. Même si je n’aime pas c’est du plat… je suis content d’être sur du plat….
Et puis, au détour du virage, la ligne d’arrivée…. Et bien je suis trop content et me dit YES… je l’ai fait… J’ai couru plus qu’un marathon….
Je vois l’animateur et lui dit « Je suis là finalement »…. Il me reconnait tout de suite et me demande de raconter ma mésaventure au micro…. Je le fais avec plaisir et remercie l’organisation pour le balisage et la gentillesse des bénévoles….

Après 30 mn et avoir repris mes esprit, même si le dénivelé n’est pas énorme (environ 800 mètres) le circuit est vraiment sympa… Et les champs c’est chiant quand même… Faut pas déconner…. La forêt c’est mieux même si ça monte et ça descend...

Résultat officiel du trial des moulins (en tenant compte de mon départ différé 13h40 au lieu de 13h00)
Position officiel (classement général) : 83/113
Position catégorie : 38/47
Temps officiel : 6h48mn et 10 sec

=> Si pris départ à l'heure comme tout le monde
Position : 61/113
Position catégorie : 30/47
Temps réel (avec départ différé) : 6h11mn 30 sec

Christian
 

13-14/07/2013 - UTTJ de WILLIAM

 
Anciennes carrières route Jean
Anciennes carrières route Jean
Le long boyau
Anciennes carrières route Jean
11/07/2013 - PROGRAMME DE VACANCES EN JUILLET : SORTIE COOL DU JEUDI SOIR
 
31/05/2013 - LE MARCASSIN JEREMY A LA COURSE VERTIGO (PHOTOS)
 

31/05/2013 - LE MARCASSIN JEREMY A LA COURSE VERTIGO (tour First - Paris La Défense)

Course VertiGo

Vendredi 31 Mai avait lieu la première course verticale en France ! Le principe est simple, monter une tour, par les escaliers, le plus vite possible !!
La course VertiGo c'est :

  • La plus haute tour de France (après la Tour Eiffel)

  • 230 mètres de haut

  • 50 étages

  • 954 marches

  • 780 coureurs

C’est typiquement le style d’évènement que j’aime faire pour le « fun » ! En plus, cette course est organisée par l’association « Sport sans Frontières » donc pour la bonne cause !

            J’ai été invité à rejoindre l’équipe X-Bionic, équipementier qui fait des vêtements de sport haut-de-gamme. On réalisera la course en équipe de 4, c’est-à-dire 12 étages par personne. Je ne connais pas les 3 autres membres de mon équipe, je sais juste qu’un athlète du Team trail X-Bionic (Rémi Loubet) sera là et que les 2 autres seraient plus des routiers / joggeurs.

 
« Ah oui quand même… » furent mes premiers mots au pied de la tour ! C’est bizarre je suis plus impressionné qu’au pied d’une montagne, comme quoi… Je me rends au stand X-Bionic pour récupérer mon dossard et rencontrer mon équipe. Au stand voisin, je retrouve Christophe de chez Brooks ! Rien de surprenant, Brooks est partenaire de toutes les meilleures courses !

On décide rapidement des relais : en 1 Rémi pour bien nous lancer, en 2 Grégory pour maintenir l’avance, en 3 moi pour essayer de relancer et en 4 Ayèle pour finir le travail.

Le départ se fait par vague de 8 pour éviter les bouchons et c’est une bonne chose. On nous conduit à nos étages respectifs (le 24 pour moi), par les ascenseurs. Dommage je serais bien monté par les escaliers moi histoire de finir de m’échauffer. Il fait relativement chaud dans la cage d’escalier et il n’y a pas tellement d’air, je m’y attendais un peu mais je pense n’avoir pas été trop mal préparé grâce à la PPG du mardi au COSEC. Enfin je vois comment se présentent les escaliers. Chaque étage est constitué de 11 marches + 1 palier / virage à droite + 11 marches. Je teste rapidement les marches, je vais les monter 2 par 2. Il y a des rambardes tout le long qui sont à une bonne hauteur, bien fixées, je vais pouvoir m’en servir.

J’apprends par le talkie des bénévoles que la course est partie. Je me penche par-dessus la rambarde pour essayer d’apercevoir les coureurs mais sans résultat. La pression monte, surtout que je me suis complètement refroidit et qu’il va falloir partir fort !

Enfin j’aperçois Grégory environ 2 étages en dessous, il est en tête. Rémi l’avait très bien lancé parce qu’apparemment il avait au moins 2 étages d’avance au passage du relai. Mais là il explose complètement et perd sa première place à environ 1,5 étage. Et il se refait doubler dans les dernières marches, il était cuit cuit cuit. Je prends donc le relai en 3ème position avec environ 2 sec de retard sur le deuxième et un gros étage de retard sur la 1ère. Je pars très fort, j’entends dernière moi « Oh mais il est fou lui ! ». ½ étage et je suis revenu sur le 2ème. J’essaye de le dépasser rapidement mais, sentant ma pression, augmente son rythme pour me laisser derrière. Pour ne pas être gêné, je suis obligé de faire les extérieurs… Ca ne parait pas grand-chose mais au final ça fait pas mal de chemin en plus et surtout beaucoup plus compliquer de prendre les virages. Après 6 étages environ (dur de se rendre compte où on en est, il n’y a aucun repères), nous revenons sur la 1ère. J’en profite pour relancer et doubler les 2 en même temps pour ne pas perdre mon bon rythme. En prenant le virage, je me rends que mon compagnon de montée à complètement explosé, il est à l’arrêt. C’est pas le moment de relâché l’effort, je ne sais pas du tout combien d’étage il me reste à monter. Une chose est sûre, c’est que jamais ils ne me repasseront devant ! Je commence à avoir la tête qui tourne avec tous ces virages, et en plus les marches ont changé de couleur !! De blanches elles sont passées à noires, et mes yeux ne s’habituent pas ! Je ne sais plus où je pose mes pieds et espère vraiment être sur les marches. Ça devient de plus en plus dur de respirer, je manque d’air. Par contre, niveau jambes, aucun souci. Je vois que j’ai plus d’un étage d’avance alors décide de marcher un peu pour reprendre mon souffle. Je me force à garder néanmoins un bon rythme. Au bout d’un étage je reprends la course pour donner le plus d’avance possible à ma relayeuse. Ça y est Ayèle me tend la main, ma course est fini.

Contrat rempli pour moi. Je prends le relai en 3 et le donne en 1 avec 1,5 étage d’avance. Je n’avais aucune idée du temps que ça pouvait prendre, de monter 12 étages. A mon chrono, 1’08’’ en sachant que je l’ai éteint au moins 2-3 sec après être arrivé. Je suis content de moi. Au final, on finit 2ème de notre série en 5’25’’. Ayèle s’est fait rattraper dans les derniers étages par quelqu’un qui montait les marches 3 par 3 !

Je regrette presque de ne pas m’être inscrit sur la course individuelle des 50 étages ! J’ai vraiment pris mon pied et ça a été vraiment plaisant. Une chose est sûre, l’année prochaine je monterai en haut !

BONUS : La vidéo officielle faite par Brooks àhttp://​www.​youtube.​com/​watch?​v=fD5​phF4​Hr80
PS : Rémi a ensuite fait la course indiv’ et fini 3ème au scratch en 5’32’’ (le 1er en 5’09’’)

 

Le Marcassin

 

18 et 19/05/2013 - SEB A L'ULTRA LOZERE

ULTRA LOZERE 18&19 mai 2013

 
1ère  étape

 
Je pars du gite à la dernière minute et en retard (comme d’habitude…) et j’arrive au bord du Tarn ou le départ doit être donné dans 3 minutes et là… personne!! le parking du départ est submergé par le Tarn en cru.. Panique!! Ou est le départ!? Un organisateur me fait signe de venir et m’indique le lieu du briefing et nouveau départ qui n’est qu’à… 200m…ouf. Le départ de la 1ere étape de l’ultra Lozère est donné sous une pluie battante et je m’aperçois que j’ai oublié mes bâtons (je n’avais pas beaucoup dormi) donc je fais un crochet par le gite qui est proche du tracé de la course pour les récupérer. Je me retrouve donc dernier dans la 1ere montée à la queue leu leu dans un sympathique single offrant une superbe vue sur Sainte Enimie. Une descente plus large parmi les sapins  me permet de doubler et de trouver mon rythme. Puis ça remonte et on traverse une route goudronnée sécurisée par l’organisation avec son président Philippe Miquel (qui est partout..aux départs, aux ravitaillements et aux arrivées, je me suis demandé si il n’avait pas un jumeau!) où les premiers encouragements font du bien. On descend vers le « bac » par un chemin de pierre qui ruisselle abondement et qui devient un monotrace bien raide et technique avec une vue splendide sur les gorges du Tarn. Il pleut toujours et surtout il y a un vent terrible, les monotraces qui nous emmènent sur le premier ravitaillement de Prades(15eme km) sont techniques et glissants, avec des passages à la corde, malgré ma prudence je chute et casse un bâton. Mais que les paysages sont beaux entre les roches avec des formes toujours plus surprenantes et toujours cette vue sur les gorges du Tarn. Néanmoins j’en ai marre…la pluie, la fatigue, j’ai froid.. Je sens que j’ai pas totalement récupéré de la trans Aubrac.. Je me demande si je ne vais pas abandonner, j’ai du mal à trouver du plaisir... saloperie de météo! Après la bienveillance et le sourire des ravitailleurs c’est reparti pour la 2eme montée difficile de la journée mais sans pluie. Je grimpe tranquillement en discutant avec Didier rencontré le matin au petit déjeuner du gite et trailer plus qu’expérimenté (Diagonale des fous, utmb, marathon des sables…etc et candidat à la prochaine Tor des géants) puis on redescend par un chemin hyper technique et exposé vers le pont de Montbrun(24eme km) ou l’on attaque la 3ème difficulté montante, je me sens mieux. Après un joli passage sur les crêtes ou il y a même un peu de soleil on redescend vers Castelbouc par la première descente roulante; bien qu’en monotrace et pierreuse, je me fais plaisir et j’attaque de bon cœur. Après le ravitaillement de Castelbouc (33eme km) où je ne traîne pas trop car ça fait déjà 6 heures que je cours et c’est le temps maximum que je pensais faire pour cette étape.., on attaque la dernière montée qui est difficile par son dénivelé et par les portions très raides et l’on arrive sur un plateau roulant où je cours bien et rattrape pas mal de monde, on sent les coureurs fatigués par la difficulté du parcours et les intempéries. Je me demande déjà comment ça va se passer demain, c’était difficile de s’économiser aujourd’hui. On attaque les 4 derniers kilomètres de descente vers Sainte Enimie d’abord un chemin bien roulant puis on arrive sur le GR. La descente est longue, très pierreuse, j’essaie de contrôler mais j’ai les genoux qui tapent..mais ça sent l’écurie et je me laisse aller, après un bref passage dans la ville, on traverse le pont ou je prends le temps d’admirer le Tarn en crue qui déborde, il n’y a pas de doute il a plu!!! Enfin l’arrivée… en un peu plus de 7 heures pour 44km et 2400m de dénivelé positif à mon GPS, accueilli par un mot sympathique du speaker et par ma jolie petite famille.

 
 
2ème étape

 
Après une nuit courte et un petit déjeuner rapide, on se rend avec Didier au départ qui est a 2km du centre ville et l’on croise un organisateur qui nous informe du changement de départ du à la continuité de montée du Tarn. On attend l’arrivée des participants qui ont dormi au bivouac, ils ont eu 2 km d’échauffement à la frontale pour arriver au nouveau départ. Le départ est décalé à 5h30 à la sortie de Ste Enimie, la pluie tombe légèrement, j’ai froid. Et c’est parti, j’allume la frontale et je me cale dans la première moitie de la course. On commence par quelques kilomètres de plats le long de la rivière en monotrace puis j’entame la 1ere montée plutôt en forme, je n’ai pas trop mal aux cuisses des efforts de la veille! Je ne m’emballe pas, je sais que la journée va être longue surtout si il pleut. Au milieu de la montée le jour se lève et la pluie s’arrête, Didier me double comme une balle!! On arrive sur le col de Coperlac avec un paysage magnifique sur le causse, puis ça descend tranquillement par un single au milieu des prairies vertes. Après un passage par un village typiquement cévenol, on court dans un chemin de glaise qui colle aux chaussures, j’ai les pieds lourds et l’impression de courir au ralenti. La descente qui nous amène sur La Malene est pierreuse mais roulante, un vrai plaisir!! Mais je sens quand même bien que mes cuisses ne sont pas aussi fraîches qu‘hier. On longe le Tarn toujours aussi puissant et débordant, après quelques passages ou l’on ne peut pas éviter les bains de pied, on arrive au ravito (18eme km).Je m’empiffre un maxi sandwich qu’une gentille bénévole a la délicatesse de me préparer. J’entame la 2eme grande montée de l’étape avec Didier retrouvé au ravito, mais j’ai un coup de mou..trop mangé!? A la fin de la montée ça va mieux, c’est plat et roulant et je me dis qu’il faut en profiter pour faire avancer les kilomètres, alors je cours a un bon rythme. Par manque de vigilance je rate une rubalise, alors je fais demi tour pas content du tout et je retrouve quelques coureurs pas vigilant non plus… je finis par récupérer le tracé après un bon détour. On arrive a Serres (28eme km) où il y a un ravitaillement en eau et crème de marron (miam!); on m’annonce que je suis le 44eme, même si je ne suis pas venu pour performer, ça me motive! Le chemin qui nous emmène à La Canourgue est relativement roulant en succession de montée et descente. Je suis tout seul, je m’ennuie un peu même si j’aime courir en solo alors je mets de la musique! J’avale un coca au ravitaillement surprise avant la descente qui mène à La Canourgue, la 1ere partie est très raide et glissante avec des passages à la corde et la 2eme partie se court dans la boue et des chemins qui ravinent donc très glissant, j’y vais prudemment. Au ravitaillement de La Canourgue (45eme km) je me nok les pieds et change de chaussettes (quel bonheur!!)et j’avale de nouveau un méga sandwich au Cantal, il s’ensuit de nouveau une succession de montées et descentes assez raides mais je me sens bien et ça sent l’écurie alors j’accélère. Je double une dizaine de coureurs, je me sens toujours bien alors je continue et je me lâche dans les descentes. Après le passage de la route du Cros, je bois un coca à un autre ravitaillement surprise où les bénévoles m’indiquent que je suis à 5km de l‘arrivée…trop dur, sur mon GPS il reste moins de 2km. Ils sont difficiles ces derniers kilomètres, une descente à la corde, escarpée et glissante,  puis une montée raide. On arrive sur un large chemin caillouteux descendant, j’ai les jambes, je m’emballe ça sent la ligne d‘arrivée! Mais non il reste une descente en single et une dernière montée trop raide pour la fin…je veux arriver!!! Allez…une dernière descente dans la boue herbeuse d’une prairie et… l’Arrivée en 11h12 pour 72km et 3200m de D+ à mon GPS.

Grand merci aux organisateurs et bénévoles, u-trail.com, au magasin S’CAPE Fontainebleau et à Coralie et Pauline pour leurs soutiens.
 

24/03/2013 - TRAIL DES PIQUEURS PAR JEREMY

 
24/03/2013 - Quelques photos du trail des Piqueurs
 
03/03/2013 - Quelques photos enneigées du trail du Vulcain
 

EDITO TRAIL 2013

Bonjour à tous et bonne année 2013.
Je vous souhaite à tous une belle année sportive, pleine de plaisirs et de sensations fortes et évidement une « santé de fer »(merci Christophe V. pour l'expression) pour aller au bout de vos aventures les plus extraordinaires.
La saison 2012 de Trails a été très arrosée...on a tous rencontré des conditions climatiques difficiles...2013 démarre, je vous promets beaucoup de soleil...
Pour beaucoup d'entre nous, la saison va débuter le 24 mars sur Le Trail des Piqueurs (45km et 2100m D+ très sauvage ou 21km) à Saint Jean des Ollières. On devrait être presque une dizaine du club pour une belle partie de rigolade avec en invité vedette : Mouskito ou Le Phacochère de Corrèze.
La suite se fera au Pays Basque en mai avec une course sur deux jours en duo (2*50km et 5000m D+ ou 2*25km) en préparation de l'UTB en juillet (Ultra Tour du Beaufortain) (103km et +6000m D+). Pour d'autres, ce sera début juillet le Marathon du Mont-Blanc puis fin août et les courses de l'UTMB : un été « chamoiniard ».
J'allais oublier la nouvelle course de cœur de notre « super président » dans son pays de naissance au mois de juin : le Pyla Trail.
La fin de saison reste plus indécise sauf bien sûr en septembre et et l'organisation de Notre événement sportif : L'Impérial Trail de Fontainebleau qui va encore mobiliser toutes nos forces et notre énergie pour  le plus grand plaisir des participants.
Sûrement Gap en Cîmes pour Fred et Nico qui ont décidés de former un duo inséparable cette année pour partager leurs aventures, et pour beaucoup d'autres, la mecque de David : Les Templiers et ses différentes courses.
En attendant, bonne préparation à tous et surtout n'oublier pas qu'un Tri-Aventurier ne coure pas après les résultats et la performance mais après le plaisir, la convivialité, le respect des autres et de la nature.
Bonne saison 2013
Sportivement, votre référent Trail, Nicolas.
 

18-21/10/2012 - "MA DIAGONALE DES FOUS" PAR LAURENT

 

07/10/2012 - NICOLAS A GAPEN'CIMES

 

04/11/2012 - CHRISTIAN (ET SANDRINE) AU MARATHON NICE-CANNES

Premier marathon en dehors de la région Parisienne… Départ en avion avec les 2 Sandrine (Sandrine Renau et une de ses amies).
Départ le samedi matin, très tôt d’ailleurs, à 7h00 direction Orly pour prendre le n’avion… Yes…. Direction le sud et le beau temps… Et bien que nenni !
Depuis le début de la semaine la météo prévoit un temps « pourri » et le samedi matin, que vois-je en me connectant via mon mobile (et oui Etienne je me moque un peu de toi… mais moi je n’ai pas un blackberry) voilà que des orages sont prévus…
Nom de dieu me dis-je, désolé pour les oreilles chastes, je préfère vous prévenir, certains mots vont apparaître durant le récit car franchement, nous (Sandrine et moi) n’avons jamais autant juré que ce week-end surtout le lundi après le marathon.
Arrivé à Nice sans problème, direction le village pour retirer les dossards et prendre l’ambiance. Lors de notre inscription pour ce marathon qui a lieu le 04 novembre quand même, nous nous sommes dit, que dans le Sud le temps serait plus clément.. Que dalle… Oui, grisaille comme en région parisienne, les boules, à part la température qui était douce, 20 degrés quand même… C’est bon, même sans soleil…
Même sans le soleil, la promenade des Anglais et la mer c’est beau…..
Nous rentrons donc dans le village pour prendre nos dossards et tâter le terrain… L’effervescence de la veille du marathon est palpable et nous avons tous le sourire aux lèvres… mais plus pour longtemps…
Une fois le dossard retiré nous récupérons le maillot et là c’est le drame… Pour les hommes plus que du L ou du XL… Super une nouvelle chemise de nuit pour ma pomme… Surtout que le T-Shirt est superbe…. Fais ch…
Dernière étape au village, activation de la puce… Donc là plus moyen de faire marche arrière… On va le courir ce marathon.
On regarde encore la météo et toujours de la pluie prévue pour le dimanche matin… mais oh espoir, un bénévole du village (en gros un local) nous dit « vous savez avec la mer, le temps change tout le temps… Demain pas de pluie avant 13 heures nous dit-il »… Si cela pouvait être vrai….
Maintenant direction l’hôtel et faire quelque courses pour manger des pâtes, des pâtes… oui mais …  et non… Plus que deux repas de pâtes et après basta car depuis trois jours ça commence à gaver….
Le soir, la pluie commence à tomber…. On se dit alors en y croyant franchement que demain matin on va y échapper car il va pleuvoir toute la nuit.. Et hop au dodo à 22 heures 20 pour tout le monde…
Réveil à 5h20 et la première chose à laquelle on pense, est « Pleut-il ? » ET BIEN NON …
YES on y croit car un marathon sous la pluie Beurkkkkkk pas cool…
Puis on mange, des pâtes…  Super le petit déjeuner... Mais c’est la dernière fois…
Yes…. Départ de l’hôtel vers 6h20 pour déposer les sacs à la consigne car il faut être dans les sas à 7h30 de préférence.
Toujours pas de pluie et pas de ciel menaçant, couvert c’est  tout.
On dépose les sacs et direction nos sas respectifs… On se dit bon courage et « M…. »
Les deux Sandrine vont dans le sas 4h30 et moi 3h30. En y allant je croise les « vainqueurs » et oui, soit des kényans ou éthiopiens… avec leurs cuisses aussi grosses que mon bras…. J Je sais j’exagère mais pas tant que ça…
Juste une petite chose, lors de notre inscription, on avait la possibilité de faire des commentaires via « facebook » sur les temps de passage au 10ème, semi, 30ème et le final…. Donc tous nos « potos » pouvaient vivre en direct nos exploits et je peux dire que certains d’entre vous ce sont bien lâchés sur mon compte…. Mais j’aurais fait pareil et c’était super sympa….
Et hop top départ….. Toujours pas de pluie, cool on va y échapper me dis-je…
On démarre sur la promenade des anglais rien que pour nous et même si pas soleil, d’ailleurs tant mieux, c’est super côté « émotion ».
La température est clémente et il fait bon (10 à 12 degré). Un temps idéal…
Donc les 10 premiers kilomètres sans souci avec une vitesse de croisière de 4’57 au kilo (en moyenne) et le cadre est superbe. Bonne sensation, parcours sympathique et surtout la mer sur notre gauche, une vue magnifique.
Les 10 suivants jusqu’au semi impeccable aussi. Pas de bobo, le genou tient le coup aucune douleur, les ravitaillements sont bien, pour moi que banane et eau, au 15ème on a droit à de la « dope »… avec des boissons « énergétiques » mais pas pour moi, car je ne supporte pas, surtout mon ventre…
Au 27ème kilomètre on entre dans Antibes et au 28ème la fameuse côte, pas dure mais longue et déjà certaines personnes la monte à pied mais pas de souci, montée impeccable toujours à un rythme de croisières, donc je tiens bon pour les 3h30…..
Arrivé en haut de la côte, je suis content qu’elle finisse car franchement elle était longue quand même mais pas violente.
Les gens sont super gentils et nous encourage tous…
La traversée d’Antibes continue avec un passage sur les « fortifications » et là le meneur 3h30 passe devant moi car le passage et très serré mais pas grave… je le dépasserai plus tard me dis-je…
Et là à partir du 30ème, pétard, des faux plats jusqu’à la fin et les cuisses qui commencent à dire, coucou, on est là…. T’as mal hein… et oui.. Mais pas grave le mental est là et je continue… Mais purée, j’avais zappé complètement que la seconde partie était plus dure…
Arrive le 35ème kilomètre et toujours c’est faux plats avec montée-descente mais ça va… Je tiens bon, heureusement que j’ai mon MP3 avec moi et les gens, surtout les gens qui nous encouragent... On se fait dépasser par deux ambulances en 10 mn et je vois sur les côtés des gens qui grimacent, s’étirent et voire s’arrêtent même….
Au 38ème kilomètre, j’en suis à 3h10 de course et je me dis, yes je vais le tenir le 3h30 mais pétard (et encore une fois) j’ai les cuisses en « feu » et commence à douter un peu mais pas longtemps car je me pousse au cul et me dit, fait chier… tu va pas lâcher maintenant mets les gazes et lâche tout ce qu’il te reste….
De plus en plus d’abandon, de personnes qui marchent, des visages qui expriment la douleur et les gens qui sont là pour nous encourager par nos prénoms (ah oui, il était écrit sur le dossard).
Je peux vous dire que ça fait chaud au cœur même en y étant habitué car franchement , mes cuisses commençaient vraiment à me piquer…
On entre dans Cannes au 40ème de mémoire et là une foule qui nous pousse littéralement par les fesses…. Ca fait du bien et là je lâche vraiment mes dernières cartouches sur le dernier kilomètre…
On arrive sur le tapis rouge comme des artistes poussés et encouragés par tout le public….
Désolé pour vos oreilles, mais alors « putain de bordel de merde, pétard », j’ai les cuisses en feu mais super content d’avoir franchi la ligne d’arrivée en 3h29 et 50 secondes… mais mes cuisses, aie, aie, aie….
Et là, la personne qui donne les médailles te dit droit dans les yeux, bravo « Christian » félicitations… Superbe ça fait vraiment plaisir et chaud au coeur…. Mais elle pèse une blinde quand même surtout après avoir couru….
Je prends 5 minutes pour réaliser que j’ai fini le marathon et je suis super content…
Et maintenant, je me pose et mange quelques fruits et prends le temps de me changer, au bout de 20 mn quand même.
Je me lève et au « Pétard » nouvelle piqure de rappel pour les cuisses. Maintenant j’attends les deux Sandrine….
Et toujours pas de pluie…  Mais finalement, elle arrive vers 13h00 jusqu’au soir… on y a échappé…
Le lendemain, « touriste day » à Nice avec un soleil de rève…. Que dire de mieux… Superbe marathon avec une organisation au top, des gens chaleureux qui t’encourage tout le long du parcours…
Christian
 

30/09/2012 - TRAIL DES AIGUILLES ROUGES « LA BOUCLE EST BOUCLEE » PAR BERNARD SAINTEMARIE

Pour la petite histoire, au siècle dernier, hé oui !, j’ai découvert la vallée de Chamonix en faisant le tour du Mont Blanc en rando, après, pendant 12 ans avec Martine nous avons usé nos chaussures de montagne sur les sentiers, Brévent, Fizs, Argentiére, Val d’Aoste, Buet, etc…     ..L’idée de courir est venue de là, courir la montagne, beau chalenge et c’est comme ça que je vous ai rencontré aux entraînements ou sous la baguette de nos entraîneurs (Fred, Didier, André….) J’ai souffert, transpiré, rigolé, mais jamais baisser les bras.
Alors, ce trail des Aiguilles rouges 2012 a une valeur particulière pour moi, c’est avec joie que je prends le départ à 4h30 de Cham à la frontale pour un périple de 52 kms et 4000m positif, départ cool (merci Didier) dans le brouillard, La Flégère (1877m), Lac des Chéserys (2130), l’Index (2595m) il est 7h30, le jour se lève , c’est simplement beau, nous sommes au-dessus du brouillard de la vallée et la couche nuageuse au sommet, malheureusement le Mont Blanc est dans les nuages, la partie se durcit pendant 5kms dans les éboulis du Brévent (souvenir d’escalade avec les chamois sous mes pieds), col de la Glière (2461m) arrive le ravito de Planpraz (2000m), 8h53, je suis bien, heureux, une soupe, un coca, une barre, je suis à l’attaque du col du  Brévent (2370m) , 400m positif sur 2kms, dans le pentu mon petit Bernard, longue descente de 9kms pour rejoindre Pont D’Arleve à 1597m soit 770m négatif, toujours en jambes, je suis avec des locaux, leur rythme me va bien, pour attaquer la montée au refuge de Moet d’Anterne dans la boue et bouses de vache car il pleut  des cordes (1996m),11h06, je ressens un peu la fatigue, je ne m’attarde pas au refuge, direction Servoz (816m) pour le 3e ravito ou m’attendent  Arnaud et David, 12kms de descente attention aux cuisses, toujours cette pluie, la boue, j’en ai un peu marre de la flotte cette année, Servoz, ouf ! David me fait la causette, Arnaud me donne des chaussures et vêtements secs, je me ravitailles, j’ai 45mn de retard sur mon planning, direction le Prarion et là attention, se présente une cote de 1200m positif sur 12 kms , pour du pentu c’est du pentu et là papy souffre, je suis dans le rouge, je manque de cuisses, je n’ai pas assez bu, pas assez manger, je me fait doubler, c’est pas bon pour le moral, je doute , je ne sais plus quoi faire, je me traîne jusqu’au sommet (1887m) 3heures de souffrance, enfin voilà la descente sur les Houches, 900m sur 5kms que je dévale en 45mn, j’ai retrouvé le moral et les jambes pour rejoindre en 12h23 mes amis des Houches et Arnaud, photos FINISHER, à moi la tartifflette et la bière.
Voilà la saison est fini 5 courses, 5 lignes d’arrivée, des progrès à chaque sortie alors la boucle est bouclée.
 

01/07/2012 - TOUR DES GLACIERS DE LA VANOISE (TGV) "APRÉS LA DOULEUR.......LE BONHEUR" PAR DANIEL

C’est beau c’est facile, c’est beau c’est facile, c’est beau c’est facile,…

 

Objectif 2012, le trail du Tour des Glaciers de la Vanoise

Après la 6000D l’été dernier, Etienne m’a parlé du Tour des Glaciers de la Vanoise. Après une longue réflexion d’au moins 5 mn, voici donc mon objectif  trail 2012.

Chapitre 1 : La préparation chaotique du TGV, rythmée par des blessures

De mi octobre 2011 à mi janvier 2012 une déchirure aux ischios gauche (2 reprises trop rapide en vélo en forçant)

1 mois d’entrainement

De mi février à début mai, une blessure au mollet droit

2 semaines d’entrainement

De mi mai à mi juin, une cheville et un talon droit qui n’allait pas

1 semaine d’entrainement avant la dernière semaine de repos avant le trail

Les derniers dates :

Vendredi 15 juin, premier jour où je marche sans réfléchir comment poser mon pied à cause de la douleur à la cheville.

Le dimanche 17 juin, les 25 bosses avec l’ami Alain, 3h00, dans le rouge, fatigué. Le moral dans les chaussettes, je ne suis pas prêt du tout pour le TGV, je suis juste prêt pour faire le 10 km de l’Impératrice.

Ce printemps Etienne m’annonce tout penaud qu’il y a le même jour que le TGV un concert de fin d’année avec son fils. Je lui dis « pas d’hésitation, priorité à la famille », il y aura toujours un autre TGV à faire.

Du coup je fais le TGV avec l’ami Yves, tri athlète à Sénart et traileur / raideur depuis de longues années.

Mon objectif pour le TGV : prendre des photos le plus longtemps possible

Chapitre 2 : Pralognan, la veille

Juste avant le briefing de 19h00, on croise Nicolas et Sylvain qui participent à l’Incontournable. On déguste ensemble des boissons de gamin à la terrasse d’un café, course du lendemain oblige.

Le temps est incertain et le tracé du TGV est modifié car trop risqué, plus que 61 km. Ca m’arrange bien.

Plusieurs névés sur le parcours seront sécurisés par les CRS. Merci à eux.

Chapitre 3 : Le départ du TGV.

Levé à 3h30 pour un départ à 5h00. Pour une fois j’ai bien dormi la veille d’une course. Normal, je n’ai pas de pression, c’est impossible que je finisse, je n’ai donc pas refait la course durant mon sommeil.

Suivant les conseils d’Yves, j’ai pris pour la première fois des bâtons, sans être convaincu du bienfait de les utiliser et en ayant juste fait un essai peu convaincant. Ils sont fixés sur le sac à dos au cas où.

Départ, 200 m en ville en courant et tout de suite la montée de 1 000 m environ. Pas de bouchon pour moi dans le goulot d’étranglement. Je me fais doubler régulièrement et je perds rapidement Yves de vue. Je lui avais dit de ne pas m’attendre, tant pis pour la course à 2.

Chapitre 4 : Col de la Vanoise, 7 km, premier ravito et première barrière horaire à 7h00

Enfin le ravito. Je suis déjà juste sur la barrière horaire et déjà bien fatigué. Le paysage est vraiment beau, j’ai pu prendre quelques photos, les seules je crois.

Chapitre 5 : Refuge de l’Arpont, 21 km, deuxième ravito et barrière horaire à 10h00

Là tout se mélange dans ma tête, ça sera dans le désordre :

Des passages de ruisseaux où j’essaye de ne pas me mouiller les pieds pour ne pas avoir d’ampoule, oups, loupé, j’ai le pied droit trempé et bien glacé.

Le moral à plat, plus de force. Je repense à mes lectures de magazine sur le trail concernant le mental. Je regarde le paysage pour ne pas penser négativement et je me répète dans ma tête «  c’est beau, c’est facile ».

Une traversée de bloc de pierre énorme, comme les 25 bosses, en plus plat et plus dangereux.

Des traversées de névés super glissant, dont un sécurisé avec une corde, à descendre presque en rappel. Je passe mon temps à glisser.

Une montée interminable où je suis épuisé, je n’arrête pas de faire des pauses pour essayer de récupérer.

Des étourdissements en aspirant de l’eau de la poche. Pas plus de 3 gorgées pour ne plus être étourdis. L’altitude doit y être pour quelque chose.

Des descentes en single, avec des cailloux glissants. Merci David pour tes cours l’année dernière, je double plein de coureur facilement, qui vont me doubler dés la première pente.

Enfin le ravito, juste avant le couperet de 10h00. J’ai juste le temps de prendre du salé, de la rosette et du fromage, et de remplir ma poche d’eau.

Chapitre 6 : Refuge de Plan Sec, 36 km, troisième ravito et barrière horaire de 13h00

Un scoop, je suis mort de fatigue. Mes jambes ne peuvent plus monter les pentes. Je me décide à prendre les bâtons.  Bon, pas simple, pied droit devant et bâton gauche devant. Tient ça aide un peu quand même, je monte mieux, ma fréquence cardiaque est plus basse. as mal en fait ces bâtons.

Interminable cette portion et le temps passe. Ca y est, je vois le ravito au loin, mais je n’en peu plus. Il doit rester 10 minutes avant l’élimination. Je m’arrête plusieurs fois, je ne peu plus marcher. J’ai un plan. Si j’arrive après l’heure, je serais éliminé par l’organisation, mais je n’aurai pas abandonné, on dirait que je suis juste arrivé trop tard. Ca marche.

Il reste 150 m, et une bénévole m’encourage au loin : « Allez, Allez, courage ». Je me remets à courir, on pointe mon dossard.

Il reste combien de temps ? 10 mn avant d’être empêché de repartir. Ca va, j’ai le temps avant de déposer les armes, mon plan de l’élimination par la barrière horaire n’a pas marché, mais je suis bien assis.

Je déguste sereinement de la rosette, du fromage, je remplis d’eau ma poche à eau et j’attends l’heure de la fin du calvaire.

J’entends qu’il n’y a plus de barrière pour l’arrivée. Je crois bien par contre qu’il y a une grosse ascension avant la descente vers Pralognan. Mon cerveau fait l’impasse sur ce détail.

Il reste 1 minute. Je me lève, j’y vais, c'est décidé.

Avec le recul, je crois que c’est l’encouragement de la bénévole qui m’a remis sur les rails…du TGV (désolé, je n’ai pas résisté).

Chapitre 7 : Le col d’Aussois (2 916 mètres, j’y tiens aux 16 mètres !)

 

Plus j’avance, plus je me rapproche d’un mur géant de 600 mètres, une montagne toute grise. Je ne vois pas le chemin qui contourne cette barrière.

Tient, c’est quoi ces petits points devant. Des trailleurs. Il faut que je m’y fasse, il faut passer ce col et c’est tout droit.

Irréel. Il faut grimper en passant de pierre en pierre dans des cours d’eau, dans la neige. Une montée interminable.

Enfin le sommet. La fin du calvaire. Non, non, le vent se met de la partie et souffle dans le dos. Les bâtons me servent à m’empêcher de tomber en avant à cause des bourrasques.

Un CRS dans cette tempête. Il y a encore un névé d’au moins 200 mètres à descendre, avec une corde. Ca glisse, même avec la corde je suis par terre, j’ai les mains glacées. C’est démoralisant.

Plus loin, une bénévole, qui va faire la serre file, essayant tant bien que mal de se protéger du vent m’indique que les cailloux sont glissants dans la descente.

Effectivement, c’est une descente dans de l’eau qui ruisselle, avec comme choix pour passer, soit de la boue glissante, soit des cailloux glissants, soit les pieds dans l’eau glacée sur des cailloux glissants.

La descente est presque pire que la montée.

Enfin moins de vent, de la verdure, des fleurs. J’essaye de courir, ça descend en faux plat, ça va.

Tiens, des voitures, des gens habillés avec des couleurs vives, un petit chalet. C’est un ravito, je ne pensais pas qu’il y en avait encore un.

Rosette, fromage, coca. Il reste 10 km.

Chapitre 8 : le final

Je ne peux plus courir, plus la force, plus le moral, et surement une ampoule sous le pied depuis des heures.

On se retrouve à 2 et on discute. Mon compagnon d’infortune est aussi fatigué que moi, on marchera donc.

C’est long 10 km en marchant.

Il commence à y avoir des gens, un camping, on entend des applaudissements et des voix dans un haut parleur. Ca sent l’écurie.

On rentre dans la ville. Quelques passant nous disent bravo, nous encourage (pourquoi ? on ne fait que courir un peu dans la montagne et on est surement les derniers de la course). Je dis merci à tous ces bravos.

On se regarde et on se dit qu’on va quand même finir en courant. Allez, la traversée de Pralognan en courant, sous les bravos, ça fait du bien.

La ligne d’arrivée ensemble comme des champions.

Le maillot finisher ? Heu, non, pas prévu. Un peu déçu quand même.

Chapite 9 : C’est fait.

Retour à pied à l’hébergement à 300 m de l’arrivée. J’arrive devant les escaliers et j’ai le sourire. Je viens seulement de réaliser que j’avais terminé le TGV. Ca vaut le coup rien que pour ces quelques secondes.

Yves est arrivé 20 minutes avant.

Chapitre 10 : Le bilan

510 au départ.

Je suis 422 ième sur 430 classés, en 13h15mn50s à 5,5 km/h de moyenne.

Yves est 418 ième en 12h55mn24s. Si j’avais su qu’il était si proche, j’aurai tenté de courir.

Rien à signaler, je ne sens pas de fatigue, je n’ai rien à part une ampoule géante sous le pied droit (merci le pied dans l’eau au début)

2 jours après, je ne suis pas plus fatigué qu’après une séance de PPG.

Ce qui n’a pas été cette année :

Quand ça pique dans la cuisse, ne pas faire du vélo en y allant de bon cœur.

Une nouvelle paire de chaussure début février qui je pense ma causée les blessures au mollet et au talon/cheville.

Dans le doute, Cascadia neuves 3 semaines avant le TGV, ½ pointure plus grande que celle que j’ai utilisé pour la 6000D. Gros pari, mais pari gagné.

Ce qui a été :

Une évolution vers une alimentation relativement saine, en fuyant le pas bon. Ce n’est pas possible d’être plus en forme après le TGV que la 6000D, avec moins d’entrainement. L’année dernière je ne pouvais pas monter les escaliers pendant plusieurs jours. Là, je peux faire 2 marches à la fois.

Didier et André, deux super entraineurs à Tri Aventure (je vais avoir des entrainements plus faciles ?)

Tri Aventure, un super club dans une super ambiance (je vais avoir une licence gratuite ?)

 

Spécial dédicace à Etienne : La montagne, « c’est beau c’est facile, c’est beau c’est facile »

 

Daniel

 

03/06/2012 - "PILATRAIL PLUVIEUX PILATRAIL HEUREUX" PAR BERNARD

C’est un peu le résumé de ce trail dans le massif du Pilat (non pas la dune) entre Lyon, Valence, ST Etienne. Samedi sous le soleil nous faisons la route avec David, passé Lyon les nuages sont de plus en plus noirs jusqu’au moment où l’orage éclate, fortes pluies, grêles, coulées de boues en travers de la route, visibilité 15m au plus, enfin Le Bessat station de ski du Pilat, l’hôtel minable des années 50, avec des blocs douche Wc lavabo d’un seul morceau,c'est plus facile pour le ménage, le patron qui nous vend son bazar d’hôtel, mais nous on cherche Verranne et là... personne ne connaît, allez voir le boulanger lui doit savoir. Ding Dong bonjour ……Pas de réponse ? ha ! pardon!, le boulanger est en train de casser la croûte, le silence s’installe et d’un coup une voix surgit du fond de la cuisine, c’est à 20 mn en bas, bon merci M. le boulanger, pourvu que la femme du boulanger… ….enfin nous sommes à Verranne sous la pluie , par contre là ,l’accueil est chaleureux , malgré la fermeture de la remise des dossards, le président nous les remets pendant que ces camarades nous offre la bière, nous convis, vu l’heure tardive à partager leur repas ,ils sont trop gentils, retour à l’hôtel où je dépose avec délicatesse les boules Quies dans mes oreilles car j’ai un « trop bon souvenir » d’une nuit aux Templiers 2011 avec l’ami David, du bonheur ,j'en rigole encore!!!!

7h debout ,8h échauffement, 8h 30 départ sous le soleil, 9h30 première gouttes et le reste sous la pluie pendant 45 Kms 2000m positif, un parcourt magnifique quoi que dur physiquement, ce n’est que du cailloux, il n’y a pas 10cm2 sans une pierre, c’est formateur pour les chevilles ainsi que les appuis, je gère ma course au cardio 160 max, pas de sur régime papy sans me coller la pression, 1er ravito 2 verres d’eau, Kms 19 ,2eme ravito, coca, saucisson, tuc ,coca,toujours la pluie, Km 30 j’ai un coup de moins bien ,je gère ,j’utilise les battons depuis le début , j’applique ,quoi que l’on pense ,la technique de la marche nordic c’est à dire que les battons sont des propulseurs mais non pour se soutenir , ça s’apprend ,c’est efficace, dernier ravito, toujours cette bonne humeur des bénévoles, ça sent le soleil et les cigales mais il pleut toujours, j’attaque la déscente sur Verranne bien en jambes,pas de crampes, l’entraînement, le travail de  côtes -descentes se ressent, Verranne la ligne d’arrivée , il n’y à plus grand monde dans les rues, 30mns de moins sur la même distance sur un parcourt plus technique, je suis satisfait car je progresse à chaque sortie,je retrouve David qui  fait là une très belle course, miam miam une très bonne paella, une rencontre avec le team brooks, ils sont pro ces petits , c’est le retour tranquille sur Fontainebleau, on est heureux de notre week-end dans le Pilat, à l'année prochaine

Prochaine épreuve Le tour des FIZS (Chamonix) 30kms 2400 positf,fin juillet avec Nico, 64kms 5400 positif
 

28/04/2012 - TRAIL ARDECHOIS 2012 "APRES LA PLUIE ....LE BEAU TEMPS" PAR ANAÏS

L’Ardéchois 2012 ….quand la nature nous fait des surprises….
Tout semblait pourtant bien parti, ce samedi 28 avril : grand soleil, températures nouvellement chaudes, pas mal de vent quand même, bref un chouette temps pour courir en dévorant l’horizon ardéchois à perte de vue……sauf que ce jour là, seuls les ultra-trailers, et ceux alignés sur les 10km et 20km en profiteront…
Quand la fine petite équipe de Tri-aventure s’est retrouvée à Desaignes, elle n’avait pas envie de croire ce qu’annonçait pourtant la météo pour le lendemain : tempête annoncée la nuit et fortes pluies.
Jean, Olivier, Nico, François, Patrick, Fred et moi nous sommes retrouvés tous contents dans cette joyeuse et tendre ambiance qui nous caractérise !
Comme il fallait que j’amène mes filles à ma sœur pour qu’elle les garde pendant la course, j’ai abandonné les garçons entre eux, avec leur bière, leur plat de pâtes et leur crème antirides (ah non, ça c’est que pour Nico !). Et les toilettes sèches avec vue sur le Vercors (la femme de Nico pourra confirmer) (Nico ça va peut-être être ta fête dans ce  Cr)
A moi Valence, ces 30 degrés, la clairette et la raclette (avec modération, sur les bons conseils de Jean que j’ai senti un peu inquiet quand je lui ai donné mon menu !!)

5h30 du matin, au fond de mon duvet je découvre le SMS de ma copine Nelly, pure ardéchoise, qui m’annonce déclarer forfait vu le temps….je n’ai pas encore pris conscience de ce qu’il s’est passé cette nuit dans la montagne ardéchoise !!! A Valence, il pleut… Fred m’appelle à 6h : « salut, bon, tu fais quoi ? «  ben je prends mon thé pourquoi ?! » A Désaignes ils prenaient des seaux d’eaux et Nico avait cru s’envoler avec le gîte à cause du vent…
Bon, même pas peur, 20 ans de kayakiste ça vous blinde contre les intempéries, j’enfile mon short, ma bande velcro et mon k-way : 1h de tournants plus tard j’arrive à Désaignes : triste tableau pluvieux mais bon, tout le monde à l’air motivé
« Donnez-moi une seule bonne raison de partir courir sous la pluie ? «  Celle d’être avec les copains, même si après chacun fera sa course.. !!
François annonce déjà sa bascule du 57 au 34, Fred se tâte encore et prendra sa décision en route (une fois trempé !!!)

Briefing rapide et surtout inaudible, on nous annonce 2km de plus pour le court, des passages rendus très délicats par les intempéries, donc prudence prudence !! (On apprendra plus tard que la course a bien failli être annulée à la dernière minute, vu le débit qu’avait pris la cascade à traverser)
Et c’est parti !!!Un petit tour de village et hop on monte sur un large chemin. Là je dois avouer qu’on ne voit pas grand-chose d’intéressant, mais il faut tranquillement faire chauffer la machine, alors ce n’est pas bien grave, et puis le paysage de ce coin, je l’ai vu toute la semaine sous le soleil ! Je ne sais pas ou sont les copains, Fred, Nico et François s’étaient placés un peu devant, évidemment je ne les reverrais pas..
On descend, ça commence à devenir boueux, c’est le début alors j’essaye de faire attention ou je pose les pieds….ça ne durera pas, très rapidement la solution c’est « au milieu des flaques, au fond ça glisse moins que sur les côtés !! »
Et puis ça remonte sur un super joli single, j’aperçois un bout d’éolienne, je ne sais pas trop ou j’en suis des km, je sais juste qu’il faut que je gère pour faire tous ces km sans avoir à endurer la douleur au genou droit qui m’enquiquine depuis 2 ans…. 
Et ooooh !! tout d’un coup , alors que je me dis que c’est trop beau, qu’il ne pleut plus, que c’est trop bien d’être là, je découvre  le château de Rochebonne !!! Il est 10h15, on est au 17ème km, ça fait 2h 15 que je suis partie : moi qui m’inquiétait d’être dans les barrières horaires pour le 10ème km 2h) !!!!!  Gonflée à bloc, je sourie et remercie tous les spectateurs que je croise sur la descente vers la cascade…je sais à présent que je terminerais ce trail, car jusque là je doutais.. (merci Isa, Sylvie et Véro pour vos encouragements !)
Mais là, d’un coup, il y a bouchon ! et oui, même en Ardèche…..la cascade à traverser à quadruplé de volume même plus, il faut s’accrocher à un câble pour traverser, j’ai de l’eau jusqu’au genou (oui j’en ai mis qu’un dans l’eau, et Indiana Jones c’est de la gnognote à coté )  du coup on avance au ralenti et on a le temps d’admirer le paysage (heureusement il ne pleut plus !!) pendant environ 20/25 minutes (pour moi, les autres après ça a été  pire, et notre pauvre Jean en a fait les frais : 1h d’attente !! et sous la pluie ! il n’aura malheureusement pas la foi pour repartir après cet arrêt refroidissant pour le moral et les muscles)
J’en profite pour manger une barre ovomaltine, une barre isostar, des plaques de sésame au miel (hmmmhhh, mes préférées !!) heureusement que je n’ai pas attendu plus sinon je mangeais toutes mes réserves !!!
Ca fait tout drôle de se remettre à courir après, mais le chemin est super et rapidement je retrouve mon rythme.
Tout va bien, par moment il pleut, il y a parfois des grosses averses accompagnées de vent, mais je suis bien sous mon petit k-way..je me demande si Fred a bifurqué au 29ème km…..est-ce qu’il va venir me rechercher comme d’hab ? 
J’arrive au ravito, un petit verre de coca, un pipi au sec (le luxe !!) et je repars….les grosses allées forestières boueuses et sombres ne sont pas rigolotes, mais je me dis que c’est bien moi qui ai fait le chèque d’inscription, donc je ne vais pas me plaindre !!!! et puis j’ai sorti les bâtons  depuis un moment, je mule un peu dessus (mon point fort il parait, le mulage…) et ça c’est la révélation : je crois bien que c’est grâce à eux que je n’ai eu mal que vers les 5 derniers km.. !!!
Quelle finale ! le temps s’est éclairci, le chemin descend dans les pâturages c’est trop beau ça me rappelle des randos  en Haute-savoie : on passe au milieu des vaches, des poules, je fais du ski de boue grâce à mes bâtons chéris, je retrouve la route et qui j’aperçois au fond ? mon  Fred  (non il n’est pas déjà arrivé du 57km mais a bien bifurqué au 29ème) puis mon François !!!
Je passe l’arrivée en 4h59, trop contente d’avoir su gérer ces 36 km !!
Ensuite c’est l’attente des copains : Patrick arrivera  après, puis Olivier. L’orage gronde, on prend des douches, et Jean nous appelle pour nous prévenir qu’il jette l’éponge..mince…
Et Nico dans tout ça ? on est en train de discuter tranquillement  et on ne s’attend tellement pas à le voir que c’est lui qui nous fait signe qu’il arrive !!!! TROP FORT NICO BRAVO 6h15 à 20 minutes de la 1ère fille qui est super forte !!!
Il est super content, prend même le temps de faire de la pub pour l’impérial à l’arrivée..
Ce we s’achève agréablement sous le soleil…dommage quand même qu’il ne soit pas sorti 6h plus tôt !!!
Au fait :, Qui a oublié ses bâtons ? Qui a oublié on duvet ? Qui ne savait pas comment venir de Valence à Désaignes ?Qui a oublié son assiette, offerte par l’organisation, à Désaignes ?Qui a oublié sa veste et ses papiers dans notre voiture dimanche soir ?
  • Qui, du coup, s’est vu obligé de venir boire l’apéro lundi soir à la maison ?
Ah oui, Nico, je suis sure que tu ne t’es pas encore rendu compte de ce que tu avais oublié chez  nous ??!!!!

Vivement de prochaines aventures !!!!!   

Anais

 

01/04/2012 - NICO ALORS RACONTE.......CREVE COEUR P